Pavillon666 - metal rock webzine
Webzine Metal Rock
Cover

VISIONS OF DYSTOPIA

A nightmare on dystopian street

Metal neo-classique cinematique

Format : CD Album - 2021
Durée : 33.00
Lien du Label Lien du Groupe
Note Générale
Originalité
Technique
Production
Émotion

Chronique réalisée le 22 avril 2021, par : IvanJack25

Whaouh !!! Vous êtes bien attachés au manège de votre choix ? Vous n’avez rien mangé depuis des heures et vous vous apprêtez à vivre des sensations fortes et corsées ? Allez, lâchez les vérins et en avant pour une bonne tranche de folie furieuse, de cris de peur et de joie entremêlées, la pire des attractions sensationnelles de n’importe quelle fête foraine n’est rien comparé à ce qui vous attend ici.



Après ces 33 minutes de metal néoclassique instrumental, vous n’aurez qu’un désir en tête : vomir et vous écrouler sur votre canapé, tant votre cerveau et votre corps seront achevés par tant de martèlements ultra-rapides et de montées et descentes de manches, toutes plus furieuses et rapides les unes que les autres.



Ne vous méprenez pas, rien n’est mauvais ici, tout est interprété à la quadruple croche près, tellement métronomique qu’on peine à croire que de simples humains sont derrière les instruments. Merci la MAO !!! Mais que c’est chargé, que c’est dense et fourni, et que c’est rapide. De plus, le caractère cinématique d’ailleurs très sympa au début avec ces voix parlées tirées de scènes de films d’horreurs cultes (Child’s Play, Nightmare on Elm Street, The exorcist, Saw…) commence à devenir rébarbatif à force d’être systématique car présent dans chaque morceau.



On pense bien sûr à l’outrecuidance de Malmsteen, au metal prog alambiqué et saccadé de Symphony X, aux avalanches de notes de claviers et guitares à la Rhapsody, mais en beaucoup plus fouillis et théâtral. Il s’avère que Visions of Dystopia est un petit collectif de deux compositeurs, Eric Juskewycz et Damien Maurel, qui adorent créer des chansons comme des bandes sons de films fantasy, épiques ou de jeux en ligne… Et pour le coup, c’est réussi…



Cela me fait penser à une bande de jeunes geeks, ayant fait connaissance sur un réseau social qui auraient décidé de faire un album avec leur style commun et en s’inspirant d’une passion commune, les jeux vidéo. Pas de mélodies précises, ni d’émotion, une structure basique et efficace, puis une suite de gammes chromatiques empreintes de classicisme et de musique orchestrale, et surtout exécutées le plus rapidement possible. Voilà, c’est fait. Ensuite on fait quoi les gars ?



Cette galette est à réserver aux aficionados du genre, les autres partiront en courant en hurlant au feu, ou aux fous, d’autres comme moi, certes un peu plus âgés, continueront la journée en se désaltérant de choses simples et non torturées, allongés dans le silence, pour faire passer l’indigestion de notes et de double grosse caisse venant de s’abattre sur nos pauvres âmes si injustement maltraitées.

Partager cette chronique :

PARTAGER SUR FACEBOOK

AUTRES CHRONIQUES DU GROUPE

Aucune autre chronique pour ce groupe.