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FEMALE METAL VOICES 2018 [ 09-10-2018 ]
Butcher babies, kobra and the lotus, asphodelia, ignea, skarlett riot
 Pavillon 666 - metal rock webzine
Lieu Rock n'Eat Live - Lyon [ 69 ] Chronique : 21 octobre 2018
Chroniqueur :
Photographe : Didier K.
Affluence NC
Contact organisateur
INTERVIEW    
En ce mardi soir du début de l’automne, le Rock’N Eat vole à la rescousse du « the european female metal voices tour 2018» en accueillant au débotté cette tournée de demoiselles naufragée du blogg… Sans faire dans la dentelle, la soirée va nous faire passer en revue cinq prestations féminines d’horizons divers depuis l’italienne gothique d’ASPHODELIA jusqu’aux bimbos coreuses américaines, les BUTCHER BABIES en passant par l’Ukraine avec IGNEA, la Grande Bretagne avec SKARLETT RIOT et le Canada avec KOBRA AND THE LOTUS. On s’accroche car il y en a pour plus de cinq heures de voyage …
Asphodelia ouvre le bal à l’heure dite . Venu d’Italie ce groupe de cinq crée en 2016 se revendique du genre dark symphonic et participe à la tournée pour quelques dates du 4 au 12 octobre. La chanteuse Samuela accompagnée de deux guitaristes, un bassiste et un batteur entreprens sans mollir d’occuper le terrain devant une assemblée encore éparse. Elle porte une robe noire sans manche et sans bretelles ce qui me fait craindre une prise de risque inconsidérée tant elle fait des mouvements de bras… à cette heure ci je ne sais pas encore ce qui nous attend plus tard.
La prestation italienne ne laissera place à aucune surprise et les sept morceaux appuyés sur un fond samples divers préenregistrés s’aligneront selon les conventions du style ponctués par force de « thank you so much »et grandes envolées mélodiques. « Are you alive tonight ? » ma foi oui, pourquoi ? on a l’air mort ? Une ligne de basse à cinq cordes retiendra mon attention sur le quatrième morceau en forme de console mio .
Ignea enchaine. Ceux là viennent d’ Ukraine et sévissent depuis 2012.. Ils sont cinq sur la scène qui soudain semble plus petite. Helle, la chanteuse bottée aux cheveux rouges, porte un peignoir en soie noire sur une combinaison pantalon moulante ajourée. Après un réglage de balance appliqué, le set démarre sur un message radio diffusé en anglais à propos d’une fusée russe. La présentation est très respectueuse : chaque titre est annoncé et son contenu introduit brièvement. Dès le premier morceau, Helle nous montre qu’elle maitrise le chant guttural. Le deuxième titre Alexandria est l’illustration parfaite du métal oriental annoncé : arpèges aladines, guitaristes portant sarouel, envolées et chevauchées rythmiques. Ça fait voyager, c’est bien ! La chanteuse ne se met pas avant outre mesure et reste dans une retenue sans chichis, elle fait partie d’un groupe tout simplement. Le jeune guitariste s’avance pour les soli en s’adressant au public ; le géant claviériste lève les bras au plafond et il faut dire que c’est lui qui prend déjà beaucoup de place sur le devant. Le sixième morceau porte sur le terrorisme et Helle nous dit ce qui n’est peut-être pas partout une évidence :
« we believe there’s no reason to kill other people ». Le public est encore assez épars mais répondra bien à ce groupe dont la musique est assez ensorcelante et sérieuse. Le chapitre intello de la soirée se clôture sur des applaudissements sincères et fournis, les miens compris.
Se prendre un peu trop au sérieux… ce sera bien le problème de la suivante qui donne son nom à son groupe de hard rock, SKARLETT RIOT, en provenance de Grande Bretagne. Here comes SKARLETT and her three boys. La gamine au nez en trompette porte jupette tulipe noire et pseudo Doc ‘s à strasses . Un indice : son maquillage est assorti à ses cheveux bleus. Une Scarlet, en anglais de la rue, désigne une jolie jeune fille qui copie sa maman…et sur ce plan le nom du groupe n’est pas trompeur. D’entrée de jeu, Skarlett fait des manières et abuse du bras tendu en avant, main ouverte. A quoi veut-elle donc bien nous inviter ? Mystère. Elle a du mal à tourner la tête quand il s’agit de headbanger, prends volontiers la pose et envoie des bisous à l’assemblée avec les deux mains comme le ferait une diva. Sa voix plutôt criarde aura raison de ma curiosité. Tout dans cette prestation sonne décousu : c’est peut être le côté riot dans son sens bruyant et incontrôlé. Malgré des efforts intéressants des guitaristes, la prestation est convenue, Skarlett semble bouder derrière son sourire inquiétant et bien qu’en pleine promo d’un nouvel album « regenerate » il n’en sera pas dit un mot. Néanmoins, certains vont apprécier quand même et c’est le principal.
N’entendant plus que les cymbales cingler, je me réfugiai coté cuisine où un jeune homme sympathique préparait des pizzas et lui commandait naturellement (vengeance !) une « rocket queen ».

