Dans la présentation de ce nouveau groupe, il est noté comme style musical « pop-core veranda ». Je pense que vous êtes aussi sceptique à la lecture de ce terme inconnu. A la découverte de cet album, j’ai tendance à penser qu’on a affaire à de la pop édulcorée, avec quelques réminiscences sonores des années 70 et 80.
Après lecture de la biographie, qui ne manque pas d’humeur et de positivisme, je vous livre enfin le secret de ce mystère : « La Pop pour des mélodies solaires qui collent à la peau. Le Core pour le grain abrasif, au plus près de l’os, qui rappelle que tout ne va pas toujours bien. Et Véranda ? Parce que c’est comme du garage… avec plus de soleil ! »
Malgré ma réticence première face à la production très médium et claquante, je me suis pris à apprécier ces chansons menées par Mona, une chanteuse au timbre qui colle bien au genre, peut-être un peu trop monocorde mais qui sait se rendre mélodique lorsqu’il le faut (« Phoenix », « SlowMo »).
L’intérêt principal de ce groupe réside sur les claviers de Tristan, qui sont bien mis en valeur et nous transportent assez facilement du côté des seventies, voire du début des 80’s. Les sons sont vintages à souhait, - moog, orgue, piano - et parfois se targuent de bons solos comme un groupe de prog pourrait le proposer (« Danse ta chorée »).
Les points faibles sont une fois encore la production très sèche et crue, même pas un poil de réverb sur le chant, et le batteur Philippe qui n’est pas toujours bien régulier en milieu de chansons. Je sais que c’est un premier album mais je pense que ce sont les deux points à faire attention pour le prochain essai, pour un rendu plus chaud et plus pro. Car il y a clairement du potentiel dans ce groupe. Quant aux guitares de Tof, elles sont très en retrait et restent un peu trop sur l’accompagnement rythmique plutôt qu’instrument principal, étrange pour du rock, ou même de la pop.
Si je devais comparer à des groupes actuels, The Water Gun Project pourrait être un hybride entre la pop de Superbus et le côté alternatif de The Warning par exemple, voire pour les influences plus anciennes entre les Runaways et Girlschool. Bien sympathique découverte, sans aucune nouveauté ni surprise, néanmoins on passe un bon moment musical, léger et énergique.




