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MR.FASTFINGER

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CHRONIQUE de l'ALBUM
MR.FASTFINGER - review
Lien groupe http://mrfastfinger.net
Audio / Video

Mise en ligne le : 21 octobre 2012 | Intervieweur : Barclau | Traducteur : Pitite-X

INTERVIEW francaise - pavillon 666 - webzine metal rock
1. Nous aimerions tout d’abord vous présenter à nos lecteurs. Mr Fastfinger est-il un groupe ou un projet solo ?

Je m’appelle Mika Tyyskä. Je suis un musicien et un producteur finlandais. Je suis plus connu pour le personnage de dessin animé que j’ai créé, le guitariste Mr Fastfinger. J’ai commencé la guitare vers l’âge de douze ans, puis j’ai joué avec des groupes et j’ai beaucoup pratiqué. À seize ans, je me suis tourné vers la composition et la production ; c’est alors que j’ai découvert l’animation et les supports numériques. Et j’ai fini par en faire la synthèse avec Mr Fastfinger, un guitariste imaginaire. C’est un artiste solo, qui voyage beaucoup, et qui monte bientôt un groupe pour l’accompagner.

2. Qui est Mr Fastfinger ? Dans quel but avez-vous élaboré ce personnage ?

Mr. Fastfinger est né quand il m’a fallu dessiner un professeur de guitare pour mon site en ligne guitarshredshow.com. L’idée de départ était de créer LE dieu de la guitare. Les influences genre samouraï se sont ajoutées par hasard ou selon mon inspiration.
Quand Guitar Shred Show a commencé à faire parler de lui, j’ai compris à quel point ce personnage devait être bon et se situer à plusieurs niveaux. Sans le vouloir, je m’étais fabriqué mon propre Frankenstein. J’avais plein d’idées et je voulais continuer, et j’ai compris que ce personnage était un excellent moyen de canaliser mes passions et mes points de vue. Mr Fastfinger est devenu mon alter ego, ce que je n’avais pas prévu. Il a commencé à faire quelques excursions en-dehors de la toile. On nous a bientôt proposé de nous produire sur scène et d’enregistrer des démos pour des boîtes comme Hughes & Kettner et TC Electronic. J’ai été invité en Europe dans des ateliers et des dispensaires. Deux de mes guitaristes préférés, Mattias Eklundh et Christophe Godin, m’ont proposé de participer à leur tournée. J’adore voyager, c’est magique.

3. Vous semblez avoir une vision universelle de la musique, en tant que guitariste, auditeur et professeur. Cette position vous a-t-elle aidé à composer ?

Je crois qu’avoir une certaine vision du monde rend les choses plus faciles. Si vous savez quelle direction suivre, il est plus facile de s’y mettre. En tant que musicien et professeur, j’essaie de voir plus loin et de ne pas m’arrêter aux règles. Mon approche de la musique est toute en expression personnelle et communication. Je respecte l’histoire et je suis toujours à l’écoute de ce que les autres font, parce qu’il y a toujours beaucoup à apprendre. Mais je cherche toujours à créer et je ne vois pas d’intérêt à faire quelque chose qui ne me ressemble pas. Pour moi, composer est plus une question d’émotions et de sentiments que de notes studieuses. Je pars en général d’un certain état d’âme que je cherche à transmettre par la musique. À ce stade, je travaille à l’intuition. Quand j’atteins un premier résultat, je prends du recul pour en avoir une image plus globale. Si l’idée me parle et que je lui trouve un sens, ou qu’elle me fait de l’effet, je la peaufine. Je perçois alors plus clairement ce qu’est la chanson dans son ensemble ; quand je comprends la direction à suivre, mon travail se fait plus pointu et je gagne en motivation. Composer est parfois facile, parfois difficile. En général, il me faut chercher les idées à droite à gauche avant de parvenir à une bonne chanson.

4. Quand vous écrivez un album, le prenez-vous pour un défi technique ou est-ce l’expression d’une pulsion naturelle ?

Il est certain que composer est un besoin impératif. Concernant le jeu de Mr Fastfinger à la guitare, il est vrai qu’il représente des défis techniques. Mon personnage a toujours été un virtuose, avec un grand sens de l’humour et une profonde sagesse. Mon développement en tant que guitariste peut sembler un peu étrange. Je lui ai d’abord donné les traits et les compétences d’un maître en art martial que j’aimerais posséder moi-même. Oui, je me développe, mais il me devance toujours !

