Voilà déjà le troisième album de Chez Kane et c’est plus sexy que jamais que la jeune anglaise se présente sur la pochette de son nouvel album 10 titres. Reste à découvrir si le ramage vaut le plumage.
Je dois l’avouer, c’est fébrilement que je m’empare de ma plus belle plume pour écrire cette chronique. Est-ce cette magnifique pochette (la pochette de l’année) qui me met dans cet état ? Très certainement ! Je n’ai pas encore écouté la moindre note de ce nouvel album de Chez Kane que mon corps frétille déjà ! Mais je dois me reprendre car nous sommes ici pour parler de musique et uniquement de musique. Alors je ferme les yeux pour ne pas être déconcentré par cette pochette on ne peut plus explicite et j’ouvre grand mes oreilles.
Dès les premiers accords de “Reckless”, le premier titre qui ouvre l’album du même nom, je me prends à taper du pied et à bouger la tête, emporté que je suis par ce morceau hyper calibré pour les radio U.S. Tout est bien en place, les synthés en arrière plan, les coeurs et le refrain imparables, un rythme endiablé et un solo de …saxo !
En fait c’est simple : tout au long de cet album, Chez Kane nous propose un voyage spatio temporel. Prenez place à bord de la Delorean de Retour vers le futur, fixer la date au milieu des années 80 et plein gaz sur Los Angeles et sa scène rock/glam. Si vous êtes un nostalgique de cette période bénie des dieux question hard rock, ou bien si vous ne l’avez pas connu et que vous voulez avoir un aperçu de ce que c’était, ce nouvel album de Chez Kane vous offre le meilleur récapitulatif possible. Ressortez les Walkman, les patins à roulettes, les jambières façon Véronique et Davina (les plus jeunes doivent se demander de quoi je parle), et insérer “Reckless” dans le gros radio cassettes comme à l'époque. Vous y découvrirez un mix de hard fm, de rock énergique qui vous fera irrémédiablement penser à Bon Jovi, Pat Benatar, Bryan Adams, Def Leppard, Vixen, Survivor, Huey Lewis, Whitesnake et j’en passe.
“Personal Rock’n roll” ne ralenti pas le tempo, bien au contraire. On retrouve un solo de saxo sur “Night Passion”, qui se veut à peine plus calme. “Strip me down” propose un énorme solo de guitare alors que “Tongue of love” emporte tout avec son synthé imparable et sa grosse basse façon électronique. Le très rythmé “Love Tornado” vous rentre dans le crâne avec son refrain entêtant et son gros solo de guitare tandis que “Bad Girl” pousse les guitares en avant et propose un gros riff. Suivent “Street Survivor” et “Too Dangerous”, titre sur lequel Chez Kane pousse sa voix sans difficulté pour atteindre des notes plus aiguës.
L’album se termine comme il a commencé, de façon énergique, endiablé, inspiré avec le titre “Body Rock”.
Composé principalement par Danny Rexon du groupe suédois Crazy Lixx, cet album est une réussite autant pour l’interprétation musicale que vocale. Tous les titres sont parfaitement homogènes. Certes cet album n’est pas d’une originalité flagrante mais le tout est tellement bien fait qu’on passera outre. Et puis si vous voulez vous replonger dans l’ambiance Big Rock/hard FM des années 80, cet album est parfait.






