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DUNKELNACHT

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CHRONIQUE du CONCERT

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Mise en ligne le : 24 janvier 2011 | Intervieweur : borgir62 | Traducteur :

INTERVIEW francaise - pavillon 666 - webzine metal rock
Le temps d’une interview, Pavillon666 et MetalSickness ont collaboré afin d’interviewer les lillois de DunkelNacht. Au menu, les changements de line-up, le prochain album, du black metal, Anorexia Nervosa, Beyonce et Céline Dion. Morceaux choisis :


1) Bonjour DunkelNacht, pouvez-nous faire un point sur le pourquoi du line-up actuel ?

MAX : Au début je devais seulement être batteur de session, puis je me suis lié d’amour pour le projet. A l’origine, je ne suis pas trop black metal, à l’exception de Dimmu Borgir, donc j’étais là pour être batteur session. Puis j’ai vraiment accroché au projet, je me suis ensuite lié d’amitié avec Heimdall, Alkhemohr et Déhà. (les autres membres lui reprochent d’oublier Malphas) Puis avec Malphas qui est arrivé après. Je me suis donc davantage investit.
MALPHAS : Pourquoi une deuxième guitare ? Pour le besoin mélodique, j’ai apporté ma petite touche avec un accordage très bas, pour donner plus de lourdeur.
DEHA : Ce qui est intéressant quand on écoute les 2 guitares maintenant, c’est qu’on se retrouve avec quelque chose qui prend tout, la basse et le reste, ça apporte vraiment quelque chose de très bon. Et le style de Malphas est très intéressant, surtout en live. On a beaucoup plus en visuel, déjà grâce à Max, mais Malphas envoie bien aussi.
HEIMDALL : Bizarrement, sur scène, les morceaux du premier CD ne sonnent plus aussi black qu’avant sur scène.
MALPHAS : Oui, ils ont une autre couleur aujourd’hui.
MAX : Ils ont fait des UV (tout le monde se marre)
ALKHEMOHR : D’ailleurs, l’album était composé pour 2 guitares à l’origine. Auparavant on subissait un peu. Avec une seule guitare ce n’était pas aussi plaisant. Heimdall simplifiait un peu les parties, c’était plus rythmiques, il y avait moins de patate derrière.

2) Heimdall, tu es à l’origine du projet, qui était plus ambiant. Est-ce qu’à l’époque tu aurais pu imaginer la tournure des évènements, les changements de line-up ainsi que la réputation grandissante du groupe ?

HEIMDALL : A la base effectivement, je voulais faire un projet black metal, mais pas sous ce nom. Mais j’ai perpétué le groupe sous le nom de DunkelNacht, donc le côté ambiant a été un peu chuinté, ce qui provoque un peu la confusion dans la discographie. Mais ça devrait être rétabli à l’avenir, car je vais recompiler tout ce que j’ai fait sous un nom différent.

3) Alkhemohr et Heimdall, vous avez beaucoup contribué à la réalisation d’Atheist Dezekration, que peut-on attendre de vous Déhà, Malphas et Max ?

DEHA : On rajoute clairement, moi dans la voix car je n’ai rien à voir avec le précédent chanteur, Max à la batterie car c’est un monstre, il faut le souligner, et Malphas avec sa guitare sous accordée qui apporte vraiment un gros plus.
MALPHAS : aujourd’hui ça n’a plus rien à voir, maintenant on est un groupe et on va créer ensemble. D’autant plus que selon nous Atheist Dezekration commence à vieillir.
ALKHEMOHR : D’ailleurs, on est déjà sur le deuxième.
MAX : Malphas écoute du métal plutôt hardcore/metal…
MALPHAS :… et le mélodique, que je travaille sur piano. J’ai un peu de mal à me caler sur le style de DunkelNacht, je n’ai pas l’habitude donc j’essaye de trouver mes repères.

4) Et au niveau de l’adaptation, Déhà avec sa pléiade de projet notamment.

