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MOTOCULTOR 2018 1/3 [ 16-08-2018 ]
Alestorm, Belphegor, Ministry, The Young Gods, Myrkur, Ultra Vomit, Cruachan, Devildriver, Trisomie21, Pillorian, Audn, Rendez-Vous, Serenius, Nesseria, Sticky Boys, Svart Crown, Cypecore, Maid of Ace, Ende, The Lumberjack Feedbacks
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Lieu Site de Kerboulard - Saint Nolff [ 56 ] Chronique : 04 septembre 2018
Chroniqueur : Azmep
Photographe : Nicolas Chaigneauhttps://www.facebook.com/nicolaschaigneauphoto/
Affluence 10000
Contact organisateur https://www.motocultor-festival.com/wordpress/home/
INTERVIEW    
Me voici de retour à Saint Nolff pour la 6e année consécutive pour le Motocultor. Et avant meme que ces trois jours de festival ne commencent, l'ambiance est bonne en raison d'une excellente nouvelle : cette année, c'est sold-out ! Oui, après que le Motocultor ait risqué de disparaitre, après une édition 2017 sortie dans la douleur après un financement participatif, notre festival breton renait de ses cendres et affiche complet... et pour couronner le tout on découvre en arrivant une petite affiche nous informant que des préventes pour l'édition 2019 vont etre mises en vente. Le festival se porte bien donc et c'est sur ces nouvelles plaisantes que j'entre sur le site... après une longue attente à l'entrée, bon nombre de festivaliers étant présents avant l'ouverture !

Après un rapide tour du site que j'approfondirai plus tard (il n'a quasiment pas changé), je me dirige vers la scène principale, la "Dave Mustage" pour voir The Lumberjack Feedback. Les lillois et leur sludge teinté de doom ont la tâche délicate d'ouvrir les festivités... et s'en sortent plus que bien ! Le groupe aux deux batteurs attire les premiers festivaliers.

Pas très adepte du chapiteau, je décide d'aller à la petite Supositor Stage plutot que devant la Massey Ferguscene. Après tout, c'est un festival OPEN AIR ou non ? J'ai la nostalgie des éditions plus anciennes, je sais. Toujours est-il que j'y découvre Ende, au black ambiancé efficace. Le tout premier slam de ces trois jours a lieu pendant ce set, sorti d’un public encore en train de se chauffer mais motivé et dynamique. Si Ende était passé plus tard, l’ambiance aurait été très prenante dans le public, j’en suis certain.

Il est très vite l’heure de retourner sous le grand chapiteau violet de la Dave Mustage voir les punkettes de Maid of Ace. Les quatre frangines britanniques viennent nous sortir un concert de punk… mollasson. Personnellement je n’ai pas accroché, il manquait un truc comme un peu de rage plutôt que seulement le look punk… ou je ne sais pas moi, de l’envie émanant des membres ? A part la chanteuse, disons le clairement les autres ont l’air de limite se faire chier sur scène, à part lors de petits éclats de pèche qui du coup semblent n’être que du jeu de scène forcé. On m’avait vendu ça comme autrement plus péchu et je repars déçu de cette performance.

Par contre les Allemands de Cypecore venus sur la Supositor m’ont botté le cul. A mi chemin entre l’indus et le death, leurs morceaux nous mettent de bonnes claques. Le visuel n’est pas délaissé non plus, les membres était habillés d’armures de motocross noires couvertes de néons, maquillés au cambouis. Leur univers post-apocalyptique est bien amené sur scène et porté par un double charisme : celui puissant et dynamique du chanteur juxtaposé à celui froid et statique du guitariste et du bassiste. Sous le soleil breton le public se déchaine entre pogos et slams à tout va. D’ailleurs j’y fais aussi un tour, slam compris, bien entrainé par cette excellente découverte. Je ne perds pas une miette du show.
Pas de doute, le Motocultor a bel et bien démarré !

L’ambiance retombe un peu pour le passage de Svart Crown. Non pas parce que le public n’apprécie pas (bien au contraire !) mais parce que les tropéziens envoient du lourd, du puissant qui résonne dans le sol. Peu de slams dans ce public, plutôt un grondement général d’appréciation du moment, parsemé de quelques pogos assez localisés. Même si Svart Crown est à la confluence des genres, on est plus proche d’un concert de black que de death dans le ressenti global. Pour une fois je ne vais pas me plaindre du chapiteau : dur d’imaginer un tel set en plein soleil.

