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PORCUPINE TREE

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CHRONIQUE du CONCERT

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Lien groupe http://www.porcupinetree.com
Audio / Video
Mise en ligne le : 29 novembre 2009 | Intervieweur : Chart | Traducteur : CHART

INTERVIEW francaise - pavillon 666 - webzine metal rock
1.Salut et merci d’avoir accepté de répondre à cette interview, comment est-ce que tu sens le concert de ce soir ?

Steven WILSON : J’attends ça. Le concert est complet ou presque complet donc ça devrait être bien.

2.Votre dernier album « Fear Of A Blank Planet » était un peu plus heavy que « The Incident » mais peut-être que le sujet était lui aussi un peu différent. Quel est le thème principal de « The Incident » ?

Il n’y en a pas vraiment en fait. « Fear Of A Blank Planet » se focalisait particulièrement sur un concept ou une idée. « The Incident » s’intéresse plus à la façon dont coule la musique. Sur « Fear of a Blank Planet », tout était eu service des paroles et du concept. La musique était secondaire. Mais cette fois, c’est la musique qui est au premier plan. Et je pense que le concept de cet album était de construire ce voyage musical de 55 minutes, cette pièce continue de musique. Les paroles se sont construites autours de ça d’une manière abstraite en utilisant des choses autobiographiques, ou venant des medias, des journaux, de la religion… C’est assez différent par rapport au fait d’écrire une chanson avec un thème précis, ton amour perdu ou la guerre nucléaire. Là, tu écris quelque chose qui te ressemble et qui devient un peu autobiographique. Mais il n’y a pas un sujet prédominant qui pourrait être la prolongation de « Fear of a Blank Planet. » C’est plus focalisé sur la musique.


3.Comment se sont passées les phases d’écriture et d’enregistrement de l’album ?

Cela s’est très bien passé. Nous avions une idée assez claire de ce que nous voulions obtenir. Nous l’avons réalisé en une période relativement courte ce qui n’est pas toujours le cas. Parfois il arrive que cela prenne beaucoup plus de temps car tu dois revenir sur des détails car ce n’est pas aussi bien que tu le voudrais. Mais pour celui-ci, nous avons mis à peu près trois mois pour le réaliser de mars à juin, tout a été fait.

4.Et pour l’écriture ?

L’écriture a été beaucoup plus longue. Cela a duré six mois. L’écriture est toujours la partie la plus difficile car tu commences avec une page vide. C’est dur à chaque fois parce que tu as la pression. En premier lieu, tu dois éviter de te répéter sans compter l’idée de répéter quelque chose qui a déjà été fait. Et donc, à chaque fois que tu commences un nouvel album, tu as moins d’options que pour le précédent. Tu dois chercher quelque chose de nouveau, de frais que toi, les fans, le label et le manager apprécieront. C’est donc toujours un procédé un peu difficile et long. Je jette beaucoup de choses lorsque j’écris. Je ne peux les garder parce que je les ai déjà faites ou quelqu’un d’autre… Les options sont de moins en moins nombreuses. Tu travailles donc jusqu’à ce que tu sois enfin satisfait par la nouveauté du résultat. Ecrire est parfois douloureux. C’est un peu comme accoucher, c’est douloureux mais ce qui sort de toi te rend vraiment heureux. « C’est mon bébé, c’est quelque chose de spécial. » L’enregistrement est donc la partie la plus simple du travail.

5.Et l’idée de construire un morceau de 55 minutes est venue avant l’écriture ?

Oui, c’était la base. Je pense que c’est arrivé avant même que j’écrive une seule note de musique. Je voulais avoir un challenge et c’était aussi un bon moyen de ne pas répéter ce que j’avais fait auparavant. Si tu te donnes un challenge, cela te permet aussi d’avoir une direction à suivre. Je me suis dit que j’allais traiter ce long morceau de musique comme un roman. Normalement, quand tu écris un album, tu écris à peu près une dizaine de morceaux et tu choisis le meilleur ordre pour les placer. Mais lorsque tu décides d’écrire un seul morceau, tu agis comme si tu écrivais un livre. Tu n’écris pas le chapitre 6 et ensuite le chapitre 3, le chapitre 12 et enfin le premier. Tu commences au début et tu travailles d’une manière linéaire. C’est comme cela que j’ai travaillé sur cet album en commençant par le début et avançant au fur et à mesure. Et c’est très difficile car il est très simple de se perdre et de finir dans un trou noir d’où tu ne pourras pas te sortir.


6.Pourquoi avoir choisi de sortir un double CD et ne pas tout mettre sur un seul disque ?

