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JINJER
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Mise en ligne le : 03 novembre 2016  | Intervieweur : inglewood | Traducteur :

INTERVIEW francaise - pavillon 666 - webzine metal rock
Interview de Tatiana et Eugene, respectivement Chanteuse et Bassiste du groupe JINJER lors de leur passage à Paris, au Bus Palladium.


01 / Bonjour et merci de recevoir Pavillon 666, connaissez-vous quelques mots de Français ?

Tatiana (T) : Quelques mots, oui. J'ai pris plusieurs leçons de Français mais je connais seulement des 'tongue twisters'.


02 / Vous ne connaissiez pas de gros mots ?

Eugene (E) : Juste merde (rire)


03 / OK, nous allons donc poursuivre en Anglais...
Vous êtes en tournée depuis plus de 3 semaines maintenant et vous jouez pratiquement tous les soirs, comment vivez-vous cette expérience ?

E : C'est assez fatiguant et c'est un boulot difficile en général. La dernière série de concerts que nous avons donnée, ça a été 9 concerts sans aucun jour de repos. On a commencé à Genève et fini à Barcelone, 9 concerts sans aucun jour de repos, sans aucun repos de toute de la journée même. Nous faisons de grands trajets, 600 km parfois même 1 000 km et c'est expérience difficile mais pour moi, c'est une sorte de sacrifice que nous devons faire pour mener la vie que nous voulons vivre. Voilà tout. Je pense que ça doit être surtout fatiguant pour Tatiana parce que c'est une dame. (rire) Nous sommes des hommes forts, c'est plus facile pour nous.

T : Vous être forts seulement physiquement.


04 / C'est une femme forte, je pense.

T : Non, je suis une créature douce, tendre.

E : mais avec une petite bête à l'intérieur.

T : Tout le monde en a une.


05 / J'ai vu sur votre planning des concerts que vous venez d'avoir 4 jours de repos entre le concert de Barcelone et celui de Paris. Qu'avez vous fait pendant ce temps ? Visiter Paris ?

T : En fait, nous étions en Espagne et avions des jours de repos à Barcelone. Nous avons juste passé notre temps à nous promener dans Barcelone, à visiter ...

E : Ouais, nous avons été voir les œuvres architecturales de Gaudi.

T : Nous avons acheté des trucs dans des boutiques de souvenirs.


06 / Du tourisme de base ?

E : Ouais, nous étions des touristes pendant quelques jours. La chose la plus cool là-bas, c'était la météo qui était vraiment géniale, 24°C et un soleil éclatant, du coup, on s'est
baigné dans la mer. C'était la baignade la plus délicieuse de ma vie. Je n'avais jamais été nager si tard. Hier, nous sommes venus ici, à Paris, et nous nous sommes baladés dans
la ville. Nous avons commencé au square de la Bastille, nous sommes passé par l’hôtel de ville, Notre Dame, nous avons été jusqu'au Louvre, malheureusement nous n'avons pas eu le temps d'aller à l'intérieur et de découvrir le musée, et nous avons fini à la Tour Eiffel. Nous avons marché toute la journée.

T : Ouais, et on a tout fait à pied, tout le trajet. En fait, à Barcelone nous avons fait une longue balade en ville et ensuite ici aussi. Mes pieds sont endoloris.


07 / C'est votre 2ème venue à Paris, quels souvenirs avez-vous gardé des fans français et de Paris ?

E : Oh, c'est une triste histoire en fait parce que, pour être honnête, nous n'avons pas vraiment aimé le concert que nous avons donné la dernière fois parce qu'on était vraiment fatigué cette fois-là. Nous étions presque anéantis et complètement à plat et nous n'avons pas eu la chance de jouer en pleine forme. Nous avons encore, jusqu'à aujourd'hui, de mauvais échos de ce concert, je veux dire, pour nous. Nous allons tout défoncer ce soir. Aussi, je dois dire que c'est toujours cool de venir ici parce qu'on retrouve des amis. Nous avons un groupe qui vient de Paris, nos bons amis du groupe Dagara, nous les avons rencontré en Ukraine la première fois, ils étaient venus là pour jouer et c'est toujours cool de le voir et de passer du temps ensemble.


