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LIONS METAL FEST - JOUR 1

Avec : Massacra Legacy, Equilibrium, Hate, Nightrage, etc

Date du concert : 23-05-2026

Lieu : Le Trait d'Union - Montagny [69]

Affluence : NC

Lien du Label / Event

Chronique réalisée par : Black.Roger • Photographe : Roger Chirpaz


Le LIONS METAL FEST cuvée 2026 nous a offert pour sa 8ème édition une affiche de malade dans le domaine du metal extrême ce week-end de la Pentecôte Samedi 23 et Dimanche 24 Mai.
Alors à nous de prendre possession des lieux en l’occurrence la grand salle du Trait d'Union située à Montagny,près de Lyon. Comme d'habitude nous allons profiter de ce festival dans d’excellentes conditions grâce à une organisation au top niveau et grâce à toute l'équipe des bénévoles qui ont assuré comme des bêtes, si, si !

Au menu de la première journée du Samedi nous avons eu droit à la présence sur scène de groupes locaux, frenchies, mais aussi venus d'autres pays Européens, groupes qui ont su déchaîner un public venu en nombre évidement; le Lions Metal Fest ne se rate pas comme toujours et déjà ce Samedi nous avons dégusté dans tous les sens du terme, aargh !

Et afin de mieux vous rendre compte de ces festivités, Pavillon666 avait délégué deux membres de son équipe. Vous retrouverez donc dans le Chapitre 1 les chroniques de Black Roger et en Chapitre 2 celles de Tomhunter.
Les photos sont celles de Black.Roger Photography.

Alors dans la chaleur et la bonne humeur c'est parti dès 12 heures à l'horloge de Montagny !

CHAPITRE 1 par Black.Roger.


SHRIMPLALER fait partie d'un certain renouveau de la scène thrash et il compte bien faire parler la poudre à l'aide d'une sauce pimentée où le thrash de papa se renouvelle avec notamment des dérapages hardcore voire death metal en fond d'écran.
Les rythmiques sont variées, les riffs sont corrosifs et les vocaux toujours hargneux, le tout dans des envois aux côté techniques indéniables.
La journée commence donc très fort avec ces « jeunots » qui en veulent et qui se donnent les moyens d'y parvenir. En rentrant chez vous écoutez donc leur premier EP « Already » pour vous remette dans le bain de leur prestation de cet après-midi qui nous a surprit dans le bon sens du terme !

Dire que les locaux de WARSIDE étaient très attendus relève d'un doux euphémisme. Warside c'est le genre de groupe où le public commence à s'agiter avant l'envoi du premier titre en live, vous voyez ?
Avec notamment des membres de l'ex-Whisper-X, Warside est revenu sur le champs de bataille avec du death-metal de-la-mort-qui-tue, un death-metal qui ne fait pas de prisonniers ! Warside qui s'est permis notamment de tourner dernièrement au,Japon en compagnie d'Aborted, Gutslit et Aretheron et qui vient de sortir un nouvel album « Cognitive Extinction », qui a défrayé la chronique à sa sortie, va nous coller au plafond du Trait d'Union. Il va même y avoir de la cervelle contre les murs dixit Julien de Benighted.
Alors que dire ? Que ce fut sauvage et sans compromis avec des dérapages grindcore en toile de fond. Et Pour en rajouter une couche, c'est Diego du groupe Deadfuck, qui est venu sur le titre « Neurocide » nous susurrer de douces mélopées, amen !

Les Bordelais d' EXOCRINE ne sont pas venus ce soir à Montagny pour nous faire goûter leur dernier cru en vogue issus des cépages de leur région, mais pour nous faire apprécier leur death-prog technique, bien brutal quand même aux entournures.
Le mot « progressif » est employé dans beaucoup de sauces metal, soit, mais Exocrine ne tombe pas dans le piège de la démonstration technique « imbouffable » à la longue.
Ici on nous sert un death-metal travaillé et imprévisible au détour de chaque composition, inutile de vous dire que ça passe comme « une lettre à la poste », surtout que dans des dérives épiques, de puissants tabassages vous défoncent ce qu'il vous reste de neurones, mais avec doigté svp !
Le mariage entre brutal death et death technique est donc bien consommé ici et ce fut bien délectable, tout simplement !

Les Danois de MACERATION ont arrimé leur drakkar au port de Montagny et ne sont pas venus ici nous conter fleurette, mais pour nous faire rentrer à nouveau dans le monde du death old-school avec ses riffs lame de rasoir, ses mélodies abrasives et ses vocaux sauvages parfois enragés.
Le groupe s'est formé dans les 90's, et comme beaucoup dans le style a splitté assez rapidement, l'époque voulait ça...
Mais ils sont revenus sur le devant de la scène avec sous leurs bras un album de 2022 « It Never Ends » et un autre de 2025 intitulé « Serpent Devourment ».
Alors aujourd'hui tout s'est concrétise sur la scène du Trait d'Union, ce renouveau fait plaisir à voir et à entendre bien sûr. Ce fut bien, très bien même tout le monde a bien aimé je pense !

