Êtes-vous réellement prêts ? Je veux dire, prêts à vous décrocher les cervicales et à vous prendre une bonne dose d’adrénaline ?
Parfait alors, car voici les lyonnais de Buy jupiter, groupe crée en 2013 (déjà !) et qui ont sorti précédemment 3 albums – que je qualifierai d’EP - (Departure en 2016, Crossworlds en 2017 et Eclipse en 2019). Tous conceptuels avec une inspiration d’Isaac Asimov : idéal pour tous les fans de Science-fiction donc.
Une dizaine d’années plus tard, voici donc leur nouvel album « earth », toujours dans cette optique conceptuelle SF. Un album qui a eu le temps de murir, de s’enrichir, et je dois dire que l’on a bien eu raison d’attendre. Un mot pour résumer ? Intense !
Leur death metal est résolument carré, technique et millimétré. Porté par un chant rageur à la limite de la possession, on est dans des compos hyper dynamiques, que certains peuvent qualifier de « deathcore ». Riffs de guitares incisifs et saccadés - avec quelques solos indus, la puissance de feu est juste incroyable - et surement usante lors de concerts.
Mais Buy jupiter, ce n’est pas « que » du tranchant et du massif. Il y a également des passages « progressifs », comme sur les titres « Allegiance » ou « Neural Tv broadcast», où l’on trouve un passage très calme et chill/jazzy, qui peut surprendre. Car oui, n’oublions pas que c’est un album conceptuel et que la musique accompagne les propos des textes et de l’orientation de l’histoire. Sur « Embrace of the serpent god », nous avons un (petit) moment « aérien », qui permet de reprendre un peu ses esprits. Des passages salvateurs qui permettent donc d’aérer l’ensemble.
Je ne vais pas dévoiler tous les titres mais le bouquet final “Battle for earth” sera pour moi leur meilleur titre, avec ce doux mélange de puissance, de progressif et de notes indus. La basse s’en donne à cœur joie, la batterie est inspirée, le tout sous des coups de buttoirs implacables (et impeccables) des guitares. A noter la présence de deux « guest stars » - guitare solo de Sébastien (Sand to stardust) et chant de Julien (Dukkha) ; bref un titre vraiment bien construit et maitrisé.
Que dire si ce n’est que cet opus est une vraie perle ? De la pochette/design général aux textes, des compos ultra carrées à des musiciens inspirés, le tout sous une production qui met bien en avant cette intensité, dur de faire la fine bouche.
Un album maitrisé de bout en bout, à soutenir et à ne surtout pas rater !