De retour devant ma petite Supositor Stage préférée, j’y découvre Nesseria. Bon, personnellement leur post hardcore n’est pas du tout ma came mais pour les festivaliers c’est un défouloir certain. Ce n’est pas le groupe pour lequel on verra le plus de monde assis dans l’herbe à regarder la scène mais je pense qu’ils ont leurs chances pour concourir au plus long pogo continu du weekend. La poussière commence à bien se soulever devant la petite scène et les vigiles qui y sont assignés commencent à avoir fort à faire pour rattraper les slammeurs qui sortent de nulle part.

Mon estomac me rappelle à l’ordre : festival ou pas, il est temps de me sustenter ! Pour cela je dois aller chercher des tickets restauration… ce qui veut dire « attendre ». Attendre, oui. Une heure de queue qui n’avance pas pour récupérer les précieux sésames qui me permettront de satisfaire mon appétit. Je découvrirai au cours du weekend que je n’y suis pas allé au mauvais moment comme je le pensais mais que c’est globalement le temps normal. Un mauvais point pour l’organisation qui énerve tout particulièrement les festivaliers déjà assez remontés contre ce système en général (« à quand les bracelets cashless ? » entend-on un peu partout)
Muni des précieux coupons orange, je me dirige vers l’un des food trucks présents cette année. Comme je sais que je finirai forcément avec une spatziflette de chez Avale et une galette-saucisse du festival à un moment ou un autre, j’opte pour le libanais… que j’ai ensuite fortement recommandé autour de moi. Il est bon de constater que l’intégration de food trucks au festival a été faite avec des commerçants proposant des produits de qualité, ça c’est un bon point !

En voyant l’attente pour le merchandising officiel, je décide par contre de ne pas m’attarder maintenant parce qu’à vue de nez j’en aurais de nouveau pour une grosse demi heure. Une bonne nouvelle pour le festival qui écoule comme des petits pains les préventes de la prochaine édition.

Toutes ces péripéties m’ont tout de même fait rater le concert de Serenius et je ne vois qu’une infime partie de celui de Rendez-Vous, un show un peu hors du festival. Le quatuor plongé dans la pénombre nous produit un son électro ambiancé complètement décalé et étrange qui laisse le public à la fois perturbé et en un sens conquis… même si les festivaliers retournent très vite au metal qui les a menés à St Nolff !

D’ailleurs c’est le moment pour Devildriver de prendre possession de la Dave Mustage… et pour moi de subir pour la première fois du festival les restrictions du nombre de photographes autorisés dans le pit. Pas de photos de Devildriver dans cette chronique donc, tant pis ! J’ai été chanceux pour l’instant, on verra pour la suite.
Toujours est-il que le death américain chope le Motocultor par les tripes pour le mettre sens dessus dessous ! Durant cette quasi heure de show on a perdu le compte des slammeurs, des pogos, des hurlements de joie. Le groupe dégage une énergie incroyable qui se transmet facilement au public. Le concert de Devildriver est un très bon moment de cette journée, un équilibre entre un bon défouloir de metalleux et une bonne humeur générale. Une ambiance qui caractérise le Motocultor pour moi. Tout le festival semble s’être retrouvé sous et autour du chapiteau voir l’une des premières têtes d’affiche du weekend.

Est-il besoin de préciser que lorsqu’on change de scène pour voir Trisomie 21 on a l’impression de complètement changer de monde ? La marche du death à la cold wave est dure à franchir. La moitié du public ne sait pas ce qu’il vient voir et n’est attiré là que par la curiosité : un nom de groupe pareil ça rend interrogatif ! L’autre moitié par contre connait T21 depuis longtemps et a en général bien passé la trentaine à vue d’œil.

Mais pour beaucoup, rester devant la Massey n’était qu’un placement stratégique qui permet de rester proche de la Dave Mustage. Ultra Vomit se ramène, que diable !

Les festivaliers du Motocultor sont venus en nombre pogoter et se marrer à la fois devant ces énergumènes qui font presque l’unanimité.
Mais le show se fait attendre : le projecteur a des ennuis et l’intro ne peut pas démarrer. Un des techniciens escalade donc la structure de la scène pour le replacer, soutenu par le public qui scande « Spiderman ! Spiderman ! », un moment assez touchant où tout le monde se souvient que tout cela ne fonctionnerait pas sans les dizaines de personnes qui œuvrent dans l’ombre.