DEHA : Il y en a 25 j’ai compté (rires) ! Mais il n’y en a que 3 qui fonctionnent vraiment. Donc DunkelNacht n’a vraiment rien à voir avec ce que je fais déjà. Pas mal de gens disent qu’avec Deviant Messiah j’avais déjà un groupe extrême. Mais DunkelNacht n’est pas du tout la même chose. C’est pareil sur la voix, je me suis vraiment entraîné. L’adaptation a été laborieuse, mais ça m’a permit de grandir d’un point de vue musical. Et c’est unique sur le côté visuel.

MAX : Pour moi c’était vraiment un défi car ce que je faisais avant était plutôt lié à la scène deathcore, donc là j’ai facilement rajouté 30 à 40 bpm par rapport à ce que je jouais avant, aussi bien au niveau de la double que des blasts. Donc les 3 premiers mois étaient vraiment durs, mais après, avec du travail, ça me paraît nettement plus naturel. J’apporte un côté plus groovy au groupe, un peu moins mécanique, moins de blast, plus de subtilité au niveau cymbales. Et sur le prochain album, il y aura des choses beaucoup plus évoluées comme par exemple des parties de batteries inspirées de salsa, de musiques latines ou plus jazzy afin justement de faire un univers musical qui nous est propre et ne pas ressembler aux centaines de groupes qu’on peut croiser.

5) Justement, la scène black metal s’est développée ces 10-15 dernières années, mais principalement du côté sympho. Il n’y a pas vraiment de groupes ayant pris une ampleur phénoménale. Des groupes comme Dimmu, Cradle, Anorexia ont pris une ampleur énorme avec leur côté sympho. Quelle est votre touche particulière par rapport au nom Black Metal ?

MAX : Nos influences sont totalement différentes. Heimdall écoute beaucoup de black, ALKHEMOHR beaucoup de death.
MALPHAS : ce n’est pas forcément un atout d’avoir autant de différences. Notre musique est violente, rapide, provocatrice comme beaucoup, c’est dans la continuité mais ya une touche moderne.
HEIMDALL : Notre 1er album était notre carte de visite. Je pense qu’aucun groupe n’a été aussi loin dans la vitesse, les tempos sont très élevés, c’est un album intense. Nous voulions des rythmiques assez mécanisées, tout en imposant là-dessus des mélodies plus élaborées que ce qu’on entend habituellement. On essaye d’éviter les clichés. On a incorporé des éléments neufs, tout en gravitant autour d’une base qui existait déjà.
ALKHEMOHR : Et tu as plus de soli que les autres groupes de black, et ils sont plus rock’n’roll. L’attitude scénique l’est aussi, on n’est pas complètement black, on n’utilise pas de peinture, on a pas mal d’influences, du style thrash, heavy ou death. Je rejoins Max là-dessus, on apporte de petits plus au niveau de nos influences personnelles et on a le mérite de ne pas être fermé musicalement. On ne va pas s’empêcher de faire quelque chose qui nous plaît sous prétexte que ça ne porte pas l’étiquette “Black Metal”.

6) A l’heure actuelle, pour vous, c’est quoi l’étiquette black metal ?
MAX : Quand on dit Black Metal, tu penses directement aux clichés, aux mecs peinturlurés, les bracelets à clous. C’est un peu comme quand tu parles de néo métal, tu vois le mec avec des dreads (en regardant les dreads de Malphas). Le death ; comme peut en écouter Alkhemohr ; tu vois le mec avec les cheveux longs, le blouson en cuir,... Les mecs qui sont comme ça ils font du black metal. Regarde Immortal, c’est du blast, de la double…

7) Je te coupe, Immortal a joué au Hellfest avec un mur d’amplis factices, des planches peintes, donc essaye d’impressionner sur un plan visuel. Est-ce que le black metal ne cède pas aux sirènes commerciales ? La musique doit-elle obligatoirement répondre aux sirènes de l’argent ?
HEIMDALL : Pour un gros groupe oui.
MAX : si tu veux que le groupe vive, oui. Regarde Nile, qui a vendu son leur dvd + enregistrement de leur album, uniquement pour faire du fric.
DÉHÀ : Ca, c’est Nuclear Blast. Il ne faut pas oublier qu’avec les gros labels, tu n’as rien à dire en tant qu’artiste. On te dit ce que tu dois faire, les résultats à atteindre, combien de titres, de bonus, ta tournée avec tel ou tel groupe, basta. Si les gars signent, ils n’ont plus rien à dire. Le problème c’est que tu y perds en intégrité. Des groupes peuvent s’en sortir. Reprenons Immortal, ils ont su continuer dans leur style, et c’est aussi un problème, car le dernier album c’est une pâle copie. Et maintenant tu as aussi les reformations qui s’ajoutent à ça.
Max : Regarde Trust…