C’est qui après ? Kobra and the lotus, ils sont cinq déjà venus en octobre 2015 au Ninkasi et sur place au Rock’n Eat en juin dernier, se trouvant ainsi en terrain conquis. De fait, Kobra fait une entrée fracassante et se propulse d’entrée devant la scène sur le marchepied. La canadienne apprêtée, en cuissardes, chevelure sans fin finement dorée, tenue clinquante d’acrobate galonnée en voile noir à froufrous et au balconnet généreux va très volontairement faire monter la température : voici Barbie harde-rock et ses quatre guerriers ! Le public s’est agglutiné au plus près, il ne s’agit pas de louper une miette du show. Kobra domine la situation avec grande allure tout en sourire éclatant. « Oh oh let me love you !!! », « light me up ! » le ton est donné et sa voix monte haut pour déclamer avec force mouvements de tête tantôt lascifs ou décidés, un rock classique en chant clair. Lors de ses quelques retraits vers le batteur pour qu’elle reprenne son souffle, le guitariste en profite pour déployer de ci de là des soli tantôt torturés tantôt enjôleurs. Les musiciens, les lotus donc, sont éclipsés derrière la plastique de leur vedette bottée, ils semblent s’amuser pourtant et s’agitent comme en une ribambelle de papier. L’ambiance est inhabituelle pour une prestation devant des métalleux et certains peu sensibles au charme de miss canada, tournent les talons après une brève appréciation du phénomène alors que d’autres, rockeurs venus et revenus sans doute tout exprès sont gagnés par une exaltation non feinte. Soudain, Kobra s’interrompt pour demander son âge à un garçonnet à ses pieds depuis le début et dont la présence à cette heure tardive l’interroge. La douce maman a pris le dessus et l’heureux gamin de 10 ans sera gratifié d’un tee-shirt déposé hâtivement par l’héroïne en personne revenue là tout exprès pour lui : La femme parfaite jusqu’au bout des ongles ! Sans conteste, après avoir enchainé onze titres avec vigueur sans la moindre perle de sueur intempestive tout en gardant la main sur le coeur, Kobra est une vraie pro.

Le bouquet final va aussi avoir du cœur c’est le moins que l’on puisse en dire car ce sont deux dames tout aussi généreuses, sinon plus, qui vont déployer devant des yeux déjà bien ébahis tous les atouts de la Silicone Valley . Voici les Butcher Babies, groupe de metalcore américain ! Los Angeles is in, les mecs ! Ça y est ! Place à celles pour lesquelles nombreux ont pris leur billet.
Sur ma gauche, la pétillante blonde Heidi Shepherd, baskets en cuir étoilé, pantalon ample de survêtement, haut de body noir transparent et triomphant de largesse ! Heidi Shepherd dont le growling puissant (on n’en connait pas la recette) ferait péter toutes les cannettes de boisson gazeuse du colorado ! A ma droite, la brune explosive, Carla Harvey, venue en tenue courte de Lara Croft . Le camouflage du combi short ne se fait discret que pour mieux déployer l’équivalent d’une encyclopédie* en huit volumes sans aucune retenue si ce ne sont que deux fines bretelles noires. Les voici donc toutes deux, secondées par le guitariste Henry Flury, le bassiste Jason Klein et le batteur Chris Warner et ce pour la huitième année consécutive ! « Are you ready ? » et c’est parti pour 12 titres à la chaîne qui vont embarquer le public dans un jeu grandeur nature de « catch me if you can ». Les deux voix growlées ou claires donnent une force très tonique à l’ensemble se renvoyant la balle pour marquer des buts sans relâche. Les deux copines débordent d’énergie pour en faire baver leurs admirateurs et les transformer en loups aux yeux exorbités. Sur les cinq derniers titres, les filles s’éclipsent de la scène entre les sets pour s’éponger le cou et repartent au combat. Projetées en avant tour à tour elles enfoncent le pack lui portant, pour ainsi dire, des coups de massues rebondissantes. Pour décharger le trop plein d’énergie transmisse, Heidi organise un circle pit puis un mur puis un pogo et détourne l’attention en transférant le rôle le meneur de revue à un certain Jimmy…sans blague.. Il aurait pu s’appeler Robert aussi tiens… Elles sont bien malines les californiennes. Y’avait des musiciens avec elles, mince alors plus personne n’y pense. Bref, Il en sera ainsi jusqu’à la fin sans varier.

Organiser une tournée pour faire connaitre les voix féminines du métal est tout à fait louable encore eut il fallu trouver des chanteuses plus représentatives du style musical lequel, dans toutes ses variantes, s’inscrit dans un registre sans trop d’apprêts.. Un chant guttural ne suffit pas à accorder le label metal et ce fut plutôt un spectacle de hard rock très décoré qui nous a été proposé. Ces filles ont de belles voix qui méritaient d’être entendues et le Rock N’ Eat a bien fait de les faire venir en son sein ... Ce soir, les tenues de scène auront aussi beaucoup dit de la musique et le défilé des six dames venues des cinq coins du monde en aura montré pour presque tous les gouts. Reste pour ma part un constat qui se confirme : rock ou metal, les chanteuses remettent leurs cheveux en place systématiquement et c’est juste un peu agaçant.

Note * Encyclopédie : recueil de connaissances à vocation exhaustive qui permettaient autrefois de caler des étagères.















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