Chronique réalisée par :
inglewood
• Photographe :
inglewood photographie
Le TRAM Fest est devenu, au fil du temps, une institution incontournable pour les amateurs de metal du Grand Est.
Porté de main de maître par une équipe aussi dévouée que professionnelle, ce festival coche toutes les cases. Qu’il s’agisse de la programmation, du site, de l’accueil, de la restauration ou des bières locales, le sans-faute est total.
Bloquez d’ores et déjà vos dates : les 4 et 5 septembre prochains, la 12e édition s’annonce dantesque !
Mais revenons à ce week-end, pour cette édition, l'organisation nous a proposé une affiche des plus variées, alternant entre scènes locales, révélations, pure bagarre et légendes du metal hexagonal.
Place aux locaux de Backpain – dont le slogan officiel reste « on n’a plus 30 ans et on a mal au dos » – pour dépoussiérer la scène. Le combo balance un pop-punk énergique et décalé, ultra-efficace, qui assume à 100 % ses influences de la fin des années 90.
Textes funs, imagerie soignée : ça s'amuse carrément, mais sans jamais rien laisser au hasard. Seul petit bémol de mon côté : un son de guitare un poil trop sec et agressif (merci l'ampli Orange), là où j'aurais préféré la rondeur d’une Gibson ES-333 couplée à un JCM 900...
Un détail purement technique que l'on pardonne volontiers à une formation qui prend un plaisir dingue sur les planches et qui a su parfaitement chauffer le public. Big up au passage à Luca, sacré roi des ambiances réussies !
Derrière, on enchaîne avec les Parisiennes de Grandma’s Ashes, et là, c’est le grand écart. Les nanas balancent un stoner lourd et progressif qui te prend direct aux tripes.
Ce qui est fou, c'est ce contraste entre des riffs de basse/guitare hyper lourds, presque poisseux, et des lignes de chant hyper aériennes, super bien bossées.
Sur scène, le trio affiche une complicité évidente, c'est propre et c'est puissant. L'atmosphère est sombre, super texturée, et ça t'embarque sans demander ton reste. Une vraie démonstration qui confirme tout le bien qu'on pensait d'elles.
Une excellente pioche pour le festival.
Place ensuite aux gars de Spleen venus tout droit de Montpellier pour nous envoyer une énorme décharge de metalcore dans les dents. Et là, on est clairement rentrés de plain-pied dans la catégorie "grosse bagarre".
Pas de chichis, les mecs balancent des breakdowns massifs et des riffs ultra-lourds qui te coupent le souffle direct.
Sur scène, c'est une vraie pile électrique. Le frontman donne tout et l'énergie du groupe est tellement communicative que la fosse s’est instantanément transformée en joyeux champ de bataille.
Un set super carré, d'une efficacité redoutable, qui a laissé pas mal de cervicales sur le carreau.
Une sacrée fessée !
On passe aux choses sérieuses avec les patrons absolus, les pionniers : Loudblast. Autant le dire tout de suite, voir ces vieux briscards sur scène, c'est une sacrée leçon. Les mecs affichent un respect total pour leurs fondations tout en envoyant une violence pure, ultra-maîtrisée, qui n’a pas pris une ride.
Au centre du ring, Stéphane Buriez pose un charisme de dingue et une aisance absolue. Le mec tient la salle dans le creux de sa main, juste au regard et au sourire.
Musicalement, c'est une machine de guerre : c'est lourd, c’est carré, et ça te rappelle instantanément pourquoi ce groupe fait notre fierté nationale depuis des décennies.
Une prestation impériale qui force le respect et montre à la jeune génération comment on mène un assaut Death/Thrash de haute volée. Magistral.
En bref, cette 11e édition du TRAM Fest aura été une réussite totale. La salle était blindée, la foule était au rendez-vous, le tout dans une ambiance ultra-amicale et intergénérationnelle où les anciens et la relève partageaient les mêmes sourires (et les mêmes bières).
Un immense bravo aux organisateurs, et mention spéciale à la patronne, Maurine, qui gère tout ça d'une main de fer comme Griselda Blanco – l’ambiance mafieuse en moins, l'efficacité redoutable en plus !
Chez Pavillon 666, on est fiers d'être un partenaire historique de cet événement qui ne cesse de grandir sans jamais perdre son âme. Tout s'est déroulé sans le moindre accroc.
Maintenant, plus d'excuses : on bloque tous les 4 et 5 septembre prochains pour la 12e édition. On leur souhaite déjà un carton plein, et vous avez plutôt intérêt à en être !