Après ceux du Nord, voici ceux du Sud en l’occurrence les Grecs de NIGHTRAGE qui vont fouler les planches du lions Metal Fest pour notre plus grand plaisir.
Après presque 30 années d'activité, une liste d'albums longue comme le bras, mais aussi moult changements de line-up, les death metalleux du pays d'Homère nous servent leur death mélo, influencé au départ par les groupes de la scène Suédoise.
Alors bienvenue aux envolées épiques old-school et une certaine rage accompagnant des rythmiques massives.
Peut-être, même sûrement, leurs envolées linéaires se suivent et se ressemblent quand même un peu, mais en live nous ne pouvons qu' aimer l'ambiance créée. Alors on apprécie tout cela à sa juste valeur, un bijou de metal entraînant sans être mièvre !

Ce qui impressionne toujours en live c'est le décorum et l'entrée en scène des Polonais de HATE.
Bien souvent, comme ces groupes formées dans les années 90, on ne compte plus les changements de line-up, mais Hate a conservé une certaine ligne directrice avec cette plongée en apnée dans un océan d'occultisme aux envolées mystiques puissantes mais quand même angoissantes.
En live, Hate ne baisse jamais la garde, c'est toujours puissant, agressif et oh combien oppressant.
Les Polonais nous tiennent en haleine de bout en bout de leur set, un set qui reste bien orienté dans un certain black-death écrasant de mysticisme intense, (re) amen !

Changement radical d'ambiance avec la venue de nos cousins Germains d' EQUILIBRIUM, qui continuent plus ou moins de surfer sur la vague folk-metal à la Fintroll et autre Korpiklaani.
Pour moi, Equilibrium ce fut la découverte avec leur fameux titre « Waldschrein » (2013) et ses petits oiseaux en fond sonore (sic).
Mais nos amis d'outre-Rhin avec un nouveau chanteur Fabian Getto qui a remplacé l'original Robert « Robse » Dahn fin 2022, m'ont semblé ce soir plus « rentre dedans » comme entendu dans leur album du retour « Equinox » de 2025.
Je m'explique, avec ce retour, une fois le folk-metal classique « usé », Equilibrium se pare de déviances black-metal et même metalcore. Alors ça passe ou ça casse ? Pour ma part je dirai que je n'ai pas beaucoup aimé leur prestation de ce soir, mais le public semble avoir bien apprécié car le groupe a revisité tout ses anciens albums dansants à Montagny rien que pour vous, et c'est bien là le principal !


CHAPITRE 2 par Tomhunter :


HELLIXXIR
Deuxième assaut avec les grenoblois d'HELLIXXIR qui évoluent dans un black thrash gras et écrasant depuis plus de 25 ans. Le quintet a déjà rassemblé un grand nombre de fidèles dans la salle.
Le micro rétro/vintage du chanteur lui confère une prestance et un atout visuel qu’on ne voit pas tout les jours dans le style. Le growl d’Alexandre Manin en est sublimé. En ressort également le son de caisse claire, absolument lourd et fracassant, un régal. Quatre barres de lumière serpentent comme des anguilles, illustrant un effet à la fois sinueux et lourd dans le rythme des compos.

AESMAH
Nouveau quintet et tout aussi local, AESMAH est composé d’un line-up incluant deux femmes, au chant et à la batterie. Liza alterne entre un chant clair presque murmuré par moments et un growl typique du death mélodique, puissant et vif.
Les rythmiques mélodieuses de nouveaux titres et la basse légèrement mise en avant sur ce live ont favorisé ce set. Quelques passages avec des breaks de pur death mélo raviront les fans du genre. Presque atmosphériques, les relances peuvent parfois faire penser à Harakiri For The Sky, la sauce fonctionne et le public ventile un peu la salle au gré des crinières tournoyantes. Bref, vivement le prochain album…

WARSIDE
Une fois de plus, le LMF témoigne d’une grande acuité dans sa programmation. On reste donc dans le death metal mais on continue notre périple en y ouvrant toutes ses chapelles. Et c’est avec le brutal death de WARSIDE qu’on passe la seconde. Ça gruike, ça vibre, ça frappe fort. Les riffs de guitare sont joués en trémolo tellement la vitesse n’a plus de secret pour le quatuor lyonnais. Après un premier titre qui nous a déjà bien découpé, Matthieu alias Babao propose maintenant un wall of death. Quatre coups de caisse claire et la foule se fracasse joyeusement, bâbord contre tribord.
Diégo du groupe de death grind Deadfuck déboule sur scène pour « Neurocide », un titre rapide et aliénant sur lequel j’avais découvert le potentiel vocal très varié sur le dernier album du groupe sorti en avril dernier. « Synthetic Abyss » viendra ramasser les morceaux pour les nombreux survivants de cette apocalypse.
« Au revoir soyez sages, nous on va goûter » lancera le chanteur souriant de gratitude.