5. Avez-vous composé votre album en tant que guitariste ?

Le compositeur en moi est plus musicien que guitariste. Je suis rarement capable de démarrer une chanson à la guitare. Je commence par travailler le rythme, les sons, les claviers et les samples, et j’y trouve mon inspiration. Beaucoup des titres de In Motion ont vu le jour lors d’impros à la batterie avec Thomas Törnroos, notre batteur. C’est de la partie rythmique que m’est venu le reste de la chanson. Les solos et la lead guitar représentent la cerise sur le gâteau ; la bonne musique représente le fond.

6. Quelle est votre guitare préférée pour composer ?

La plupart du temps, je me sers de ma Ben Reuter verte. Je suis en train de travailler à mon prochain album. Je viens de mettre la main sur une guitare sèche Yamaha et j’ai aussitôt composé un morceau extra. Je pense que je vais m’en servir souvent !

7. Vous faites tout par vous-même ; est-ce un choix délibéré, pour avoir toute liberté ?

Au départ, je suis seul, effectivement, mais ensuite il me faut de l’aide. Les musiciens du groupe ajoutent leur âme et leur personnalité. Thomas Törnroos, Lasse Rantanen et Kalle Katz ont beaucoup participé aux arrangements, à l’ambiance et au groove !
Mauro Gargano, un ami de longue date, s’est chargé du mixage de l’album. Une aide précieuse, dans la mesure où il commençait à être difficile pour moi de me charger seul d’un tel projet. Et puis une écoute nouvelle a permis de régler beaucoup de problèmes et m’a encore apporté des idées. Quant à l’album, la distribution et le marketing, je me félicite de la coopération avec Roo et Mad Guitar Records. C’est Roo qui s’est assuré d’une large visibilité médiatique, notamment grâce à des articles et des interviews. Mad Guitar Records s’est chargé de la distribution du CD. C’est toujours un souci en moins.

8. Pouvez-vous nous expliquer la pochette ? Êtes-vous à l’origine de ce jeu décoiffant sur le manche de la guitare ?

Cette pochette illustre l’un des thèmes de l’album : « Ton pire ennemi, c’est toi ». On y voit Mr. Fastfinger couper la tête de l’ombre de son propre démon. C’est ce principe que la chanson « Daemons & Ghouls » met en musique. On voit que la chaussure de Mr Fastfinger s’est effilochée ; c’est qu’il laisse des traces derrière lui. C’est aussi une référence à la chanson « Unravel ». J’avais en tête de faire de l’album un jeu de société. J’ai consulté toute sorte de jeux et de livres afin de trouver l’inspiration pour la logique d’un tel jeu. Un jour, en lisant un bouquin sur la musique qui traînait chez moi depuis des années, je suis tombé sur une liste de termes musicaux notés dans le désordre. Vous deviez y choisir un ou deux mots au hasard et les utiliser comme source d’inspiration. C’était une idée merveilleuse pour mon jeu. Simple, mais efficace. J’ai donc développé cette idée pour qu’elle soit plus adaptée aux guitaristes – que ce soit moi ou d’autres. L’idée était de trouver des mots ayant un impact et capables d’inspirer un jeu plein de créativité. J’ai illustré le début de l’histoire de plusieurs dessins. Je me sers moi-même de ce jeu quand je suis en panne d’inspiration ou lors d’improvisations. Je trouve toujours un mot qui me permet d’enchaîner.

9. Votre approche de la musique est pleine d’humour. Mais vous devenez très sérieux quand il s’agit de jouer de la guitare. Est-ce pour vous sentir plus à l’aise ou cela signifie-t-il « jouer est aussi difficile que marrant » ?