Parce qu’au moment de l’écriture, j’ai présenté ce que j’avais au groupe. J’ai présenté « The Incident » tel qu’il était à ce stade au groupe. Je voulais que le groupe s’investisse en complétant la musique. Alors nous sommes allés en studio ensembles et nous avons commencé à travailler pendant 3 semaines environ. Mais une partie de cette musique ne fonctionnait pas avec l’idée que j’avais à l’origine. C’était tout de même de la bonne musique alors nous sommes retrouvés avec le morceau de 55 minutes et 4 ou 5 autres. Cela ne s’incorporait pas vraiment avec le reste du morceau mais était tout même intéressant. Nous avons donc pris la décision de le continuer, de le compléter. C’est comme si nous avions le roman et quelques nouvelles qui le complèteraient. C’est une expérience assez différente au niveau de l’écoute et je trouvais essentiel de les séparer. A mon avis, les mettre à la fin aurait sans doute troublé l’écoute. Une expérience d’écoute est toujours différente selon le jour, l’occasion, peu importe.


7.Depuis l’album « In Absentia », le groupe est devenu un peu plus accessible. Est-ce que dans le futur tu aimerais refaire des choses un peu différentes comme « Voyages 34 » ?

Je ne pense pas. Pour un album comme « Voyage 34 », c’était un travail en solo. Maintenant, PORCUPINE TREE est un groupe et chacun de ses membres a ses propres goûts musicaux. Ce que vous pouvez entendre maintenant de PORCUPINE TREE est le son de 4 personnes. Donc je ne pense pas que nous ferons quelque chose de si différent. Je pense que je fais plus cela dans des projets solos. PORCUPINE TREE a une forte identité construite autours de 4 personnes. Je ne pense pas que le groupe soit devenu plus accessible depuis « In Absentia ». Le groupe est devenu plus heavy ce qui a touché un public plus metal. J’ajouterais que l’architecture de « The Incident » est assez longue, assez difficile et complexe. Cela demande beaucoup de la part de l’auditeur. Je pense que nous allons continuer à créer de la musique sophistiquée et ambitieuse.

8.Et quelles sont tes influences principales ?

La vie ! Voyager, les films, la musique, les livres, tout… Quand tu es adolescent, tu as tendance à être influencé par les groupes et la musique que tu écoutes. Mais à ce stade de ma vie, je suis plus influencé par les choses que je vois autours de moi, ma vie, la télévision, quand je voyage, les gens que je rencontre, les livres que je lis, les films que je vois… La musique est importante malgré tout pour moi. La musique que j’écoutais quand j’étais encore gamin est prédominante dans mon A.D.N musicale. Celle que j’écoute maintenant ne m’influence pas plus que ça. Je l’écoute juste pour le plaisir. Je n’écoute plus tellement la musique que j’écoutais quand j’étais jeune. Je l’adore avec des groupes comme PINK FLOYD, KING CRIMSON et j’ai écouté ça pendant longtemps. Mais maintenant, c’est tellement enraciné en moi que ça ressortira toujours. Quand tu es jeune, tu es comme une véritable éponge. Tu absorbes tout. Tu es très curieux et très inspiré par ce genre de choses. Maintenant, je suis plutôt inspiré par d’autres choses.


9.Comment est-ce que vous allez faire avec le dernier album en live puisqu’il s’agit d’un morceau de 55 minutes ?

Nous jouons l’intégralité du premier CD en première partie de concert. Nous jouons le morceau avec une projection vidéo derrière nous.

10.Est-ce qu’il y a un morceau que tu n’enlèverais sous aucun prétexte de la set-list ?

Je ne crois pas. Il n’y a rien que nous jouions à chaque concert. Nous ne retirons pas les morceaux mais nous préférons les laisser reposer. Il y a des morceaux qui sont difficiles de mettre de côté car le public les aime, comme « Trains » par exemple. Nous ne l’avons pas jouée ces deux dernières années mais nous l’avons finalement remis dans la liste. Des gens étaient déçus de ne pas l’entendre. Mais je pense qu’une des choses les plus importantes pour un musicien de la vague progressive est de parfois laisser le passé derrière peu importe combien vous l’aimez. Il y a une citation assez importante de Miles DAVIS. Il a dit à un membre de son groupe : « Est-ce que tu sais pourquoi je ne joue plus « Ballads » ? » et le pianiste a répondu – « non, je ne sais pas pourquoi » et Miles DAVIS lui a dit « Parce que j’adore jouer « Ballads » ». Il voulait dire par cela qu’il est très facile de faire ce que l’on aime et qu’il faut parfois arrêter de le faire. Tu dois regarder vers un autre horizon, voir plus loin. Alors je pense que parfois même si tu aimes jouer certains morceaux, il faut les laisser de côté et tu pourras progresser et découvrir autre chose.




original INTERVIEW - pavillon 666 - webzine metal rock

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