08 / Existe-t-il une différence entre les metalleux ukrainien et les metalleux français, par exemple ?

E : Et bien,

T : Je ne sais pas, peut-être. Dans chaque pays d'Europe, le public est beaucoup plus vieux qu'en Ukraine. C'est une question d'âge.

E : Vous ne verrez jamais, presque jamais, une personne de plus de 30 ans à un concert de métal en Ukraine parce qu'il n'y a les ados qui viennent aux concerts et c'est un gros
problème pour la scène métal parce qu'après, ils grandissent et ils partent, ils arrêtent de venir aux concerts. En Europe, c'est complètement différent. Nous avons fait plusieurs
tournées en Europe, dans toute l'Europe, principalement dans la partie Est, nous avons des fans très dévoués et ils continuent de venir à nos concerts et certains d'entre eux ont
plus de 50 ans ! C'est absolument impossible pour l'Ukraine. C'est la plus grosse différence.


09 / Les groupes disent toujours que les français sont un peu taré dans la fosse.

E : C'est cool, on aime ça.

T : Ouais, on aime ça.


10 / Vous savez que dans une petite salle comme celle-là, ça va être la guerre.

E : Nous sommes prêts et, en fait, c'est ce qu'on recherche parce qu'on aime pas vraiment les gens passifs.


11 / 2016 est une bonne année pour JINJER, vous avez signé avec Napalm Record, vous avez sorti un nouvel album (LP) et vous êtes en tournée européenne. D'après vous, quelles sont les prochaines étapes ?

E : C'est difficile à dire. Nous allons clairement beaucoup partir en tournée l'an prochain. Nous allons jouer autant que nous le pouvons, partout, dans toute l'Europe. Nous aurons
probablement la chance d'aller au Royaume Uni et pendant l'été nous ferons autant de festivals que possible, en espérant que nous pourrons participer à quelques festivals français.


12 / Et pourquoi pas le Hellfest ?

E : Oh, c'est un de mes, vous savez, rêves, le rêve d'une vie. On verra et on commencera à travailler sur un nouvel album l'an prochain, dans les années à venir. Ce sont nos priorités pour le futur.


13 / L'album King of Everything a été écrit très vite, ce devait être un EP au départ.

E : Nous n'avions pas prévu de faire un LP mais Napalm Record nous a signé et ils ne veulent que des albums complets. Du coup, nous n'avons eu que 3 ou 4 mois pour composer les morceaux. D'un côté, c'était vraiment dur mais de l'autre, c'était une expérience sympa parce que les titres sont très honnêtes, très sincères. Nous n'avons pas eu beaucoup de temps pour nous entraîner, pour y penser beaucoup, nous avons juste exprimé ce que l'on avait à l'intérieur.


14 / (à Tatiana) J'ai lu quelque part que tu étais fan de Sandra du groupe Guano Apes. Je trouve que ta voix, dans certains titres, ressemble un peu à la sienne.

T : Ouais, c'est parce que j'ai commencé à chanter dans des groupes quand j'avais 15 ans et, à ce moment là, j'étais une grande grande fan, la plus grande, peut-être la plus
grande fan de Sandra. Même si je ne l'ai jamais vu en concert, c'est vrai que ma voix lui ressemble, structuralement, quand je chante en son clair.

E : C'est normal. Si tu regardes bien, pas mal de chanteurs modernes, par exemple, mon groupe favori de tous les temps est Opeth et, Mikael Âkerfeldt chante quasiment comme
les chanteurs de la vieille école du genre Deep Purple et autre parce qu'il a grandit avec ça. Quand tu grandis avec quelque chose, ça devient une sorte d'inspiration pour toi et ça se voit.


15 / On compte parmi vos influences des groupes assez variés, vous citez souvent Gojira, groupe qui fait notre fierté.

