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DOWNLOAD FESTIVAL VENDREDI [ 15-06-2018 ]
Ozzy Osbourne, Ghost, Opeth, Powerwolf, Alestorm, Eluveitie, Converge, Underoath, Billy Talent, Sidilarsen, Laura Cox Band
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Lieu BA 217 - Brétigny sur Orge [ 75 ] Chronique : 05 août 2018
Chroniqueur : Azmep
Photographe : Nicolas Chaigneau / KnFRhttps://www.facebook.com/nicolaschaigneauphoto/
Affluence
Contact organisateur https://www.livenation.fr/
INTERVIEW    
Ce vendredi 15 juin, il n’est pas simple d’accéder à la base aérienne de Brétigny sur Orge, la fameuse BA217. Et pour cause ! Pour la deuxième année consécutive elle accueille le Download Festival mais avec une petite touche en plus cette fois : il se déroulera non plus sur trois mais quatre jours. Pour l’instant, concentrons-nous sur le vendredi.

KnFR : C’est à 12h40, que je commence mon premier concert du Download avec le groupe français « Laura Cox Band » sur la scène Firefly du camping devant un très petit comité de spectateurs. C’est sur ‘Hard Blues Shot’ qu’elle débute son concert, et grâce à ses riffs très ‘ac/dciens’ la magie opère presque instantanément avec son public, sachant que pour beaucoup c’était une découverte, et au fil des chansons, son auditoire grossira à vue d’œil. Sa musique déborde d’énergie, et c’est ça qui est agréable, sur la dernière chanson, tout comme le faisait Angus il y a très longtemps, elle grimpera sur les épaules d’un road, et ira fendre la foule, tout en continuant à jouer sur sa guitare Bacchus. A la fin de leur concert, le groupe ira même à la rencontre de son public dans une ambiance très bon enfant, pour une longue séance de dédicaces, photos…

NICO : Arriver au Download commence par la vieille habitude du festivalier : la randonnée ! Du parking ou de la gare au camping ou directement au site nous affrontons tous le soleil sur une bonne distance, certains s’abritant déjà sous leur tentes (repliées) en pensant à la chance qu’ont eu ce qui se sont garés plus près.

Pour ma part je ne passe pas par la case camping et dès mon arrivée sur le site que je prendrai le temps de parcourir plus tard je fonce devant la Main Stage 2 pour voir démarrer le set d’Eluveitie. Les Helvètes sont très bien accueillis par les festivaliers pour l’instant peu nombreux. Qu’importe, ils nous produisent un set très agréable, je dirais même joyeux où les membres du groupe partagent entre eux et avec leur public nombre de sourires. Les fans ont apparemment passé le temps d’adaptation au nouveau line-up et reprennent en chœur le fameux Inis Mona qui clôt ces petites 40 minutes de folk metal suisse.
Pas le temps de s’arrêter pour les nombreux fans communs qu’ont Eluveitie et Powerwolf. Les Allemands prennent possession de la Main Stage transformée pour l’occasion en église à ciel ouvert et la « Metal Mass » s’impose à Brétigny. Comme à leur habitude ils produisent un show grandiloquent, devant un public déjà plus dense que ce qu’on a pu voir plus tôt dans la journée. Le Download Festival se voit alors le lieu de la première mondiale live du dernier morceau de Powerwolf : « Demons are a girl’s best friend » sorti sur Youtube quelques semaines plus tôt. La foule reprend le refrain sans hésiter comme elle le fait pour les classiques « Resurection by Erection » ou « Sanctified with Dynamite ». La recette de Powerwolf marche, le live est excellent, dynamique, partagé avec les festivaliers.

