Ovni dans les lignes de Pavillon 666, je vous parle aujourd’hui de jazz-rock et de musique expérimentale. Heureusement pour cette chronique, j’aime le jazz, j’en joue même. Mais rassurez-vous, ce n’est pas un album de jazz classique, car il comporte de nombreux mélanges de styles dont du rock, metal et même du prog.
Matziz Records est un label musical qui regroupe les différents travaux du compositeur et guitariste éclectique, Mathieu Torres, sa famille musicale, ses différents groupes, collaborations et projets artistiques. Mathieu Torres solo et trio - M'Z - Zhorhann - La Théorie des cordes - The Diogenes - Matziz - UBBS et différents personnages fictifs ouvrant la voie vers la satire ou l'exploration permanente de différentes esthétiques musicales.
Nous traversons donc pléthore d’atmosphères dont le jazz rock lounge avec « Jane », doté d’une bonne basse, un bon feeling, pas de démonstration trop technique, un jeu habile et classieux, également les sphères électro comme sur « Désert d’arcade », batterie électro, presque metal prog dans les changements de rythmes et les mesures asymétriques. Quelques moments sont trop électro pour moi, on perd vite le fil et parfois cela sonne trop jazz rock psychédélique, comme « Soltino ».
Parfois une petite ballade sympa adoucit les sens comme « L’homme éteint » et une wah wah hispanique suivi d’un jazz fusion nous relâche de notre torpeur « Multipass », mais je ne suis pas très fan de la batterie synthétique qui est présente un peu sur tous les titres.
Nous sommes également surpris de tomber sur un punk rock rapide chanté en français « Police is not dead », voire un bon heavy rock avec une drum rogrammée « Kill the nazism ». Puis quelques bruitages, quelques cris, un peu de rap et une émotion orientale viennent compléter l’étrangeté de l’ensemble, comme si on assistait à la naissance d’un être hybride méconnu sur notre planète.
La production des titres électro est très amateure, en fait je ne sais pas trop quoi en penser, trop d’éclectisme tue l’éclectisme, on passe d’un morceau qui n’a rien à voir avec l’autre, entre compos très construites au milieu d’expérimentations diverses, tel est le credo du label Matziz Records. J’aurai en tout cas découvert d’autres tendances que mes goûts usuels et plus communs.
Je reste plus fan des morceaux au feeling jazz rock car Mathieu a un vrai talent d’interprétation et de composition dans ce style. En revanche je trouve que toutes les autres singularités extrêmes ne trouvent pas de justification ni de sens, en toute subjectivité bien sûr. Si vous avez l’esprit ultra-ouvert et l’envie d’expériences musicales très variées, ces musiques sont pour vous.






