Chronique réalisée par :
Valquest
• Photographe :
Thunder
Ce lundi 18 mai 2026, le Rock'n Eat était placé sous le signe de la brutalité et de l’intensité avec le Slam Domination Tour 2026. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que nos nuques et nos cervicales ont été durement malmenées.
9 Dead
On démarre avec 9 Dead, qui nous vient du New Jersey. Dès les premiers instants, les riffs de guitare deathcore et slam des Américains envoient une sacrée force de frappe, soutenus par une batterie lourde, une basse claquante et la voix de Jacob Gerlach, qui arrache tout sur son passage tel un bulldozer. C’est hargneux et incisif, pour le plus grand plaisir du public, qui commence déjà à bien se chauffer.
Mention spéciale pour le dernier morceau, au cours duquel Don Campan, chanteur de Waking The Cadaver, vient leur prêter main-forte sur scène pour encore plus de brutalité et nous offrir un avant-goût de l’énorme mandale que nous allions recevoir un peu plus tard dans la soirée. Car oui, l’intensité ne va faire que monter.
Stillbirth
Ce sont maintenant les Allemands de Stillbirth qui montent sur scène. Leur brutal death — ou plutôt leur « Brutal Surf Death », comme ils aiment le qualifier — est certes très lourd et massif, comme la plupart des groupes du genre, mais il comporte également un côté mélodique et déjanté qui les démarque clairement de la scène.
Le tout est accentué par le décor de scène, avec notamment des planches de surf et les shorts colorés arborés par chacun des membres du groupe. Le public s’en donne à cœur joie entre mosh pits, circle pits et même quelques slams. C’est un véritable plaisir, autant à regarder qu’à écouter.
Le set se termine sur l’excellent "Baptized in Blood", qui débute par un sample de guitare acoustique au parfum estival, voire dansant, avant que le morceau ne fasse exploser le pit de la plus belle des manières. Vient ensuite le moment de la traditionnelle photo avec le public, sur fond de musique de Super Mario 64, preuve supplémentaire que Stillbirth ne se prend vraiment pas au sérieux.
Mais l’heure est désormais venue pour Waking The Cadaver de monter sur scène, et là, il n’est plus question de rigoler.
Waking The Cadaver
Autant le dire d’entrée de jeu : dès son arrivée sur scène, Waking The Cadaver nous a infligé une véritable branlée du début à la fin, et ce n’est certainement pas le public présent dans le pit qui dira le contraire.
Mosh pits et circle pits à n’en plus finir, kicks et slams également : le pit a littéralement explosé pendant l’intégralité de cette performance monumentale. La voix de Don Campan est d’une puissance phénoménale, les riffs de guitare de Kadin donnent envie de distribuer des patates de forain à tout le monde, et la basse d’Anthony, couplée à la batterie de Preston, nous achève et nous plaque littéralement au sol.
Aucun compromis pendant ce set : le groupe envoie tout ce qu’il a et ne s’arrête pas une seule seconde avant de nous laisser reprendre notre souffle.
Le show se termine, et dire que nous avons passé une excellente soirée relève de l’euphémisme tant le public s’est amusé et a été à fond du début à la fin.
Un immense merci au Rock'n Eat pour l’accueil et l’organisation, merci à ma collègue Thunder pour les photos, et merci aux groupes pour ce concert tout simplement exceptionnel.