KnFR : Il est maintenant l’heure de rejoindre la Mainstage 2, pour un show très en couleur avec la joyeuse bande de pirates : d’Alestorm. Comment ne pas voir l’immense canard-sextoy qui trône au milieu de la scène… ainsi que le backdrop complètement farfelu avec des bananes ? C’est sur le titre « Keelhauled » qu’ils vont nous embarquer sur leur rafiot, et que l’on va naviguer sur un océan de chansons très porté sur la bibine… l’ambiance très festive nous ferait presque oublier que nous sommes au Download. Bowes le chanteur, claviériste en bandoulière flanqué de son kilt, s’amusera beaucoup sur scène à faire des farces en tout genre : demander à un des roads, de jouer de la guitare folk en caleçon sur scène, et le public ne se fera pas prier 2 fois, quand Bowes leur propose de faire un « wall of death ». Au bout de 40/45 minutes de show, il est malheureusement temps de siffler la fin de cette recréation.
NICO : Loin des deux Main Stage le Download vit également sur la Warbird et la Sptifire. C’est sur cette dernière que vient se produire Sidilarsen. Le groupe qu’on ne présente plus aurait pu (dû ?) bénéficier d’une scène plus grande pour venir « Retourner la France », d’ailleurs le public est serré devant la toute petite Spitfire Stage. Peu importe, les membres du groupe donnent tout, sautant dans un joyeux bordel très communicatif. Ils sont rejoints par Poun et Arno de Black Bomb A le temps du morceau « Le meilleur est à venir », paroxysme de ce set endiablé hors de tout.
KRIST : Sur la Mainstage 1, ce sont les suédois de Opeth qui investissent les lieux, avec leur métal progressif. Mis à part leur premier titre ‘Sorceress’ d’une durée classique de 4-5 minutes, nous aurons droit après à des titres assez long une dizaines de minutes chacun (comme ‘Ghost of Perdition’, ‘Heir Apparent’, ‘The Drapery Falls’) et si l’on ajoute à cela, le fait que les membres du groupe étaient tous assez statique sur scène, j’ai personnellement pas trop accroché à leur show, il manquait pour moi un dynamisme sur scène. Après Opeth possède en France une fan-base assez conséquente, vus le remplissage assez conséquent du pit devant la scène.

NICO : Si les festivaliers sont allés se masser en nombre voir Opeth, il en reste tout de même devant la Warbird Stage qu’occupe à présent Underoath, inconnus pour moi. Les américains nous founissent un set de hardcore très sympa à un détail près… il n’y a aucune pèche sur scène, aucun charisme. L’énergie provient du son, pas du groupe, pas de la scène du coup c’est quelque chose d’assez décevant, qui laisse un petit gout de pas fini. Underoath est personnellement le petit bémol de cette journée de festival mais ils semblent tout de même avoir leurs fans qui profitent de leur passage. Le public n’est pas dense mais pas non plus clairsemé et bouge assez bien. Je quitte néanmoins assez vite la Warbird pour rejoindre la Main Stage 2 où va prendre place…
Ghost. Nous ne parlerons pas des tractations de ces dernières années à propos du groupe, nous sommes là pour profiter du show, voir du grandiloquent… et attendre une heure que ça décolle. Bon, le principe de Ghost n’a jamais été d’envoyer du bourrin je le sais, mais là personnellement j’attendais un peu plus de dynamisme. Tout n’est pas à jeter bien sûr et Ghost reste un excellent groupe fait pour la scène mais il manque un petit truc qu’il y avait y a deux ans, quand Papa Emeritus III faisait frissonner le premier Download Parisien. Dans le public les fans profitent du show, chantent avec Cadinal Copia, balancent leurs têtes quand un pape saxophoniste apparait sur Miasma. Par contre si on s’éloigne un peu les rangs deviennent plus clairsemés au fur et à mesure du show. La magie de Ghost n’aimante plus les festivaliers qui gravitent de scène en scène.
Bon nombre d’entre eux vont se sustenter à l’un des très nombreux et variés food trucks présents sur le festival. Il y a là une ambiance festive et chaleureuse où chacun trouve son compte et se fait de la place aux tables installées. Il y a de tout pour tous : amoureux de la viande, vegans, petits ou gros mangeurs… et des pizzas qui ont un bon succès auprès des petits groupes qui les partagent assis dans l’herbe.
Alors que les festivaliers se massent devant la Main Stage pour la tête d’affiche du soir, la Warbird résiste une fois de plus dans son coin avec le passage de Converge. Le petit nombre de festivaliers ne les arrête pas et le maitre mot durant l’heure qui passe est défouloir. Un défouloir brut, sec, du punk hardcore quoi. Les américains n’économisent pas une seule goutte de sueur ce soir et mènent leur set pied au plancher de bout en bout. A leur départ certains ont toujours la possibilité de voir le set d’Ozzy Osbourne qui n’est pas terminé.

