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SYLAK OPEN AIR Jour3 [ 05-08-2018 ]
Bloodstorm, Voice Of Ruin, Broken Teeth!, Eights Sins, Rotten Sound, Carnifex, Terror, Municipal Waste, Dead Kennedys, Sepultura, Alestorm
Pavillon 666 - metal rock webzine Pavillon 666 - metal rock webzine
Lieu Stade Régis Perrin - St Maurice de Gourdans [ 01 ] Chronique : 08 août 2018
Chroniqueur : Kaïzoku
Photographe :
Affluence 10000
Contact organisateur
INTERVIEW    
Le soleil cogne déjà fort en ce dimanche matin et la journée s'annonce encore une fois très chaude. Beaucoup de festivaliers ont préféré les plages de la rivières au devant de la scène pour commencer la journée en fraîcheur. Pour ma part, mon GPS n'étant décidément pas motivé à me faire sortir par cette chaleur, m'a encore une fois perdue et j'ai manqué Bloodstorm qui ouvrait les hostilités ce jour.

VOICE OF RUIN
Arrivée au bout de mes peines et le camelbak rempli d'eau fraîche, je démarre cette journée avec une belle surprise, Voice Of Ruin. Ce groupe suisse fondé en 2008 pourrait être mis dans la catégorie « Quand ça veut pas » (épisode 2), un de leurs guitariste ayant fini aux urgences deux jours plus tôt, en incapacité de jouer. Mais que nenni, le guitariste a été remplacé au pied levé par Tony, un excellent guitariste qui s'est avalé le set en 24h et a totalement assuré ce dimanche. Et puis Voice Of Ruin c'est l'incarnation parfaite de la joie d'être sur scène. Malgré un métal féroce, le sourire est de mise pour ces 5 natifs des bords du Léman. Des riffs acérés, un côté mélodique bien géré et des solos bien dosés et envoyés, une belle énergie et un beau set qui annonce une très bonne journée ! Bravo au guitariste remplaçant et merci au groupe pour ce moment de qualité et de bonne humeur !

BROKEN TEETH !
On repart sur du hardcore furieux avec un groupe qui porte bien son nom. Pool party avec les 5 garçons dans le vent et en caleçon de bain, venu tout droit de Manchester et qui sont là pour foutre le bordel dans le pit. Un hardcore violent (un peu trop pour moi), enragé, tout droit sorti des tripes qui arrive à bouger le public courageux d'être devant la scène avec ce soleil fatal au zénith. Heureusement que la lance à incendie salvatrice était là pour rafraîchir tout ce petit monde.

EIGHT SINS
Dans la catégorie « Quand ça veut pas » (épisode 3). C'était à la base Mantar qui devait être sur scène à cette heure-ci. Malheureusement pour les Allemands, une pizza du Wacken avariée a eu raison d'eux et les a cloué au lit. Qu'à cela ne tienne, la région regorge de groupes de grande qualité et c'est Eight Sins qui a été choisi pour remplacer les malades au pied levé. Comme on dit, « Le malheur des uns fait le bonheur des autres »..ou l'inverse..bref.. Eight Sins a pu assurer un set détonant avec une belle énergie pour notre plus grand plaisir. Le groupe tourne déjà depuis plus de 10 ans mais ne cache pas sa joie d'êtyre sur la scène du Sylak en ce dimanche. Au fil du temps Eight Sins a su se créer un style de hardcore bien à lui, totalement groovy. Une petite pépite menée par un frontman d'exception, Loïc, qui avec humour et passion envoûte le public sans compromis. Un beau moment surprise qui aura peut-être fait oublié la déception du désistement des Allemands à beaucoup.

ROTTEN SOUND
La Finlande est bien connue pour engendrer de superbes groupes de black metal, mais pas que. C'est Rotten Sound, son grindcore et son expérience de 25 ans de scène qui ont débarqué sur le sol du Sylak ce jour. Un grindcore classique teinté de death métal qui lui confère un côté mélancolique et de punk qui lui donne une touche d'originalité, le tout très brutal et féroce. Une allégorie du chaos, de la guerre, de la destruction.

