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SKAPHOS

THE DESCENT

Death/Black metal

Format : CD Album - 2026
Durée : 33.14
Lien du Label Lien du Groupe Lien musical
Note Générale
Originalité
Technique
Production
Émotion

Chronique réalisée le 7 avril 2026, par : Thunder

Le grand retour de la barque déchainée est proche, humez les embruns, la mer s’agite, équipez vous matelots, ça va secouer !



Pour celles et ceux ne connaissant pas encore SKAPHOS, c’est avec fierté que je peux vous dire que c’est une formation française,

à l’origine un groupe d’amis avec une envie commune, monter un projet qui remue en alliant la brutalité du death metal et la dissonance du black metal.

De longues discussions ont finalement permis au groupe de marquer la naissance de SKAPHOS en 2018.



Le premier album a émergé des abysses en 2020 avec le sinistre “Bathyscaphe”, tout en autoproduction, et je trouve ça beau.

Je vous invite à aller l’écouter, surtout si vous cherchez de l’authenticité alliée à des rythmes menaçants.

Puis, pour les fans de Lovecraft, vous retrouvez un grand clin d’œil à la nouvelle “Le Temple”, qui racontait la disparition d’un U-boat 29 lors de la Première Guerre mondiale.

Cette sortie avait été suivie d’une tournée française et d’un petit tour chez nos voisin(e)s suisses afin de défendre leur univers et ce qu’ils ont à offrir à la scène metal.

Nos créatures abyssales travaillent dur, un deuxième disque sortait peu de temps après, “Thooï” en 2022, lui aussi autoproduit comme son grand frère. C’est en 2025 avec la sortie de “Cult of Uzura” et la signature chez Transcending Obscurity Records que le projet prend un réel élan à mon sens, à une échelle beaucoup plus large.

Nos poissons des grands fonds ont eu l’honneur de performer dans plus de 20 pays, à travers l’Europe et l’Asie.

Ils ont pu jouer aux côtés de groupes mythiques comme VOMITORY, I AM MORBID, VADER, SUFFOCATION et bien d’autres.

J’ai entendu dire que sur scène, Skaphos est une expérience à vivre, une immersion profonde au sein de leur univers.

Ce monde peut aussi être retrouvé dans leurs créations visuelles, qu’il s’agisse de clips ou de courts-métrages comme le bien connu “La Litanie des Flots”.

Pour les amateurs(trices) d’audiovisuel, sachez qu’un long-métrage est en chantier : “Aurores Noires” et on m’a dit que la sortie est prévue pour cette année 2026, restez aux aguets !

D’ailleurs vous êtes chanceux(euses), une tournée se met en route ce mois-ci, alors foncez, ils feront un passage en France avec deux dates, une à Paris ce 16 avril et une à Lyon au Rock N Eat le 27 avril, pour défendre leur nouveau bébé dont nous allons maintenant parler.



Bienvenue là où les rayons du soleil ne passent plus, ressentez ce froid intense, la pression colossale peser sur votre corps, voilà “The Descent”.

On retrouve bien sûr Stéphan Petitjan au chant et à la guitare, Théo Langlois à la basse, Jérémy Tronyo avec une deuxième guitare pour encore plus de riffs et Nathan Faure qui porte les coups fatals à la batterie.

Un disque qui comporte 8 morceaux d’une incroyable intensité, de nouvelles histoires emplies de mystères alliées à une touche cauchemardesque d’agonie.

L’album nous parle de cataclysme, de tentatives de survie désespérées aux portes de la mort, de pauvres âmes perdues dans les entrailles de l’océan, on nous parle de créatures dévoreuses nous observant dans le noir, de descente là où les tombes s’empilent sans jamais qu’on leur rende visite.

Ce disque est une pépite de brutalité, pas de surprise quant aux thématiques abordées si vous connaissez SKAPHOS, cependant je trouve qu’ils arrivent toujours à réinventer leurs morceaux et les textes malgré tout.

Quand on aime le groupe pour sa direction artistique et ses inspirations on en est forcément très joyeux, c’est une belle continuité dans ce qu’ils savent faire.

Parlons encore un peu direction artistique, avez-vous eu le temps de regarder la pochette de l’album ? Elle a été peinte par le talentueux Paolo Girardi, elle est à la fois incroyable et angoissante, elle reflète parfaitement ce que j’ai pu ressentir à l’écoute du disque.



Ce que je peux vous certifier, c’est que “The Descent” ne vous laissera pas indifférent(e), il vous attrape et vous traine vers le fond.

Pour la technique, ça martèle fort à la batterie, le chant vous tiraille les entrailles, les guitares entonnent des mélodies funestes ici et là

et la basse signe votre arrêt de mort de par ses notes accusatrices.

Mon coup de cœur va à “Horror Squid”, c’est pour moi un des meilleurs morceaux horrifiques de “The Descent”, un chant de terreur, la batterie est furieuse, les riffs sont menaçants.

C’est aussi dans ce titre que l’on peut entendre des sons rappelant ceux captés dans les grands fonds, cela m’a notamment fait penser au “upsweep”,

ce son qui avait été capté dans l’océan Pacifique et pour lequel rôdent encore beaucoup de mystères.

Mon cœur balance aussi pour “The Descent” qui rend honneur au nom de l’album, avec son début un peu plus mélodique vite rattrapé par le chaos ambiant. Je trouve que les guitares sont mises en avant sur ce titre et j’en suis ravie, des riffs percutants, mémorables, une basse je trouve beaucoup plus présente, plus audible qui occupe vraiment bien l’histoire.



Quoi qu’il en soit, SKAPHOS n’est pas venu pour plaisanter et nous propose encore une fois une virée océanique qualitative, immersive.

Pour ma part je serai présente au concert à Lyon et j’ai très hâte de les voir performer en eaux sombres !

La sortie est prévue pour ce 10 avril 2026, alors enfilez vos scaphandres et accompagnez SKAPHOS dans la descente !

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