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EXODUS

Goliath

Thrash metal

Date de sortie : 20 mars 2026
Format : CD Album
Durée : 54.25
Lien du Label Lien du Groupe
Note Générale
Originalité
Technique
Production
Émotion

Chronique réalisée le 23 avril 2026, par : Dirty-Charly

On ne présente plus Exodus, ce groupe de thrash légendaire de la bay area qui nous avait laissé un excellent souvenir avec son album précédent “Persona non grata”.
Depuis, le groupe s’est encore séparé de son chanteur Steve “Zetro” Souza pour le remplacer par le revenant Rob Dukes qui officia au sein du groupe entre 2004 et 2014.
En tant que fan inconditionnel du groupe depuis1985, c’est toujours avec une certaine excitation que j’attends les nouvelles offrandes de Exodus. Alors qu’en est il pour cette livraison 2026 ?

Je partais avec un certain à priori très partagé à l’écoute des trois singles proposés avant la sortie de l’album. Autant le premier titre qui ouvre l’album “3111” m’avait convaincu avec son riff de pur thrash traditionnel, autant le titre “Goliath” m’a laissé quelque peu perplexe.

Le titre “Hostis humani genesis” suit la même voie que “3111”, autant dire que l’album commence bien. Là encore, on est sur du pur Exodus, un thrash gras, avec des riffs chuggy à souhait, la batterie de Tom Hunting qui martèle un rythme dynamique, la basse de Jack Gibson qui fracasse tout et des solos précis et tranchants.
“The changing me” commence avec une intro à la guitare qui fait penser au thème du film “Halloween”. C’est assez bizarre mais passons. Puis un gros riff comme sait les pondre Gary Holt arrive avec force et puissance jusqu’à ce qu’un refrain improbable vienne se poser comme un cheveux sur la soupe et casse l’ambiance générale du morceau. Un refrain qui se veut mélodique, avec la voix de Rob Dukes plus chantée que hurlée et qui me désoriente quelque peu alors que le morceau est plutôt thrash au demeurant avec un solo de guitare toujours aussi efficace. Bref, premier petit “accroc”.

Le single “I promise you this” propose un gros riff bien thrash comme on les aime chez Exodus. Le refrain est certes mélodique mais ne vient pas casser la dynamique du morceau. Gary Holt et l’excellent Lee Altus se font un duel de solo de guitare qui rend ce morceau excellent.
Le morceau “Goliath” nous entraîne sur un terrain lourd, lent, aux relents doom et au rythme pachydermique. Au milieu du morceau un violon apparaît en arrière plan sur des harmonies de guitares électriques. Je n’ai rien contre ce bel instrument, mais avouez que cela peut surprendre le thrasher de base qui s’attend plus à du cassage de nuque qu’à de la valse viennoise ! Bon j’exagère un peu mais vous avez compris l’idée !

Heureusement “Beyond the event horizon” repart sur les chapeaux de roue. Du pur thrash “Exodusien”. Tantôt speed, tantôt heavy, toujours puissant, le morceau est ultra efficace.
“2 minutes hate” commence avec un riff groovy, pour proposer un heavy metal assez basique finalement puis se termine en s’énervant sur un riff et des choeurs aux tendances hardcore.
“Violence works” laisse un peu tomber le thrash pour proposer un rythme groovy qui pourrait lorgner sur du Pantera.
Le rythme de “Summon of the god unknown” est lent , lourd, heavy. Le morceau dure presque 8 minutes et dans ce laps de temps Exodus fait varier les tempos. Du coup, le rythme s’accélère au milieu du morceau avec une nouvelle fois un duel entre Gary Holt et Lee Altus, pour se terminer comme il a commencé, sur un rythme plutôt lourd.
“The dirtiest of the dozen” termine l’album de façon assez basique. Ce n’est certainement pas le meilleur morceau de l’album.

Pour conclure, je dois avouer que je suis un peu décontenancé par les nouveaux éléments que Exodus a voulu apporter à ce nouvel album “Goliath”. Heureusement, la production de ce 12è opus reste énorme, le grain des guitares est tellement caractéristique du son thrash metal, la basse de Jack Gibson vient parfois sauver des morceaux “faiblards” et Tom Hunting apporte un réel plus de par son jeu si personnel.
En incluant des petites touches de doom, de groove, de mélodie et autre violon, Exodus tente d’enrichir sa musique au risque de surprendre son auditoire “historique”. L’avenir nous dira si c’est le bon choix.

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