Mr Fastfinger m’a fait la leçon : la guitare est la chose la moins importante au monde, mais c’est aussi la plus importante ! C’est très amusant. Sérieusement, j’apprends tellement de ce que j’ai créé. Grâce aux maîtres en arts martiaux, j’ai fini par comprendre que ce qui compte n’est pas de jouer de la guitare mais de jouer avec la guitare ! Comme avec des jouets, voilà. Il ne faut pas que ce soit sérieux et morose. Travailler devient amusant quand vous décidez que ça l’est. Et, avec d’autres musiciens, c’est franchement génial, et plus vous vous amusez mieux vous maîtrisez votre instrument et la musique. Et puis, plus votre jeu est personnel, plus vous vous sentez motivé.

10. Comment choisissez-vous les titres de vos chansons ? Ils semblent toujours illustrer parfaitement l’ambiance de chaque titre.

Ça dépend. Ils sont parfois évidents dès le début, il arrive que j’ai comme une illumination dès la démo. Généralement, j’y réfléchis longtemps, j’en essaie plusieurs. L’un des titres m’est venu au dernier moment, sur une composition qui remonte à une quinzaine d’années. La chanson s’appelait « Reveal Yourself », mais je n’aimais pas vraiment parce que je trouvais ça trop sérieux. Pendant le mixage, Maura a pensé à Mr Fastfinger et Thomas Blug jouant sur une plage sous les Tropiques. Ce qui a mené au titre définitif de « Beach Turtles ».

 

original INTERVIEW - pavillon 666 - webzine metal rock
1. Let\'s introduce yourself to our audience. Is mr Fastfinger a band
or a solo project?


My name is Mika Tyyskä. I'm a finnish musician and producer. I'm best
known of my work with the cartoon guitarist Mr. Fastfinger. I started
playing guitar when I was around 12. Started playing in bands and got
very much into practicing and guitar playing. When I was 16 I got my
focus into composing and producing. Then later I dived into digital
media and animation. Finally I put it all together with Mr. Fastfinger.

Mr. Fastfinger is imaginary cartoon guitarist. He's a solo artist,
travelling man who has now put together a human band to back him up.

2. Who\'s Mr Fastfinger? Why did you create the character of Mr Fastfinger?

Mr. Fastfinger was born when I needed to design a teacher for my
animated online guitar dojo guitarshredshow.com. Initial idea was to
create the ultimate guitar god. All that samurai influences came in
there by intuition and accident.

When Guitar Shred Show became very successful. I realized how strong
and multilayered the character really was. Without too much thinking
or trying, I had created my personal frankenstein monster. I was
inspired to continue my work with Mr. Fastfinger and realized it's
such a perfect way for me to channel all my visions and passions
through this cartoon character. Mr. Fastfinger became my alterego
altough I never really planned that in the first place.
Soon the character started making trips outside the internet. We
started getting opportunities to do live performances and gear demos
for companies like Hughes & Kettner and TC Electronic. I was invited
to do workshops and clinics in europe. Some of my favorite guitar
players Mattias Eklundh and Christophe Godin invited me to guest on
their guitar camps. It's surely been magical to travel.


3. You have a large vision of music, as a guitarist, a listener, a
teacher. Does it help you to compose?

I believe having a vision makes everything easier. If you know what
direction your going, it's easier to take the steps.

As a musician and teacher I try to think outside the box and not to
limit myself with rules. My approach in music is very much about self
expression and communication. I respect the history and I'm always
check what others are doing, because there's a lot of things to learn
from. But I want to find new and see no point in doing something that
doesn't feel like me.

For me composing is more about packing feelings and emotions than
writing down notes. I start composing with an idea of certain feeling
I want to achieve with the music. At this point I work by intuition.
When I've achieved something down I take a little distance of it to
see it in a wider image. If the idea speaks to me and there's some
meaning or emotion there I work on it further. Now I have more clear
vision of what the song is all about and my work becomes more
controlled and motivated as I know where it should go.

Composing is sometimes easy and sometime for hard. I usually just need
to go through many ideas before I comeup with one good song.

4. When you write an album, is it a technical challenge or a kind of
natural need to write songs?

I have a great need to write music for sure. What comes to Mr.
Fastfinger's guitar parts I tend to challenge myself technically.
The character has always been about the combination of technical
excellency, fun and deep wisdom. The way I keep developing myself as a
guitarist can sound a little bizzarre. I first give sensei features
and skills I'd like to obtain myself, then start working to be able to
do the stuff myself. I'm developing for sure, but he's always ahead of
me!