DARKFALL
À l’heure du goûter donc, les Autrichiens de DARKFALL investissent la scène du Trait d’Union avec leur thrash/death metal sauce vieille école, et qu’est-ce que c’est bon ! Avec DARKFALL, l’attaque est lourde et massive, les descentes de manche à la Dismember emballent les plus déchaînés. Leurs mélodies sont sombres et envoûtantes. Trente ans de carrière et le groupe se satisfait pleinement de jouer en France, pour la première fois, alors autant dire qu’ils étaient attendus. Et après un set d’une telle intensité, les acclamations de la foule et le merchandising dévalisé, les fans ont montré leur admiration.

MACERATION
Nous revoilà repartis avec un death assez old school à la voix gutturale au possible. MACERATION, tout droit venus du Danemark vient en terre lyonnaise confirmer son appréciation d’un public averti et connaisseur. Et oui, sous tout ses aspects reconnaissables dans le genre pratiqué, les tonalités dans les compositions font la différence avec ce groupe qui se veut dans la mouvance des Baest et consorts.

NIGHTRAGE
Un an après avoir foulé le Rock’n’Eat de Lyon aux côtés de nos chers Destinity, NIGHTRAGE revient irradier le grand Lyon avec ses riffs entraînants et ses mélodies entêtantes. Les Grécos-suédois interpellent la foule inlassablement et le public en redemande. Alors que le soleil commence à s’écarter de la salle du Trait d’Union, le chanteur rafraîchit la foule à l’aide d’eau projetée.
Le valeureux Konstantinos dédicacera le titre « Phantasma » (paru sur « Descent Of Chaos en 2005) en hommage à Tomas Lindberg d’At the Gates.

HATE
Dès la tombée de la nuit, HATE décide d’enflammer la scène, la foule pas encore remise de ce samedi caniculaire. La scénographie aux têtes masquées est toujours impressionnante. Les Polonais, riches de treize albums depuis leurs débuts en 92, font salle comble, et assombrissent le genre pratiqué tout au long de ce samedi. En effet, avec leur death teinté de black, les mélodies sonnent ça et là comme de funestes coups de massue, un ultime réveil avant la mort qui embrase nos âmes perdues. L’envergure de la batterie en dit long sur la multiplicité des descentes de fûts. Un régal comme d’habitude.

EQUILIBRIUM
La vague épique/folklorique allemande s’apprête maintenant à rentrer en piste. EQUILIBRIUM revient en France à grands coups de synthé, de riffs et breaks tous plus puissants les uns que les autres. Les aficionados sont présents, les danseurs confirmés ou non se tentent à quelques pas tant les mélodies sont entêtantes et dansantes. Fabian Getto fait largement le job au chant, en place depuis trois ans au sein du groupe. Sa communication avec le public et son éventail vocal surprend et rassure les amateurs des premiers jours ; car aujourd’hui’hui, le groupe fête ses 25 ans de règne avec une setlist composée de presque « tout les albums ». « Blut im Auge », « Umbesiegt », « Born to be Epic »,… tout y passe. Un grand moment !

MASSACRA LEGACY
Le groupe revival de Massacra (1986-1997) rend hommage à l’un des pionniers du death metal français. Compilant des titres de l’âge d’or du groupe, MASSACRA LEGACY revient sur la trilogie des trois premiers albums, avec en membre originel le batteur Chris Palengat. Entre blasts effrénés et notes hautes perchées retenues à l’infini, toutes droites sorties d’outre-tombe, le quintet révèle avec une ferveur démoniaque son engouement et sa dévotion pour l’image de cette institution nationale. Un hommage à Fred « Death », ancien chanteur du groupe originel sera fait. On aura également droit à un petit solo de batterie.
Même le temps d’en faire une toute petite dernière : « la plus courte », va pour « Seas of Blood » tirée du pilier Enjoy The Violence de 91.

Conclusions de cette première journée : une belle journée de metal dans l'ensemble , le Lions Metal Fest nous a gâté ce Samedi.
L'ambiance était au rendez-vous. Les groupes ont assuré et ce jour sera à marquer au fer rouge dans la liste des Lions Metal Fest, bravo à la programmation ,qui a fait mouche !
Demain Dimanche sera un autre jour (sic) et l'on vous racontera tout ça, restez à l'écoute de Pavillon666 bien entendu !

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