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Cover NO CURE - It is going to get dark

NO CURE

It is going to get dark

Violent hardcore/deathcore

Date de sortie : 10 juillet 2026
Format : CD Album
Durée : 32:45
Lien du Groupe Lien musical
Coup de coeur
Note GénéraleNote Générale
OriginalitéOriginalité
TechniqueTechnique
ProductionProduction
ÉmotionÉmotion

Chronique réalisée le 2026-08-27, par : Thunder

Tenez-vous bien, cette chronique annonce le retour des prodiges de la scène hardcore en Alabama, NO CURE, et croyez moi, la nouvelle va résonner et pas qu’un peu !
Pour les curieux(euses), la formation a vu le jour en 2021 à Birmingham aux États-Unis. NO CURE nous propose depuis sa création un hardcore coléreux, qui va droit au but, accompagné de sa touche deathcore brutale, teintée de punk, un mélange faisant naturellement battre mon cœur. Du travail, il y en a eu depuis 2021, en partant de la sortie du premier single “Laceration Divine” en 2022 jusqu’à nos jours avec le premier album sorti en juillet dernier, mais nous y reviendrons un peu plus tard. De nombreux EP ont émergé au fil des années, avec un premier "...for the Stainless Steel" accompagnant la sortie du premier single. À mon sens, le premier EP était déjà remarquable, très efficace et l’identité du groupe déjà bien mature au début du projet.

NO CURE se démarque au sein de la scène hardcore de par leur engagement au sein de la sphère “Straight Edge”, mouvement dont ils font partie intégrante depuis le début, allant jusqu’à reprendre notamment le symbole “X” sur la pochette du premier EP (servant à revendiquer leur adhésion au mouvement et repris directement d’une pratique consistant à marquer la main des mineurs d’un grand “X” au marqueur noir lors des concerts punk-rock, afin qu’ils ne se voient pas servir d’alcool). Le mouvement “Straight Edge” est un sous-genre musical et une sous-culture qui a émergé de la scène punk-hardcore américaine entre la fin des années 1970 et le début des années 1980. Il prône l’abstinence vis-à-vis des drogues mais pas seulement. Dès le milieu des années 1980, la dimension anti-autoritaire du mouvement s’est élargie pour inclure une critique du capitalisme et de la société de consommation, devenant ainsi un véritable mouvement de transformation sociale.

Maintenant que le contexte a été dépeint, nous allons parler du nouveau coup de massue de NO CURE, l’incroyable “IT IS GOING TO GET DARK” sorti en juillet dernier sous le label SharpTone Records. L’album a été produit par Kevin Langley. L’ensemble est précis et très organique. Les guitares sont acérées, la batterie frappe avec une rage inarrêtable et le chant de Blaythe Steuer porte sa colère sans jamais faiblir. C’est un album que je n’attendais pas, mais quelle claque, il est probablement un de mes disques préférés du genre hardcore à être sorti cette année. Il est composé de douze titres, tout aussi incisifs les uns que les autres, on y trouve un hardcore beatdown avec des inspirations deathcore, death metal, des titres presque punk et ça fait très plaisir. Alors oui, on ne réinvente pas le genre, mais est-ce que c’est ce que l’on attend ? Pas pour moi, ça file droit, ça vous secoue, tout est très bien exécuté. Les featurings composant l’album ajoutent une plus-value, avec Vincent Bennett (The Acacia Strain, Stolen Gun) par exemple. La présence de JAYWAY sur l’album avec les textes rappés sur “Brain Matter Displacement” casse vraiment la démarche et apporte une jolie dynamique très RAP US actuel. On retrouve des textes très travaillés pointant du doigt le déclin de la société, les angoisses liées à notre monde, les paroles sont un véritable miroir des sons étouffants de NO CURE, ce qui apporte du poids à l’ensemble. Comme à leur habitude, ils savent à mon sens se différencier de la masse de par leurs diverses inspirations de la scène musicale extrême, tout est composé avec justesse, grooves solides, riffs piquants, il y a même des parties instrumentales sur “My World In Flames” et quand on me connait, on sait que j’adore ce type de cassures.
J’aime la férocité et l’authenticité presque punk/grunge de “I Am Still Fucking Straight Edge”, généreux clin d’œil au mouvement Straight Edge dont on a parlé plus tôt, ils affirment encore une fois leur position, avec des paroles très percutantes :

“Fuck your booze and fuck your coke, fuck your pills and what you smoke, fuck your friends, fuck your trends, I will be here until the end, I’m still fucking straight edge.”

Je salue le sombre “Everything I Love Is Dead Or Dying”, s'il y a bien un titre avec une structure associée au death metal, c’est bien celui-ci, il est incroyable, les riffs sont géniaux, les mélodies sont prenantes, à écouter et à réécouter de toute urgence. Mon gros coup de cœur va à “My World In Flames” pour son introduction instrumentale progressive, on sait que ça va se déchainer et ça crée une réelle tension, une attente que j’aime beaucoup, le calme avant la tempête et quelle tempête !
La batterie martèle, le chant rangeur toujours là pour vous accompagner au sein de ce cyclone, les riffs sont souples et mélodiques.
Mention spéciale pour le féroce “Shapen The Blade” en featuring avec Skyler Conder qui est à mon sens le titre à bagarres du disque, c’est lourd, très lourd, le tempo est plus lent que celui de la majorité des morceaux de l’album mais les temps sont ici plus marqués, les breakdowns mortels et les riffs me font drôlement penser à ceux de certains groupes de deathcore, on pointera donc le bon goût de NO CURE, je vois très bien ce titre déclencher un pit colossal en concert et autant vous dire que j’aimerais être de la partie.

C’est un album prodigieux qui vous attrape par le col et ne vous lâchera qu’à la fin de son écoute, ça cogne dur, il est intense, profond dans ses compositions comme sur le travail d’écriture. NO CURE continue de consolider son édifice et avec la nouvelle brique “IT IS GOING TO GET DARK”, le bâtiment commence à être sacrément solide. On me dit que NO CURE sera présent à Paris le 6 décembre prochain aux côtés de THROWN, COUNTERPARTS et HEAVENSGATE, qu’attendez-vous ?

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