KnFR : C’est enfin l’heure pour le « Prince des Ténèbres » de monter sur scène, pour clôturer cette 1ere journée, la scène est magnifique avec une immense et imposante croix suspendue derrière la batterie (et flanquée de 2 énormes écrans géants de part & d’autres)… on découvrira plus tard qu’elle est incrustée d’écrans, et qu’au gré des chansons, elle s’habillera de motifs, ou de couleurs différentes, C’est accompagné de son viking de guitariste en la personne de ‘Zakk Wylde’, ‘Tommy Clufetos’ à la batterie ainsi que ‘Rob Nicholson’ à la basse qu’il fera son entrée sur scène sur l’incontournable « Bark At The Moon » après une rétrospective vidéo de son évolution physique au fil des décennies. Evidemment Ozzy n’a plus 20 ans, mais 70, à titre perso je l’ai trouvé beaucoup plus en forme qu’au Hellfest il y a 2 ans, ou LA il était vraiment limite. Il était visiblement très content d’être au Download, tout souriant, ce qui est toujours plaisant.
Le concert de Ozzy… sans rentrer dans la polémique de savoir si c’est une tournée d’adieu ou pas, est surtout un concentré de tube de la carrière solo d’Ozzy, mais aussi de Black Sabbath, pour le plus grand bonheur de son auditoire. Le tandem Zakk / Tommy est particulièrement redoutable, une rythmique d’enfer, c’est presque eux qui volent la vedette à Ozzy, surtout Zakk qui est un redoutable frontman, multipliant les poses pendant ses très nombreux solos.
C’est à partir du 2eme titre « Mr Crowley » que les lights / effets spéciaux vont entrer en action, et le résultat est spectaculaire (notamment des nuages de brouillard qui semblaient se déplacer horizontalement au dessus de la foule), observant la foule depuis le carré VIP au niveau de la régie, les festivaliers étaient émerveillés par le show lumineux.
C’est bien entendu, quand Ozzy reprends des chansons de Black Sabbath comme « War Pigs » que c’est l’hystérie dans la foule, la magie est encore là, les gens chantent à l’unisson, un sacré élixir de jouvence. Apres effectivement un lonnnnnng solo de Zakk pendant presque 10-15 minutes, suivi aussitôt d’un long solo de batterie, c’était un peu beaucoup, peux être qu’il fallait ce break pour permettre à papy de recharger les batteries, histoire de nous envoyer un superbe « Crazy Train » derrière. Sans surprise c’est « Mama, I’m coming Home » et « Paranoid » qui viendront en rappel, clôturer ce concert sur un déluge visuel sur un public aux anges.

NICO : Arrivé en cours de set après le passage de Converge, je tombe pendant le solo de Zakk Wylde… un solo interminable suivi d’un solo interminable de batterie. En tout cas c’est comme ça qu’on le ressent quand on est loin de la scène et du cœur de la fosse. Zakk est excellent et déroule tout son show au bord du public : jeu avec les dents, jeu derrière la tête…avant de recommencer de l’autre côté. Lorsqu’Ozzy revient sur scène ensuite, c’est un homme fatigué qui nous délivre un « Shot in the Dark » dans la douleur. On comprend que cette tournée soit l’adieu du Prince des Ténèbres. Mais Ozzy reste Ozzy, avec son charisme qu’on ne peut lui enlever et un public qui ne peut qu’être emporté par ses morceaux mythiques comme « Crazy Train ». Ce premier jour du Download se termine sur une note de nostalgie : la légende est toujours là.

KnFR : Apres le show d’Ozzy, je retourne sur la scène Firefly du camping, car la soirée continue avec d’autres concerts, et vers 00h40, je retrouve le ‘Peter Alexander Band’ un groupe français tribute de « Lynyrd Skynyrd »… et 2 invités surprises vont venir taper un jam avec eux.
C’est devant plusieurs centaines de personnes qu’ils démarrent leur set avec ‘Working from M.C.A’. Leurs reprises de Lynyrd sont tout simplement extraordinaire, en fermant les yeux, on a l’impression de revenir en 73-76 assister à un véritable concert de Lynyrd tellement le son, et l’interprétation est là.
C’est d’abord ‘Laura Cox’ qui sera invitée à remonter sur la scène pour interpréter avec eux ‘Sweet Home Alabama’… une version d’anthologie avec 4 guitares, et enfin le chanteur du groupe américain ‘Ugly Kid Joe‘ (Whitfield Crane) prendra le micro et chantera sur ‘Gimme three steps’, ainsi que sur ‘Free Bird’… histoire de véritablement terminer cette très longue première journée en apothéose. Vers 2 heures du matin, il est temps pour moi de rentrer.

Live Report à quatre mains par Nicolas Chaigneau et KnFR
Remerciements tout particuliers à Live Nation pour les accréditations données à Pavillon 666















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