Finalement Ultra Vomit entre en scène sur leur jingle cartoonestque revisité « Entooned ». Et à partir ce moment la situation devient complètement improbable. Sur scène bien sur mais également dans le public. Je pense que les festivaliers n’arrivaient même pas à savoir ce qu’ils faisaient tant ils sautaient, riaient, chantaient, pogotaient et slammaient à la fois. Un concert d’Ultra Vomit quoi. Le set en lui-meme comporte des morceaux de leur album coup de poing de l’année dernière « Panzer Surprise » mais on n’oublie pas les classiques comme (évidemment) Je Collectionne des Canards (Vivants), également chanté par les bénévoles depuis la restauration, avant un rappel de trois morceaux : leurs deux dernières claques inévitables Kammthaar et Evier Metal ainsi que le bon vieux Quand j’étais petit. En fin de set on observe des festivaliers hilares et essouflés de cet excellent bazar, se dirigeant plutôt vers les stands de nourriture que vers les autres scènes pour se remettre de leurs émotions.

Mais il y en a comme moi qui restent pour voir Myrkur sur la Massey Ferguscene. Après nos bourrins déjantés ça semble être le calme plat mais ça fait aussi du bien. Myrkur nous propose son folk doux à l’ambiance posée avec une mise en scène quasi inexistante comme à leur habitude. Ici, on apprécie les yeux fermés. D’ailleurs si on les ouvre on ne voit pas grand chose de plus que des silhouettes dans la fumée sous une lumière monochrome verte ou bleue selon le morceau.

Retourner face à la Dave Mustage nous fait penser que ce festival est en fait un roller coaster : Ministry après Myrkur c’est une promesse de réveil ! Comme tout au long de la tournée d’AmeriKKKant la scène est flanquée de deux immenses poulets gonflables aux perruques trumpesques affichant une croix gammée barrée sur leurs ventres. Un album est sorti depuis mais globalement Ministry au Motocultor c’est la meme recette qu’il y a deux ans : des montages vidéo complètement barrés de Trump, Bush et Hillary Clinton projetés en fond de scène et Al Jourgensen qui parait seul en scène, les autres membres du groupe étant scéniquement quasi inexistants. Les festivaliers ne répondent pas présent en quantités extraordinaires et la foule est clairsemée dès que l’on s’éloigne un peu du cœur de la fosse. Beaucoup laissent seulement trainer une oreille de loin en finissant une portion de frites ou un croque-monsieur. D’autres dorment dans un coin ou au milieu de l’herbe.

En revanche, la perspective de voir Belphegor sur la Supositor sonne la fin de la pause repas : quelques minutes avant le début de leur set la pente surplombant la scène se remplit. Tout le monde vient se prendre dans les gencives le rouleau compresseur autrichien qui nous délivre un set lourd, brut, puissant dont ils ont la maitrise. Personne n’est épargné dans le cœur du public qui vibre au rythme des riffs et profite de la mise en scène où les membres couverts de corpse paint et de faux sang apparaissent et disparaissent au gré de la fumée et de la lumière. Le set se déroule parfaitement bien et satisfait tous les festivaliers présents.

Ultime changement d’ambiance de la journée : Alestorm prend place sur la Dave Mustage. Enfin pour l’instant c’est un canard géant qui trône seul en scène. Et il y reste seul longtemps puisque le show des pirates de plage britanniques tarde à débuter, la faute à un problème technique. On voit donc les techniciens s’affairer et fourmiller pendant quasiment une heure avant que les membres du groupe n’entrent en scène. Pendant ce temps le public a déjà chanté de manière plus ou moins juste et synchronisée à peu près la totalité du répertoire.
Soyons honnêtes : Alestorm c’est pas mon truc. Je me demandais vraiment ce qu’ils faisaient en tête d’affiche. Mais en voyant le monde tassé sous le chapiteau malgré l’heure et l’attente, en voyant l’ambiance pendant le spectacle, j’ai compris que ce n’était pas un choix anodin. Pour la deuxième fois de la journée le chapiteau devient le lieu d’un joyeux bordel, cette fois face à du pirate metal déluré aux allures de colonie de vacances. Et régulièrement on n’entend plus ce qui vient des baffles tant la foule chante fort les paroles ou les airs. Le public grouille et tressaute dans tous les sens, devient de nouveau un genre de tapis roulant de slammeurs.

Cette première journée de festival m’a laissé comme beaucoup d’autres épuisé mais content. La programmation très complète m’a fait un peu courir partout et du coup j’ai loupé une partie de l’ambiance globale mais je compte bien me rattraper le lendemain ! D’ici là, il faut se remettre. Beaucoup de festivaliers vont tenter de dormir ce soir, peu d’entre eux y arriveront vraiment. Après tout le camping d’un festival on sait ce que c’est : un bazar improbable où tout arrive sauf du sommeil de qualité.















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