CARNIFEX
Un de mes coups de cœur de ce festival ! Depuis plus de 25 ans ce groupe de death metal californien (non, il n'y a pas que des bikinis et des cabriolets le long des plages de sable blanc de San Diego !) n'a qu'un seul but : faire passer le meilleur moment possible à son public lorsqu'il est sur scène. Malgré un répertoire morbide, obscène, qui sort du fin fond des ténèbres teintées de désespoir, le mot d'ordre du groupe est visiblement le « plaisir ». Plaisir d'être sur scène, plaisir à donner aux fans, et être toujours en recherche de perfectionnement. Et ce contraste fonctionne à merveille. Carnifex nous offre une prestation grandiose, musicalement et humainement. Une musique viscérale et extrêmement travaillée, des lignes de basses bien lourdes et des riffs tranchants, une voix sortie des tréfonds de l'enfer, c'est sombre, brutal, le tout, avec le sourire. Un contraste délicieux qui fait de Carnifex le meilleur groupe de death qui m'a été donné de voir sur scène.

Il est 18h, le ton de la soirée a été donné avec Carnifex, on est parti sur des temps forts du festival pour finir le week-end en apothéose.

TERROR
On reste en Californie avec le mythique groupe de hardcore, Terror. Scott Vogel et sa bande, habitués à parcourir le monde depuis plus de 15 ans ont posés leurs flycases ce soir à St Maurice de Gourdans pour un show d'une puissance magistrale qui a fait le bonheur du public malgré la chaleur épuisante. L'occasion de se prendre une bonne vague de punk hardcore efficace et fun dans les dents.

MUNICIPAL WASTE
Municipal Waste annonce la couleur avant d'entrer sur scène avec son backdrop devenu culte, un magnifique graphisme de Donald Trump et son air crétin en train de se tirer une balle dans la tête. Ok, ça va être fun, satyrique, critique mais sans prise de tête. En effet, ce groupe de punks de Virginie propose un crossover thrash mêlé à du speed à travers lequel ils déversent leur agressivité avec humour et un sens de l'absurde bien aiguisé. On est pas là pour parler politique, on est là pour faire la fête ! Ça fait presque 20 ans que Municipal Waste est là pour inciter au bordel et, le soleil commençant à décliner, l'appel au pogo et au slam est reçu 5/5 par le public qui s'en donne à cœur joie !

DEAD KENNEDYS
On s'attaque à présent à un monument. Leur apparition dans l'Hexagone n'a été que très rare, c'est pour ça qu'il faut se délecter de ce moment précieux. Nous avons la chance de voir ce soir-là sur scène les papas du punk hardcore. Dead Kennedys, mené depuis leurs débuts à la fin des années 70 par le guitariste East Bay Ray, a vécu un début de carrière mouvementé marqué par le franc succès de leur musique révolutionnaire, engagée et scandaleuse. Les punks anarchistes se sont séparé à la fin des années 80 pour revenir il y a déjà presque 20 ans. Une hargne qui ne s'est pas assagit mais une énergie moins folle règne même si Ron Greer au micro s’évertue en criant et en sautant dans tous les sens à vouloir que le public se bouge le cul. Public moins réceptif au punk/rock qu'au hardcore plus moderne ou encore trop de chaleur accumulée pour se déchaîner ? En tous cas les adeptes du groupe et de punk à l'ancienne, eux, certes pas majoritaires dans la foule, s'en sont donné à cœur joie. Certains ont même attendu leur passage en live en France pour effectuer leur premier slam ! Comme plein d'anciens groupes qui ont marqué cette superbe époque de la musique révolutionnaire, quand on a qu'une trentaine d'année comme moi, on aurait rêvé de voir ces groupes à leurs débuts, à leur apogée. Malgré ça c'est un régal d'avoir encore la chance de vivre tout de même ces moments en live avant la fin de l'histoire.

Un petit arrêt devant le stand American Socks, qui passait de la musique ou faisait office de scène ouverte au milieu du site entre chaque set, a semblé être un moment incontournable du festival à ce moment là. Attirés par de la musique tout droit sortie des booms de notre enfance des années 90, un bon nombre de festivaliers s'est retrouvé pour une danse totalement assumée sur ces hits démodés. Le temps d'un bain de nostalgie, de décompresser et de se lâcher sur Gala ou Ozone entres potes et c'était reparti. Après cette petite parenthèse « bonbon » il était temps de s'avancer vers la scène et de se préparer à accueillir un des groupes les plus attendu de ce festival.

