Vous avez besoin d'un album pour tester votre système son à haut volume ? Je crois que nous n'allons pas tarder à avoir ce qu'il vous faut. Après une pause de sept ans, les Français de VERDUN sont enfin de retour pour un troisième album, « Abyssal Womb ».
Vous en avez marre des trucs qui vont trop vite et qui changent tout le temps ? Les riffs mitraillés vous fatiguent ? Eh bien VERDUN a trouvé la recette miracle dans le sludge et le doom. C'est tout le principe de ce style : créer des rouleaux compresseurs inarrêtables. Certains arrivent à être soporifiques, mais d'autres gèrent beaucoup mieux cette énergie spécifique pour vous prendre par les sentiments et vous donner envie de secouer la tête malgré la lenteur du tempo. VERDUN fait sans conteste partie de la seconde catégorie et ce nouvel album n'en est que la confirmation.
« Abyssal Womb » se compose de sept titres et, si là encore certains aiment faire traîner en longueur des titres interminables, VERDUN a compris que l'on pouvait être terriblement efficace en condensant les idées et en les rendant plus tranchantes sans perdre l'auditeur. Il en ressort une puissance écrasante, parfois oppressante comme sur « La Lame et la Chair », mais c'est pour mieux vous faire frémir, car ce titre en milieu de disque fait suite à des morceaux ultrapuissants comme « Funeral of the Cosmic Knight » et « Silent Witness ». Malgré leur lenteur, ces deux titres vous jettent dans le bain sans préliminaires. C'est juste, direct et entêtant au possible.
On relève une production excessivement bien pensée et bien sentie. Si parfois j'ai tendance à m'offusquer à l'écoute de productions toutes sorties du même moule, je suis toujours ravi par des recherches sonores nettement plus personnelles. VERDUN nous donne l'impression d'avoir enregistré son disque à pleine balle dans une cave et d'y avoir posé les micros aux meilleurs endroits possibles. L'ensemble sonne naturel et donne le côté obscur dont des titres comme « Rise of the Atomic Ghouls » ont particulièrement besoin. On bouclera ce disque par une touche de douceur malsaine avec « Les Noces du Néant », qui vient conclure avec un peu de chant clair un album d'ores et déjà incontournable pour qui a envie d'aller faire un petit tour du côté obscur de la Force.
C'est encore une fois puissant, entêtant et imparable. VERDUN est à suivre et à soutenir sans relâche. Toutes les qualités sont réunies sur ce disque, ne le ratez pas.






