Fondé à l'origine comme projet solo par l'artiste française Fanchon Dehillotte (chant/guitare), le groupe FANCHON est — de par ses musiciens — plus britannique que français ; il est d’ailleurs apparemment plus connu outre-Manche.
Voici leur premier mini-album, qui se veut « massif et poétique »… Goûtons donc à cet oxymore, avec un premier titre en intro qui n'est qu'une voix synthétique. Passons alors au second titre, un grunge assez langoureux, avec de gros riffs métal thrashy et une (belle) voix féminine par-dessus. Effectivement, on est dans du massif avec ces riffs saturés qui plombent et ce chant clair plus aérien. Mélodique et assez plaisant.
On passe à la suite… et c’est encore un interlude, que je qualifierais pour ma part d’inaudible et d'agaçant, avec ce bruit/noisy insupportable qui ne provoque qu’un réflexe : passer au titre suivant.
Vient alors « Perich », toujours dans la même veine : de gros riffs lourdingues qui n’apportent, après réflexion, pas grand-chose… et cette voix claire. La basse est bien présente, et ces petites ambiances au loin sont, elles, plutôt agréables.
Titre suivant ? Je vous le donne en mille (Émile), un autre interlude inaudible et on ne peut plus agaçant, avec du pseudo-indus/noisy saturé. Pourquoi ? Pourquoi perturber ainsi l’auditeur ? Mystère…
« Ghost » est taillé dans le même bois que les autres titres : de gros riffs thrash et, d’un seul coup, une voix douce et un passage plus calme.
En réalité, pour moi, le dernier titre, « Subside », est sûrement le plus abouti, avec un tempo légèrement plus rapide, voire énervé, et un peu plus de recherche.
Mais au final, je dois avouer que tout cela m’a complètement laissé de marbre : aucune émotion, des compos assez simples pour ne pas dire simplistes, de nombreuses incohérences dans le message porté… Bref, cela plaira peut-être à certains — car il en faut pour tous les goûts —, mais pour ma part, le compte n’y est pas. Désolé !