8) Seul Max s’est exprimé sur sa définition du black metal… Et pas totalement

HEIMDALL : à l’heure actuelle, les meilleurs groupes actuels sont à ¾ français.
MALPHAS : il y a Seth
HEIMDALL : Glorior Belli aussi. Des groupes qui ont apporté leur touche, notamment pour Glorior Belli avec un 2e album un peu plus blues. Les groupes français sont vraiment très bons depuis les années 2000. Avant ce n’était pas mon trip. Les Black Legion ce n’était pas trop mon truc mais c’était des précurseurs en quelques sortes. Il y a eu une ère norvégienne, il y a une ère française.
ALKHEMOHR : Pour moi c’est quelque chose plus rapide, plus mélodique, des influences classiques et qui donnent une influence un peu plus noire. Dans le true black je trouve qu’il y a de la mélodie en général, ce n’est pas pour rien qu’on joue en trémolos. Que ce soit un truc sympho avec des claviers ou percutant comme pour Marduk, ils ont tous leurs touches, ils mettent tous l’accent sur quelque chose. Perso les étiquettes je m’en fous complètement, et je ne m’intéresse pas spécialement à un style, mais plus à la musique et à l’art. Le black c’est quelque chose de rapide, efficace, et des fois très mal joué. Concernant les étiquettes, regarde le thrash par exemple, c’est plus rythmique, plus emballant, une ambiance scénique qui te fait bouger la tête. Tu as Slayer qui est exceptionnel au niveau des riffs mais qui ne sait pas faire un solo (Alkhemohr, avec ses chaussettes trve evil, nous signale alors qu’il « doit aller faire pipi »).

MALPHAS : Pour moi il ya le true black, les premiers apparus. Un chant très criard, comme les débuts d’Enslaved, c’est du vrai black. Ce qu’ils font maintenant c’est plus de la pop-metal, un peu bizarre, j’aime pas du tout. (Déhà s’effondre de désespoir, je suis à 2 doigts d’en faire autant). On a aussi le black évolutif, sympho. Nous on se situe dans un mélange de black et death. Du black très rapide avec des structures death metal. Black death expérimental
MAX : Moi j’écoute très peu. La vision que j’ai du black metal, c’est de la merde. Il y a plein de truc, mais à part Dimmu Borgir je n’écoute pas de vrai black (à l’unisson, ses collègues, MS et P666 lui signalent que Dimmu Borgir n’a plus rien à voir avec le true evil). Bon, je suis un inculte en black metal, j’y connais pas grand-chose, mais les Mayhem, Marduk, m’insupportent. J’ai une vision très réduite. C’est un style, au niveau batterie c’est très pauvre, blast, blasts, tu prends Hellhammer, c’est une référence mais c’est pauvre.
MALPHAS : Anorexia Nervosa avait un excellent batteur.
MAX : Dans le black, les batteurs me laissent indifférents. Blast, double, et basta.


9) La scène black metal ne s’est-elle pas déportée de son objectif, avec l’influence des majors ?

HEIMDALL : Avant c’était des copies. La scène s’est bonifiée avec le temps car il y a moins d’amateurisme aujourd’hui. Ce n’est plus vraiment de l’underground. Mayhem par exemple, ce n’était pas des musiciens, c’était un nouveau son, impressionnant, mais ça s’est réellement bonifié après. Je ne renie pas les 90’s mais au bout d’un moment on ne peut pas rester sur des choses comme Vlad Tepes ou Mütiilation qui sont très bien, mais continuer à jouer comme ça, c’est rester en arrière.

