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PILORI

Sans adieu

Black sludge crust hxc grind

Date de sortie : 26 avril 2026
Format : CD Album
Durée : 34.16
Lien du Label Lien du Groupe Lien musical
Note Générale
Originalité
Technique
Production
Émotion

Chronique réalisée le 26 avril 2026, par : Clochette

Pour cette nouvelle chronique je vais vous présenter le formation PILORI, made in France d’origine Rouennaise spécialisée dans le hardcore extrême, black metal, death, grindcore, crust et sludge, bref une grosse partouze musicale.

Le groupe qui nous présente leur 3ème nouvel opus intitulé « Sans Adieu », qui est sorti le 17 avril 2026, chez Frozen Records, composé de 10 titres, enregistré une fois encore par Cyrille Gachet (Fange,Year of No Light, Sordide, Monarch, Yarotz, Verdun… …), masterisé par Brad Boatright (Nails, Full of Hell, Cult Leader, Gatecreeper, Pig Destroyer, Obituary, Tragedy…).

4 ans d’attente entre "Quand Bien Même L’Enfer" et le "Déluge S’Abattraient sur Nous" et leur nouveau disque, c’est long, mais mieux vaut tard que jamais.

Leur musique est abrasive, sombre, troublante et percutante, emplie de noirceur, de mélodies profondes, de changements de rythmiques et de styles, de guitares pachydermiques, violentes et rageuses, de riffings très lourds, n’a jamais cessée d’évoluer, à travers diverses influences, naviguant entre le crust énervé, le black sinistre, le death hargneux, le grind dégoulinant, le hard core chaotique et le sludge astral.

Le disque débute avec « Lèse Majesté » nous offrant une atmosphère très sombre, des riffs massifs, des guitares agressives, ce climat très oppressant, une rythmique hxc, cette batterie martelante, des vocaux graves, hystériques, gutturaux, growlés, des cris éraillés, cette ambiance malsaine, un solo black très sombre, et des passages écrasants.

« A Pierre Fendre » débute avec une intro lourde et poisseuse, un son black metal très dark, des cris rauques et éraillés, renvoyant la balle à une voix plus gutturale, cette guitare aux sonorités black metal nous mettant tout de suite dans une ambiance glauque et inquiétante, s’emballe soudain dans une vitesse ravageuse, avec ces riffs huileux et épais, une rythmique crusty plutôt entraînante, des riffs speed, ce growl entêtant bien caverneux, suivit de sonorités death métallique, accompagné d’un chant hxc, puis débarque de nulle part un passage de sludge planant, d’une batterie battant la mesure de manière plutôt lente, accompagnée de cette guitare mélodique et abrasive l’accompagnant jusqu’à la fin du morceau.

« Le couteau Par La Lame » commence avec quelques sonorités hxc, un chant déchiré, et déchaîné, suivit de sonorités black metal, accompagnées de vocalises criées, hurlées, hystériques, devenant graveleuses au fil de l’écoute, ce côté malsain qui est bien présent, on peut aussi entendre des guitares saccadées, un léger côté mélodique, à nouveau une voix masculine criarde, suivie d’un growl très court pour la clôture de la chanson.

On peut découvrir dans « Chiendent » une grosse voix gutturale et rocailleuse, une guitare énergique et brutale, des résonances death virant vers le black, jumelées à quelques passages hxc, ce chant primitif, profond et grave, accompagné par une musique black metal finalisant le titre.

« Chaos Rampant » nous proposant une musique black, une guitare mélodique et galopante, des cris growlés et rappeux, une batterie speed et déchaînée, cette musique black qui nous effraie, comme si un affreux monstre s’approchait de nous avec une démarche bien lourde et que ce monstre écrasait tout sur son passage, puis arrive une cacophonie de divers sons stridents, une gratte saturée et maîtrisée, toujours cette atmosphère oppressante, et ces harmonies très sales avec ces riffs rampants finalisant cette maléfique berceuse.

« Sans Adieu » morceau instrumental, avec des notes de violoncelle en guise d’intro, nous plongeant tout de suite dans cet univers mystique, avec cette petite mélodie apaisante, lumineuse, et énigmatique, sa petite touche de douceur, au milieu d’un album agressif, frénétique et furieux.

« La Présence Des Absents » une intro très dure, organique virant vers le death black, une guitare répétitive, une rythmique entêtante, une ambiance ésotérique, un climat haineux une atmosphère suffocante, des cris rauques, criards et rageux, mais malgré tout maîtrisés, quelques envolées de mélodies mélancoliques, et pour finir du black metal funèbre.

« Avant Que Le Vent S’Elève » nous proposant une intro hxc, jumelée d’une voix grind/grunt, une batterie énervée, des sonorités black metal, suit un solo de guitare qui prend aux tripes, suivit d’un hurlement enroué et rocailleux, un mélange musical de hxc et de black, suivit d’un changement de rythme et de style en mode plus posé avec un passage de sludge mystique et ces riffs très aériens.

«Volontaire», avec cette batterie plus tranquille et écrasante, cette ambiance angoissante et macabre, une rythmique tribale, une guitare douce, apaisante et planante, une voix masculine, claire, grave limite narrée, ce climat mystérieux et obscur, débarque une voix criarde et corsée, un chant désabusé sur les couplets, qui éructe sur le refrain hurlant son titre, des paroles en Français. Pilori créé un climat de malaise dans des phases en apparence apaisées avec l’apparition de quelques notes de violoncelle sur le second couplet, du sludge affûté, des larsens en continu, une partouze de musique dissonante, de cris éraillés et rauques et de cette guitare lugubre et brumeuse qui nous emporte très loin.

Et nous terminons, avec la 10ème piste « La Rose Et L’Épine » avec des cris harassés et rocailleux, une batterie speed et martelante, une guitare enivrante, une atmosphère sinistre, partant dans un black metal désenchanté, puis arrive une batterie blastante, une mélodie sombre accompagnée de hurlements écorchés / déchirés, une rythmique cadencée dans un tableau confus et embrumé.

Bref un excellent album que nous vous conseillons de découvrir, vous ne le regretterez pas, perso je me suis régalée, en dégustant cette délicieuse galette à la sauce piquante, même si je préfère les voir en live, d’ailleurs petite anecdote j’avais eu la chance d’assister à un de leur concert dans la Salle du 3 Pièces à Rouen, ou Pilori partageait l’affiche avec les gueules de Bain de Sang, c’était un peu avant la COVID, et ce qui m’a surpris lors de leur prestation live, c’est le changement brutal de styles, de types de vocalises et de rythmiques, c’est très déroutant, surtout quand vous les voyez la première fois sur scène, mais çà reste malgré tout leur marque de fabrique.

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