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Pavillon 666 - metal rock webzine LOREWEAVER - Imperviae auditiones [ 2011 ]
ORIGINALITE
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TECHNIQUE
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PRODUCTION
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EMOTION
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(57.37) | Metal progressif
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Contact label http://www.sgrecords.it/en
Contact groupe http://www.myspace.com/loreweaverband
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Chronique : 16 juillet 2011
Chroniqueur : Riding-Hood

Décevant est un moindre mot issu du vocabulaire pour présenter l’album ici présent. Il faut dire qu’il sera impossible pour l’auditeur de ne pas réagir. Me concernant, il me paraît tout bonnement incroyable que l’on puisse sortir pareille chose et qu’on l’estampille du cachet « metal progressif ». Une œuvre que nous fait LOREWEAVER, formation italienne créée en 2008 et signée chez SG Records. Elle s’octroie la venue d’une vraie chanteuse professionnelle: Barbara Rubin (ayant aujourd’hui son propre projet solo UNDER THE ICE). Elle se révèlera être le seul élément que l’on retiendra de positif de bout en bout sur ce «Imperviae Auditiones». Nom qu’avait été aussi donné sur la démo sortie en 2008. L’album n’est en fait qu’une réédition de la démo.

Première chose frappante, et qui continuera inlassablement à nous frapper dans cette fastidieuse écoute, ce sera l’utilisation faite des claviers. De l’instrument en sortira des sons criards, artificiels et dégoulinants, des mélodies foireuses. À la limite de l’acceptable sur «Bogus». Titre qui bénéficiera d’un riffing de guitares un peu plus correct et qui sera sauvé de la noyade par l’excellent chant de Barbara Rubin. Un chant puissant qui en jette. Une voix casée très attirante et subtile. Deux caractères que ne bénéficieront pas les instruments des quatre autres membres. Les guitares n’échapperont pas à la règle, plus précisément sur «Dead Man Walking». Et à l’écoute du chant sinueux, énigmatique, on se dit que ce morceau aurait dû avoir une musique à la hauteur.

La composition des titres, et de la musique plus particulièrement, nous laisse en interrogation. «De Rerum Natura» nous effraie par sa confiture de sons pseudo-expérimentaux qui frôlent l’amateurisme. Fallait il entendre ces bruits d’insectes? Abominable. On aurait l’impression d’avoir des punaises fourrées dans les oreilles. Les bruits de la nature? Non! Le bruit que fait une affreuse tambouille en train de bouillir, où on y mettrait les pires ingrédients imaginables. La cocotte commence à siffler sur le titre suivant, et personne n’est là pour éteindre le feu. «Follow the Weaver» se veut être, encore plus barré. Avec des structures en papier mâché, une technique désastreuse, des guitares à la ramasse complète, on craint le pire. Et le pire se produit. Indescriptible. Un brouhaha musical où rien ne tient en place. Où tout est moche. Ils ont même été jusqu’à mettre la voix de Barbara sous effet. Du plus mauvais effet, devrait-on dire. Une catastrophe. C’est la Bérézina. Puis suite à ça, alors que notre souffrance atteint un paroxysme rarement égalée, un break arrive. Le bruit se tait. Place au piano, au béni piano. On aurait envie d’embrasser notre sauveur. Un autre miracle se produit. Les guitares que l’on croyait mal digérées (ou trop digérées vue leur état avancé de décomposition) s’emploient à un jeu simple et pas trop mauvais. Avant que tout cela replonge dans de la soupe périmée.

On assistera au même mirage sur le trop long «Ultraworld». Le simple et bon côtoie le bizarre et mauvais. On retiendra dans le plus positif, la petite entame acoustique et la fin partant sur le mélodique. L’entame de l‘instrumental «Ride the Owl» présageait le pire du pire. Des pleurs idiots, des bruits, puis un bébé qui dit « papa ». Mais qu’est-ce que c’est encore que ce truc? On se dit alors que la patience a des limites, et que nous les avons franchies depuis belle lurette par pur masochisme. La composition est toujours aussi hasardeuse, tenant à scotch et à bout de ficelles. Mais le niveau technique se montrera cependant meilleur. Cela prendra au final une certaine substance. Même si les synthés s’obstinent à nous faire du mauvais électro années 80. Et pourtant, ils se fluidifient sur «Avoid Feelings», avec peine, il faut le souligner malgré tout. Les synthés seront toutefois moins à la traîne que les guitares, marquant laborieusement leurs notes sur la piste. Barbara seule nous séduira de son chant. Toute seule au beau milieu de ces sonorités et enchaînements douteux, jusqu’à un propice break venant la sauver. Venant nous sauver. Ce piano que l’on embrasse encore une fois et qui étale sa belle mélodie. Pour l’occasion Barbara attendrie sa voix, un violon s’y ajoute et cela devient beau. Le crapaud se transforme en prince charmant.

Un titre se sauvera véritablement de tout ça, sans pour autant être grandiose. «That Night» nous proposera quelque chose de plus classique et de plus fin, et mené au piano cette fois. Ce n’est ni original, ni très technique, mais ça tient. Barbara Rubin arrangera sa voix pour la ressembler à celle d’un Axl Rose féminin. On pourrait presque se croire dans une ballade de GUNS N‘ ROSES. La guitare fera irruption après le milieu de piste et tente de faire étalage de sa dextérité. Ce n’est pas trop mal, même si elle aurait une fâcheuse tendance à faire abstraction de ce qu’il l’entoure.

LOREWEAVER nous offre là un bien mauvais disque. Assez indéfinissable, des mélodies incohérentes, des riffs sans consistance, des sonorités et des compositions laides. Ils pourront remercier leur chanteuse, la seule à avoir fait preuve de professionnalisme. Un ratage complet qui ait du plus mauvaise effet pour cette toute jeune formation italienne. Il leur faudra à l’évidence tout repenser. Tout revoir à zéro. Quand l’auditeur en vient à forcer son écoute pour trouver désespérément quelque chose de bon, c’est au groupe de se remettre en question.



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