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KOMODO

Battle pass

Heavy/Thrash Metal

Format : CD Album
Année de sortie : 29-05-2026
Durée : 38.18
Label :
Musique :
Note Générale
Originalité
Technique
Production
Émotion

Chronique réalisée le 16 juillet 2026, par : Chart

KOMODO s'est fait connaître en gagnant le Wacken Open Air Metal Battle d'Amérique centrale, mais a aussi été choisi par SEPULTURA comme groupe de première partie pour sa tournée d'adieu. Les Panaméens ont pris leur temps depuis leur formation et leur premier single « Out Of Luck » en 2015 ou leur EP de 2018, « Fear The Komodo ». Oui, mais là où le groupe a été judicieux, c'est lorsqu'il a choisi la qualité plutôt que la précipitation. Leur premier album, « Battle Pass », qui sort aujourd'hui en 2026, rassemble en fait une série de singles parus depuis 2023, agrémentés pour la plupart de clips vidéo. Cela leur a permis de tâter le terrain sans investir directement dans un album. Il faut être malin à notre époque. C'est fini, le temps du groupe qui arrive avec une paire de démos et va signer un contrat chez Roadrunner pour un « Beneath The Remains » légendaire. Dans les années 2020, il faut montrer patte blanche et susciter l'intérêt sur tous les réseaux. KOMODO a adopté une stratégie conquérante qui les a amenés à signer un deal avec les Français de M&O Office pour leur promotion.

Le résultat est une dizaine de titres très bien produits dans un style qui a de quoi plaire à un public assez large. Si KOMODO exploite des racines thrash, il ne se contente pas de cela uniquement. « Devotion » est certes tout à fait catégorisable dans un premier temps, mais très vite on comprend que le groupe a décidé de pousser les murs avec un chant clair qui me rappelle celui de Kobi Farhi d'ORPHANED LAND. C'est à la fois mélodieux, technique et empreint d'une belle émotion. Les mélanges sont bien présents avec de bonnes grosses rythmiques et des riffs très tranchés. C'est solide et suffisamment diversifié.

« Perception Of Things » va un peu plus loin dans les aspects plus metal et thrash. Les claviers prennent une place un peu plus importante et viennent renforcer les sonorités du groupe. Là encore, on souligne l'excellent travail de la production pour ce groupe. C'est clair et bien costaud, à la hauteur d'un groupe qui a pas mal de bouteille. On sent que le travail a été méthodique et étalé sur plusieurs années. Les morceaux passent assez facilement d'une ambiance à une autre. Après le thrash massif de « Perception Of Things », KOMODO se fait bien plus contrasté sur « Rise Of The Blind ». C'est à la limite de la ballade, puis cela part sur des riffs ultrapuissants dignes d'un groupe de neo-death, le tout dans une logique musicale totalement maîtrisée.
Mais le groupe sait aussi être relativement centré, comme il le prouve avec « Masochist ». La tendance est un peu plus au heavy/thrash, presque d'une manière old-school. La structure est plus simple dans son appréciation et les riffs assez directs. À contrario, le groupe va explorer des champs plus progressifs avec « The Lingering », tout en gardant une bonne base de heavy et de thrash, tandis que « Chronostasis » ou « The Enforcer » empruntent quelques éléments au grunge et au metal des années 90/2000. « All You Get » poursuit sur cette même lancée avec une bonne dynamique. On voit bien ce titre joué en live avec cette énergie communicative. D'ailleurs, l'album aurait pu attaquer par ce morceau afin de mettre tout le monde sur la même longueur d'onde. « Beneath Your Race » vient enfin conclure ce disque comme il se doit. On retrouve une bonne dynamique hardcore. C'est puissant, rapide et franchement costaud.

KOMODO surfe sur différentes vagues sans jamais se perdre. Le groupe rassemble, et cela se comprend aisément. Sur la page Facebook, on relève quelques concerts donnés par le combo durant lesquels il reprend des groupes de têtes d'affiche tels que SLIPKNOT, SYSTEM OF A DOWN, A PERFECT CIRCLE, GHOST et bien d'autres. Il n'y a nul doute sur le fait que KOMODO a ingurgité, comme nous tous, ces formations de légende et les digère encore. C'est sans doute pourquoi KOMODO ne se contente pas d'un seul style. Il ressort de ses compositions une multitude d'influences incontournables.
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