Chronique réalisée par :
Alex.V
• Photographe :
Alexandre Vivies
C’est une annonce qui a fait grand bruit au cœur de la communauté metal de la Ville Rose : les géants du groove metal américain Machine Head reviennent enfin à Toulouse, pour la première fois à l’Interference, enflammer la salle et soulever les foules !
Pas de première partie dans le cadre de cette tournée « an evening with Machine Head », mais la promesse d’un show démentiel de presque trois heures à travers l’histoire du groupe et ses meilleurs morceaux.
Le public toulousain ne s’y est pas trompé : la soirée, organisée par RIFF x REGARTS est archi-complète, comme en témoigne l’impressionnante file d’attente qui longe les abords de la salle. Les fans trépignent d’impatience…
Ouverture des portes à 19h00.
La salle est bondée et l’attente se fait longue lorsque le volume monte et que résonnent les premières notes de « Bohemian Rhapsody », que le groupe utilise en guise d’introduction sur les concerts de la tournée. Face à une scène encore vide que surplombe l’impressionnant kit du batteur Matt Alston, le public reprend en chœur le refrain de cet hymne intemporel et exulte lors du solo, faisant voler vers le plafond des dizaines de gobelets déjà vides. Les fans savent l’entrée en scène de Robb Flynn et de ses compères imminente et sont d’ores et déjà bouillants ; qui a besoin d’une première partie quand il a une cassette de Queen ?
Le groupe débarquent avec « Imperium » et d’emblée, la fosse est transcendée. Sous l’impulsion de son charismatique frontman, qui se mue en véritable maître du chaos organisé qui se déroule ici-bas, le public enchaîne pogos et circle pits avec une ferveur rare. Il faut dire que les Américains ne s’économisent pas non plus, c’est une décharge d’énergie pure que Machine Head offre à ses fans.
La désormais culte « Is There Anybody Out There », jouée parmi les premiers titres, suscite une adhésion totale et met les spectateurs les plus courageux à rude épreuve au cœur du champ de bataille ; il va falloir tenir le rythme !
Classiques et titres plus modernes se mélangent incessamment au cours de la soirée mais l’effet est toujours le même : la salle est aux anges et l’ambiance ne redescend pas un instant.
La prestation et le son sont aux petits oignons et hors chansons, pendant lesquelles Robb Flynn ne cesse d’haranguer la foule pour son plus grand plaisir, il offre au public juste ce qu’il faut d’interactions pour savourer le moment et pouvoir, aussi, souffler un coup entre les morceaux (ce qui n’est pas du luxe !). Toujours est-il qu’à chaque fois que le groupe s’éclipsera de scène, l’auditoire inlassable se mettra à scander son nom. La fosse est inépuisable !
L’enchainement de la terrible « Locust » et du nouvel hymne « BØNESCRAPER », tiré du dernier album du groupe, est un des points d’orgue de la soirée.
Après ça, le chanteur reviendra seul et armé d’une guitare acoustique pour interpréter « Bastards », rejoint par Jared MacEachern ayant troqué sa basse pour une deuxième acoustique. Un instant plus calme au cœur de la tempête, qui ne manquera tout de même pas de saisir le public qui tapera des mains à l’unisson lors de l’accélération de tempo. Nous aurons aussi droit à l’émouvante version acoustique de « Darkness Within », avant que les hostilités ne reprennent de plus belle sur la rageuse « Catharsis » !
Ce sont finalement les immanquables « Davidian » et « Halo » qui viendront conclure ces plus de 2h30 de ce show exceptionnel, aussi maîtrisé qu’époustouflant.
Un très grand merci à RIFF, la marque des concerts rock et metal de REGARTS !