Et de 15 pour les suédois d’Evergrey, avec leur nouvel opus « Architects Of A New Weave », sur le label Napalm records. Il faut dire que certains groupes mettent 10 ans à sortir un album, eux en sortent tous les 2 ans en moyenne ! Une carrière prolifique, et des albums toujours réussis, voyons ce qu’il en est ici.
On attaque par le premier « Welcome To The Pattern » avec de gros riffs et un synthé en arrière-plan qui oriente la mélodie. Toujours ce chant clair impeccable, ici accompagné en chœurs pour le refrain, un mélange de thrash/heavy/progressif dont Evergrey ont le secret, alternant puissance de feu et passages plus calmes.
Le titre « The Shadow Self “ est la suite logique de tout ce que le groupe a proposé ces dernières années, et reconnaissable entre mille. Toujours ces gros riffs en arrière-plan, et ces petites notes mélodiques au synthé. « Architects Of The New Weave « sera lui légèrement plus progressif, avec un bon petit solo de guitare que les puristes devraient aimer.
« The World Is On Fire « est quant à lui légèrement plus orchestral avec un refrain puissant... mais je vais être honnête : tous les titres sont construits de la même façon : gros riffs thrash, lourds et incisifs, puis des moments de calme/progressifs, une ligne mélodique et un refrain plus ou moins accrocheur.
Je me suis dit « peut-être qu’ils vont innover ou prendre plus de risques sur cet album ? » : que nenni. La recette marche (bien), pourquoi en changer. Quand on voit les risques que certains grands groupes ont pris et qui ont failli causer leur perte (Metallica, Megadeth, Motley crue…), il est en effet peut être plus stratégique de rester sur « ce que l’on sait faire de mieux ».
Notons également la participation de Mikael Stanne (Dark tranquillity) sur le titre hyper mélodieux « A Burning Flame « avec un duo vocal clair, un peu surprenant.
Nous terminerons l’album sur une sorte de ballade « The Prophecy » avec un peu d’émotion et du piano (entre autres), bref pas vraiment à mon gout car un peu trop « shamallow », mais le repas ne se termine-t-il pas par un dessert sucré ?
Au final, que reste-t-il ? Un bon album, c’est sûr. Des musiciens talentueux, une bonne production… Mais je le trouve légèrement moins réussi qu’un « Theories Of Emptiness » qui avait plus de relief , ou le savoureux « Escape Of The Phoenix ».
C’est du bon, mais pas de prises de risques et un album plutôt linéaire dans l’ensemble : les fans continueront à aimer. J’espère juste que le groupe parviendra à nous surprendre (un peu) les prochaines fois pour que l’on ne soit pas dans une boucle musicale.







