Premier album des italiens de Romeo, tiens, c’est original ! Ce Deja Vu Letters est un condensé de rock’n’roll teinté de glam, comme savaient si bien le faire Ratt, Mötley Crüe, Keel, White Lion et même Kiss dans les années 80.
Nous sommes en 2026 et le revival classic-rock/ heavy/glam n’a jamais eu autant de superbe, de par le nombre de groupes qui s’introduisent dans ce style tout de même un peu désuet et rétro. Mais où est le problème si c’est bien fait et que ça plaît au plus grand nombre de nostalgiques de ces années ?
Franchement ce groupe n’a pas à rougir devant les innombrables combos acquis à ce style et s’en sortent très bien tout au long de l’album. La voix est plaisante, la rythmique fait le job sans souci, la basse ronronne comme un gros chat rassurant tout au long des neuf titres proposés et les guitares s’amusent bien entre elles, efficaces dans le contexte sans surprendre, sans tâcher quoi que ce quoi, mais est-ce bien ce que l’on recherche finalement ? Ils nous servent de la bonne musique pour danser, bouger la nuque et se sentir bien et léger. Mission accomplie !
On tend même vers du Cure sur « Italian guy », avec ce petit truc dans la voix qui vibre comme si les notes passaient tout juste et un petit Van Halen sur le riff principal très groovy de « True Confessions ». De bons moments de twin guitars faisant penser à Thin Lizzy sont bien sentis sur « Romeo - A loyal borderline », très sympa. La reprise de Tom Petty « I need to know » ne dépareille pas au milieu de leurs compositions et se fond sans problème dans la masse. On pense également aux Rolling Stones sur l’élégant « What’s going on ». Que des influences de renom mais étonnamment bien digérées et sans redondance ni plagiat.
Manquerait presque une belle ballade kitch et sirupeuse pour parfaire le tout, mais ils ont préféré clore le disque avec un morceau sautillant « Decadent man » et énergisant, très brit-pop dans l’esprit, accompagné de quelques sonorités de cuivres pour se la jouer Big Rock. Et ça fonctionne, une fois de plus.
Le tout est cohérent, s’écoute bien, donne la pêche et la banane, et fait remuer nos popotins sans vergogne. Il faudra désormais compter sur un nouveau groupe dans le monde ultra-saturé du classic-rock, mais il vaut le coup, même sans Juliette… (oui, je sais, je sors...)




