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ILDFAR

Der ligger et land

Black metal

Date de sortie : 12 avril 2026
Format : CD Album
Durée : 50.00
Lien du Label Lien du Groupe Lien musical
Note Générale
Originalité
Technique
Production
Émotion

Chronique réalisée le 4 mai 2026, par : Vorace

Je ne vais pas vous mentir avec ce nouvel album de ILDFAR je m’attendais à reprendre la route là où je l’avais laissée.

Après l’âpre « Sorrowful echoes of perdition » (2024) salué par une critique discrète mais typique des sorties underground, je pensais retrouver le même son écorché de trachéite hivernale Norvégienne. Un album linéaire dans l’ensemble mais honnête et fidèle à la mélancolie froide du genre, à l’instar de la sortie en objet de cette chronique le bien nommé « Der Ligger et land ».

Quatrième album de Thomas Aamodt a.k.a Favn, multi-instrumentiste et actif de la scène underground Norvégienne à l’origine de projet tel que THORNS OF RUINS (entre autre), « Der ligger et land » dénote d’avec les précédentes sorties d’ILDFAR sur plusieurs points.

Au probable grand désarroi des fans purs et durs du black old-school, ILDFAR prend un tournant inattendu en levant le pied sur la frénésie juvénile des premiers opus. Ici, le mid-tempo est assumé et pose d’entrée de jeu des nappes atmosphériques froides en rappel direct au titre de l’album. Les morceaux comme « Urgaard » ou « Hjemkomsten » posent ce ton contemplatif semblable à un Western Scandinave, dans un canevas assez homogène entre hommage et travail de mémoire à « ce qui gît là ».

Mais le véritable point de bascule réside dans l’usage des voix claires, sobres et presque austères, qui collent parfaitement au ton introspectif de l’album avec une fluidité inattendue. Une prise de risque audacieuse à l’élégance bourrue et à la puissance évocatrice étrangement apaisante, qui rééquilibre le manque de variété que l’on pourrait reprocher à l’album.

Favn semble ne plus chercher à hurler contre le monde. Il le regarde mûrir avec la classe grincheuse d’un ermite qui fume sa pipe au coin du feu, un couteau caché dans la botte.
« Der ligger et land » n’est pas l’album de black metal de l’année, mais il est très certainement le plus personnel et mature de ILDFAR à ce jour. Un album qui se laisse apprivoiser avec un petit goût de "reviens-y" et qui fera le bonheur des amateurs de nature froide.

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