5. When you composed this album, did you reflect first as a guitarist?

As a composer I'm more a musician than a guitar player. I rarely am
able to start a new song with guitar. I start by working with rhythm,
sounds, keyboards, samples to get the initial inspiration. Many of the
tracks on "in Motion" started during drum improvisation sessions with
Thomas Törnroos our drummer. Later this rhythm material inspired the
rest of the music. All soloing and lead work comes as the icing of the
cake, the basis for everything is always a good song.

6. What\'s your favorite guitar to write music?

Most of the time I just got my number one green Ben Reuter's custom
guitar on my hand.
I'm Currently working on new music for the next release and lately
grabbed a Yamaha acoustic and got one of the best new songs
immediately happening. From now on I'll try the acoustic more often!

7. You do everything alone, is it a choice to be free in everything you do?

I do most of the stuff myself but I'm not really along with this all.
First of all the band guys who put their personality and soul into the
game. Thomas Törnroos, Lasse Rantanen and Kalle Katz have had great
impact on the arrangements, overall tone and the groove!

My good old friend Mauro Gargano was the guy in charge of mixing for
the album. It was a rescue for the project,at that point the whole
album started to feel quite heavy to carry all alone. Also another
pair of ears solved a lot of problems and came up with a lot of fresh
ideas.

With the actual release, distribution and marketing the cooperation
with Roo and Mad Guitar Records has been a great thing. Roo has
arranged a lot of media visibility like reviews and interviews. Mad
Guitar Records also takes care of distributing the CDs. Less hassle
for me.

8. Can you explain the artwork? The hilarous fretboard game is your own idea?

The main cover art illustrates one of the main thesis of the album:
"You are your own worst enemy". Mr. Fastfinger is seen cutting the
head of his own evil shadow. The song "Daemons & Ghouls" illustrates
the same theme musically. You also see Mr. Fastfinger's foot
unraveling like clothe. Mr. Fastfinger is leaving traces of journey.
This also refers to the song "Unravel".

I had the idea of putting together a boardgame along the album. I
checked all sort of games and books to get inspiration for the logic
of the game. Then one day I was reading a music book I've had for
years. It had a page with all sort of musical terms written there in
random order. The instruction with the page was to pick one or two
words and use these words as a spring board for improvisations.

I realized there's the perfect idea for the game. Simple yet
effective. So I took take the idea further and customize it for myself
and other guitarists. Tried to come up with all sort of words that
would give impact and inspiration to creative guitar playing and
practicing. I illustrated it with graphics to open up the album story.
I've been actually using the game myself now when I get stuck with
compositions or improvisations. I can always find a word that inspires
to practice stuff too.


9. You have an humoristic approach of music. But you\'re very serious
with the practice of guitar. Is it a way to feel it easier or a way to
say \"it\'s hard to play but also fun\"?

Mr. Fastfinger has thought me: guitar playing is the least important
thing in your life, it's the most important thing!
It's a funny thing, I'm honestly learning so much from my own
creation. Thanks to sensei I finally realized to thing is not to play
the guitar but to play with the guitar! Playing should mean like
playing with toys. Playing was not meant to be something dead serious.
Praciting becomes joy once you adjust your mind to enjoy it. Playing
music together with other musicians is ultimate fun, the more
enjoyable it becomes the better you have mastered your instrument and
the music. Also the more personal you playing is, the more
motivational it becomes to yourself.


10. How do you choose the titles of your songs? It seems to be the
perfect illustration of each mood of your tunes.

The titles of the tracks come in various ways. Sometimes they are
clear from the start. I might quickly name the first composition demos
by intuition. Usually I try out different names during the long period
of time. One of the titles came very last minute. This composition is
actually 15 years old or something. It used to be titled "Reveal
Yourself", but I didn't really like it because it sounded too serious.
During the mixing of the song, Mauro had visions of Mr. Fastfinger and
Thomas Blug jamming on a tropical beach. This lead to the final title
"Beach Turtles".

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