SEPULTURA
Après Dead Kennedys, c'est un autre monument qui débarque. Le groupe de thrash métal le plus populaire et influent de sa génération et son groove légendaire basé sur des rythmiques latines marquées, Sepultura, arrive sur scène avec une ovation digne de sa carrière. Alors, qu'on mette les choses au clair tout de suite, j'entends déjà les commentaires habituels du genre « Oui mais Sepultura sans les frères Cavalera c'est plus Sepultura ». Ok. J'entends. Mais n'empêche que Derrick Green est là depuis plus de 20 ans déjà et on ne peut pas dire qu'il n'assure pas le cachou. Moi-même j'arrivais avec quelques appréhensions, mais comme pour beaucoup ce soir là, le show a été une gigantesque claque. Derrick Green assure une présence scénique hors du commun avec sa corpulence, sa voix et son charisme irradiant la scène. Le sourire accroché aux lèvres et dans son élément, le groupe est en communion avec son public. Ça slamme, pogote et se lâche dans la foule. Malgré quelques morceaux qui font retomber un peu l'engouement en milieu de set, on se prend un bon bain de nostalgie et d'émotions avec quelques pépites classiques issues du légendaire album « Roots ». Sepultura en live, encore une expérience que j'aurai aimé vivre il y a plus de 20 ans, mais qui a été beaucoup plus forte que ce à quoi je m'attendais en ce dimanche 5 août 2018. Ma voix cassée depuis 3 jours et ma nuque endolorie peuvent en témoigner !

ALESTORM
On aurait pu s'arrêter sur cette superbe note, mais le festival avait la volonté de finir le week-end sur une note festive. C'est donc parti pour un embarquement immédiat à bord du canard gonflable géant d'Alestorm pour une mega fiesta de pirates. Ambiance garantie jusque dans le pit photo où la décompression devient le maître mot ! La musique légère d'Alestorm ne plaisant pas à tout le monde, une partie du public préférera rester sur la performance puissante de Sepultura et partir. Mais pour ceux qui ont décidé de rester jusqu'au bout, c'est la fête. On ne parle certes pas de qualité musicale etc ici, tout ce qui importe c'est d'avoir une bonne chopine de bière à la main et de sauter dans tous les sens comme une bande de pirates ivres en chantant à tue-tête. Une soirée qui s'achève dans la liesse et la fraîcheur de la nuit.

Le Sylak #8 se termine par la traditionnelle photo des bénévoles sur scène. Bénévoles qu'on remercie et applaudie très chaleureusement car sans eux tout ça ne serait qu'utopie.

Le Sylak c'est une magnifique découverte pour moi (oui il m'a fallu 8 ans pour arriver à y aller !).
Chapeau bas pour l'organisation, les rares petits couacs ont toujours été très vite résolu et sans conséquence sur le public. L'accueil et le site sont vraiment agréables (petite doléance pour une piscine à l'espace vip l'année prochaine.. Quoi ? Ça ne coûte rien de demander !). Le site reste à taille idéale, jamais trop encombré par la foule et c'est appréciable de ne pas avoir à prévoir 20min pour le traverser afin de rejoindre la scène ou pour aller se ravitailler en eau. Malgré une chaleur épuisante la bonne ambiance a régné tout au long du week-end. L'espace brumisateur a été l'idée brillante de cette édition, un endroit refuge pendant ces trois jours, sauvant certainement la vie à beaucoup d'entre nous ! Le fait qu'il n'y ait qu'une seule scène n'est pas désagréable non plus, cela permet de prendre du temps entre chaque set pour se désaltérer, se restaurer, se reposer, retrouver les copains, en pouvant profiter à fond des groupes et sans courir dans tous les sens. C'est valable pour les photographes/chroniqueurs mais je pense aussi pour les festivaliers.

Un clin d’œil d'ailleurs aux collègues du pit photo où la bonne ambiance régnait également ! C'est toujours génial de retrouver des têtes connues et qu'on apprécie et d'apprendre aux côtés de photographes professionnels le temps d'un week-end !

Un grand merci à l'équipe technique pour avoir géré parfaitement la préservation de nos tympans et notre plaisir à écouter cette belle programmation en nous offrant un son idéal.

Un grand bravo à l'équipe de sécu qui s'est offert un week-end de remise en forme en assurant tout au long du week-end pour faire en sorte que les festivaliers s'éclatent en toute sécurité.

Un grand bravo également à l'équipe qui gère la programmation. Une belle programmation assez éclectique a pu ravir le plus grand nombre, qui laisse une grand place à la scène locale et qui fait se côtoyer une scène émergente riche et des monstres de scène avec leurs années d'expériences.

Un immense merci d'ailleurs à tous ces groupes pour ces moments de partage, c'est toujours aussi agréable de voir des artistes prendre autant de plaisir sur scène.

Bref, le Sylak c'est une belle aventure, riche en rencontres et découvertes, un magnifique festival à échelle humaine qui n'a rien à envier aux plus grand. Le chiffre but de 10000 entrées a été atteint avec succès pour la première fois cette année et a été défini comme le maximum dès le départ afin de préserver l'essence même du festival. Merci à The Rock Runners et cette équipe de bénévoles hors du commun et vivement l'année prochaine !















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