E : Clairement, ils méritent le fait que vous soyez fier d'eux, c'est un groupe excellent.


16 / Connaissez-vous d'autres groupe Français ?

E : Évidemment. Par exemple, il y a un très bon groupe de technical death métal qui s'appelle Gorod, je les ai beaucoup écouté. Il y a 10 ans, j'étais vraiment à fond dans le death metal. Quoi d'autre, hum, il y a un vieux groupe appelé Psykup, ils sont vraiment cool. Il y a ce bon groupe qui s'appelle Hypno5e.

T : Rise of the Northstar.

E : Oh ouais, les gars avec lesquels on a partagé plusieurs la scène, des gars géniaux aussi, et on les écoute dans le van en fait. Nous avons un CD de Rise of the Northstar, Hypno5e, Gojira évidemment, c'est ce qu'on écoute beaucoup.


17 / Afin de mieux vous connaître personnellement, si vous êtes d'accord, nous souhaiterions vous interroger sur vos vie en Ukraine, qui est un pays assez mal connu par la plupart des français. Avez-vous, ou aviez-vous, un métier autre que musicien ?

E & T : No.

E : Nous sommes seulement musiciens. Nous avons arrêté de faire quoique ce soit d'autre il y a 2 ans et demi quand, en fait ... Vous savez que nous venons de l'Est de l'Ukraine ? Soit exactement l'endroit où la guerre fait rage. Nous avons dû partir et depuis, nous n'avons plus eu d'autres métiers que la musique. La musique nous a sauvé d'une certaine façon. C'était dur à l'époque et nous avons commencé à tourner, tourner none stop et nous avons commencé à gagner de l'argent grâce à ça et ça nous a permis de survivre.


18 / Vous arrivez à vivre de votre musique ?

E : Oui.


19 / En France, comme dans beaucoup de pays, je pense, il est vraiment difficile de vivre de sa musique.

E : Oui mais votre niveau de vie est vraiment très élevé et il est coûteux. Nous habitons en Ukraine. Ça coûte moins cher et c'est pour ça que ce qu'on gagne avec notre musique
est suffisant. Si tu te limites à un seul pays, tu n'y arriveras jamais. Mais si tu commences à tourner à l'international, dans différents pays, il y a une chance. C'est ce que l'on a fait
en fait.


19/ Dernière question personnelle à laquelle vous n'êtes pas obligé de répondre, un peu plus politique. Les médias français ont cessés de parler de la situation de l'Ukraine depuis longtemps maintenant. À quoi ressemble vraiment la vie de tous les jours en Ukraine en ce moment ? Y a-t-il toujours une guerre civile avec des conflits ouverts ?

E : Oui. La guerre civile, pour être honnête, est toujours en cours et, elle est localisée uniquement dans l'Est de l'Ukraine.


20 / Dans vos villes natales ?

E : Ouais, exactement. Nos villes natales, Tania vient de Horlivka (Горлівка), moi je suis de Makiïvka (Макіївка), ce sont d'assez grosses villes en fait car Makiïvka compte 400
000 habitants et Horlivka 250 000. Elles sont sous le contrôle des séparatistes et nos parents sont toujours là-bas. Ils habitent là-bas et, de temps en temps, nous essayons de
leur rendre visite. Nous allons là-bas, dans ces territoires, et la guerre est toujours là. Les deux camps s'affrontent mais le reste du pays semble plutôt, paisible. Nous sommes
maintenant établis à Kiev (Київ) et c'est très calme là-bas. C'est une chose très difficile à expliquer, je ne sais pas comment c'est possible. Le truc c'est que personne ne dit la
vérité à propos de ce qui se passe là-bas. En Ukraine, personne n'appelle ça une guerre civile, même si les soldats des deux camps sont des citoyens ukrainiens. Personne
n'appelle ça une guerre civile : la police ukrainienne et les politiques ukrainiens appellent ça des opérations anti-terroristes et ils appellent les séparatistes des terroristes, et les
gens les croient ! Les gens croient en ces, disons, conneries, et ils n'en ont juste rien à faire. Tout le monde va au travail, rentre du travail tous les jours, prend son repas et part
faire un pique nique pendant le week-end. C'est une vie absolument tranquille. Personne n'en a rien à foutre de ce qu'il se passe dans l'Est de l'Ukraine et des gens qui meurent tous les jours. C'est un sujet vraiment étrange à aborder. Notre gouvernement, le gouvernement ukrainien, ne laissera simplement pas les séparatistes être là et les séparatistes n'iront
nulle part, ils ne rejoindront pas la Russie donc ils resteront là. Et c'est impossible de résoudre cette situation de façon militaire parce que personne n'a le pouvoir de
combattre. C'est une impasse. Le pire dans tout ça, c'est que le monde garde les yeux fermés.