10) Lors de notre dernier entretien, vous aviez légèrement abordé votre prochain opus, vous pouvez nous en dire plus ?

MAX : Pour ma part au niveau batterie, il y aura beaucoup moins de blasts, ça sera beaucoup plus varié. Il y aura plein de formes différentes. Je joue et j’écoute de tout. Ca va de la pop au R’n’B, je suis un gros fan de Beyonce.
MALPHAS : tu le mettras dans le bêtisier (éclats de rires dans la salle).
MAX : Non, mais elle a beaucoup de talent.
DEHA : Elle a un talent physique ! (rires)
MAX ; Non elle n’est pas belle.
ALKHEMOHR : Elle n’est pas belle ! Quand on a regardé le DVD à Nouvel an t’étais bien !
MAX : Pour moi elle a une voix magnifique, et tout les metalleux qui l’ouvrent sur elle, c’est qu’ils n’ont jamais regardé un dvd.
ALKHEMOHR : Sauf moi, j’ai regardé et je continue de dire que c’est de la merde.
MAX : C’est parce que t’es fermé d’esprit, elle a une pure voix. C’est comme Céline Dion, elle a une voix…
ALKHEMOHR :… qui fait chier. (rires)
MAX : Non. Bref, j’ai plein d’influences, notamment latines, donc tu peux te retrouver avec une cloche salsa, avec des blasts. Des influences jazz également.
HEIMDALL : Mais ça continuera quand même à blaster, mais ça sera moins linéaire. On a évolué. Les voix seront différentes

11) Et au niveau des thèmes ?
MALPHAS : On nous l’a pose souvent celle là. Tout ce qu’on peut dire c’est que ça va changer.
MAX : On ne va pas rester sur la religion, on l’abordera peut être sur un titre.

12) Donc reprendre les thèmes de Beyonce ?
(rires)
MAX : Par exemple !
DEHA : et là j’ai envie de me suicider
MAX : non tu rigoles mais c’est une meuf qui parle des problèmes de la vie en général
DEHA : elle vient du ghetto mon frère, tu peux pas test.

13) T’es un peu dans le ghetto ici, à Roubaix ! (rires) On ne vous a pas trop vu sur scène pour promouvoir votre album contrairement à des groupes plus ou moins bons. A quoi est-ce dû ? On peut s’attendre à davantage de promotion pour le futur opus?

HEIMDALL : La promotion était là, mais au niveau des ventes d’albums, pas sur notre image sur scène, en raison de déboires, de malchances, qui ne dépendait pas de nous.
ALKHEMOHR : On a eu pas mal de merdes qui nous sont tombées dessus. On ne va pas dire qu’on est exigeant au niveau des dates, mais désormais on n’accepte pas tout. On respecte les gens donc on demande aussi que l’on nous respecte. Dès que tu établis des conditions ça change beaucoup de choses.
HEIMDALL : On avait des bons plans de prévus, mais tout est tombé à l’eau. Par exemple avec Endstille, Nargaroth. Ca fait toujours chier car nous on était partant, mais il y en a toujours pour tout gâcher… Sans parler d’ANTIFA qui nous a annulé le concert d’Enthroned, se trompant de cible.
MAX : Donc pour rebondir à ta question, on attend une grosse boîte de production, un gros tourneur pour nous appuyer, nous sommes disponibles. Le label actuel fait néanmoins un excellent boulot.
HEIMDALL : on évitera aussi Great Dane.
ALKHEMOHR : Great Dane qui ne veut pas s’afficher avec un groupe “polémique”. On les remercie donc pour nous avoir prévenus à la dernière minute par mail.
MAX : M&O Office fait un boulot considérable, d’ailleurs il organise un show case avec une grosse sélection de groupes du label à l’Espace B le 12/03, à Paris.

14) Pour conclure :
MAX : on enregistre les guitares cet été pour le 2e album, la batterie pour la Toussaint ou Noel. On espère la sortie pour Septembre 2012.
DEHA (en référence à mon t-shirt) : Le black metal c’est Venom !




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