21 / Tu penses que la guerre ne s'arrêtera jamais ?

E : Il n'y a juste, malheureusement, aucun moyen de s'en sortir et ça continuera à brûler comme ça pour très longtemps. Personne ne cherche de solution et, comme je le disais,
personne n'en a faire. Personne ne peut vraiment forcer les deux camps à se calmer.


22 / À se calmer et à parler ?

E : Ils ne parlent pas, ils ne font que se tirer dessus. C'est une triste histoire.


23 / Pour terminer cette interview, et un peu parce que nous sommes curieux, une anecdote drôle ou quelque chose extraordinaire qui vous soit arriver pendant cette
tournée ? Avez-vous rencontré des fans un peu cinglés ? Des déclarations d'amour ?

E : Elle en reçoit tous les jours !


24 / Des trucs qui sortent de l'ordinaire ?

T : Oui, il y en a mais certains sont assez, hum, illégal peut-être ? Ou vraiment ... Ce n'est pas pour

E : les médias. (rire)

T : C'est difficile de choisir quelque chose parce que ça fait 3 semaines qu'on est en tournée et en fait, dans ma tête, tout se mélange : les événements des tournées précédentes, je ne me souviens pas si ça a eu lieu dans cette tournée et ou dans la précédente. Hum.

E : En Italie, nous avons un gars, un fan très dévoué. Il y a 50 ans, même plus que 50 ans, et il travaille à l'usine Nutella. À chaque fois que l'on vient, il vient à tous nos
concerts et nous apporte du Nutella. Donc à chaque fois qu'on est en Italie, nous avons du Nutella. C'est assez drôle. Nous avons eu du bon temps au Portugal aussi. Nous
avons été à Coba da Roca et on s'est bien amusé là-bas. Nous y avons rencontré des ukrainiens. C'était assez fun un peu partout.

T : Des choses drôles arrivent constamment parce que notre ingénieur du son et, en fait, tous les gars du groupe ont un bon sens de l'humour, à part lui (en pointant Eugène),
donc, on peut rire de tous, de chaque détail que nous voyons et cette tournée n'est faite que de rires et d'amusement.

E : Je me souviens d'une chose très drôle, ça s'est passé hier. Je ne comprend pas vraiment le français et j'ai du acheté de la glue. Je suis allé au supermarché et j'ai demandé à un des employés si je pouvais acheté de la glue. Il a dit ''Ouais, prenez ça'' et j'ai acheté ce truc. J'ai essayé de coller ce que j'essaie de réparer et, au final, ce n'était
pas de la glue mais de l'anti-glue !

T : Détache glue.

E : Détache glue, ouais. (rire) Et j'en ai mit sur le truc que j'essayais de recoller mais ça n'a pas fonctionné et après, j'ai acheté de la vraie glue mais, parce que j'avais mit de
l'anti-glue dessus avant, ça n'a de nouveau pas marché ! (rire) J'essayais de réparer mes veilles chaussures et du coup après ça, j'ai simplement dû aller acheter une nouvelle
paire de chaussures.


Merci à vous de nous avoir reçu.

E : Merci d'être venu, c'était un réel plaisir de te rencontrer et de parler avec toi.

original INTERVIEW - pavillon 666 - webzine metal rock

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