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LIONS METAL FEST - JOUR 2

Avec : Primordial, Darkane, Seth, Cuttered Flesh, Himinbjorg, etc

Date du concert : 24-05-2026

Lieu : Le Trait d'Union - Montagny [69]

Affluence : NC

Lien du Label / Event

Chronique réalisée par : Black.Roger • Photographe : Roger Chirpaz


Et voici une seconde journée passée sous le soleil généreux de Montagny pour le LIONS METAL FEST. La chaleur est donc au rendez-vous à l'extérieur mais elle sera bien plus redoutable dans la salle du Trait d'Union. Alors, qu'importe la sueur tout le monde va s'agiter lors des prestations des 10 formations en lice qui ne font pas dans la dentelle visiblement, Il y aura des locaux aux dents longues et des têtes d'affiche venues parfois de très loin.
Alors, dès 12 heures pas le temps de digérer qu'il faut rentrer dans la fournaise, mais quel plaisir, quelle envie de découvrir, ou quelle envie de confirmer les envois de groupes déjà connus que l'on attendais avec impatience ;

Comme pour la veille du Samedi deux chapitres vous seront proposés avec les chroniques de Black-.Roger et celle de TomHunter sur des photos de Black.Roger Photography.

CHAPITRE 1 Black.Roger.

Comme la veille le premier groupe place déjà la barre bien haute devant un public déjà bien présent devant les « crash ».Un ,public qui prends en pleine face un certain thrash dans l'urgence du punk mais aussi qui a du « core », ce seront les Lyonnais de SLEDGEHAMMER qui vont nous interpeller grave.
Au menu des riffs dévastateurs, une batterie D-beat surboostée et des vocaux qui arrachent et interpellent fortement.Vus au Warm' de Décines en Janvier dernier j'avais été accroché par leur prestation et en ce Dimanche de Mai à Montagny le groupe confirme tout le bien que je pensais d'eux. Et cette fois-ci sur une grande scène aidé par un son qui colle parfaitement à leurs envois.
Ces envois concentrés sur leur premier album « Destroy/Rebuild ».
Bref, l'ai pris une claque et je pense que beaucoup d'entre-vous présents ont pris la leur.
Bravo Alice, Tom, Arturo, Greg et Antoine vous êtes sur la bonne voie !

Du thrash qui arrache au grindcore/death il n'y a qu'un pas que nous franchissons allègrement avec la venue du scène des Parisiens de P.O.R.C. (Putrefaction Of Rotting Corpses) basé à Pontoise (95).
Ce trio francilien vient de sortir son nouvel album « Sociopatia » paru en Avril dernier et en live ça passe ou ça casse, en fait ça passe très bien, âmes sensibles s'abstenir quand' même.
D'aucun dirons que c'est une tuerie, alors yes, je plussoie
Ça joue vite, les cordes chauffent, les gruiks sont vomis par le gratteux, la basse racle par terre et le batteur démolit ses fûts.
Bref, de « Schizophage » à « A.D. » en passant par « Circus Massacre » et « Balek » nous avons eu notre dose de brutalité digestive, amen !

Et puis ensuite les Québecois de DEPERIR nous ont balancé dans les dents (dans les oreilles pardon) une débauche de black/death teintée de thrash afin de nous empoisonner l'existence enfin quoi !
Ces canadiens qui en ont vu « des vertes et des pas mures » niveau line-up depuis 2017 terminent leur tournée Européennes2026 ce soir aux Lions Metal fest en nous présentant notamment leur nouvel enregistrement intitulé « WAR » paru le 20 Mai dernier chez Adipocère Records.
Bien nommé, cet enregistrement car Deperir nous a offert un set oh combien guerrier aujourd'hui, sans compromis, sans faux-semblants. De ce fait nous en avons pris plein la « g...le » c'est sans appel !

Avec le Tchèques de CUTTERED FLESH la violence est toujours de mise après 6 albums au compteur et des prestation de death-metal un brin prog mais quand même assez technique aux entournures.
Mais ne vous fiez pas aux éléments prog de groupe qui ne font qu'annoncer des envois monstrueux et sanguinolents qui vous détruisent ce qu'il vous reste de neurones.
Donc, à leur actif une certaine puissance de feu bienvenue pour les aficionados du metal extrême Tout est servi avec des frappes chirurgicales qui font leur œuvre.
Pas de problème nous avons donc dégusté dans tous les sens du terme.

Voilant le soleil de Mai un voile noir va soudain envelopper la salle du Trait d'Union maintenant avec l'apparition occulte et mystique des membres de SETH avec leur petit théâtre des horreurs. Ce sera donc malsain, éprouvant avec ce soir une apparition sous la forme d'une égérie, est-ce un ange déchu ou la mort déguisée ?
En tous cas Saint Vincent vient nous annoncer une certaine apocalypse avec les Blessures de l'Ame, une méchante « Morsure du Christ » dans cette France des Maudits.
Bref, dans une certaine dimension bien théâtrale soutenue par une violence sous-jacente et une agressivité de tous les instants SETH, en presse 25 ans d’existante se révèle-être un grand groupe de black-metal incontournable, intense et tempetueux. La messe noire fut envelopante ce soir et nous sommes tous maudits maintenant (re) amen !

Les Suédois de DARKANE n'auront aucun mal ensuite à mettre le public dans leur poche en cette soirée dominicale passée à Montagny. Car oui, Darkane maitrise à fond son death mélodique pimenté de groove, de rage thrashisante parfois mais aussi parsemé de dissonances mélancoliques et de déviances acoustiques.
Alors leur death un brin martial et brut de décoffrage, sans occulter une maîtrise technique de tous les instants à fait mouche ce soir !

Tout le monde semblait attendre bien sur les Irlandais de PRIMORDIAL, un groupe légendaire de black-metal celtique emmené par le charismatique Alan Averill, c'est un fait !
Bénéficiant d'une identité unique proposant des envolées bouleversantes et agressives dans une veine black-metal aux envois folk mélodiques en fond 'écran cette formation navigue sur une atmosphère sombre et angoissante qui vous prend aux tripes vulgairement parlant.

C'est majestueux parfois et même souvent survolté avec la voix et la présence particulière d'Alan. Leur black-metal est bien loin des influences du départ qui se nommaient Venom et autre Bathory, car enrichi aux sources celtiques sur des envois mystiques, sombres et apocalyptiques
Bref, PRIMORDIAL a en quelque sorte « envoûté » ce soir le Trait d'Union et personne ne ressortira indemne de cette expérience hors du temps et de l'espace, grand moment !


Chapitre 2 TomHunter


SLEDGEHAMMER
Dimanche 24 mai 2026, le soleil tapisse les monts du lyonnais de vives couleurs et le ciel est absent de nuages. Il est 11h30 et une voix heavy/thrash retentit lors des premières balances, ce qui finit par réveiller les dernières marmottes sous les toiles de tentes lancées en face de la salle du Trait d’Union. Est-ce une femme, un homme ? Il est parfois difficile de reconnaître le genre lorsque sur quelques notes, seuls l’intensité et la férocité vocales surplombent.
Et bien ce sera une chanteuse qui vient alors révéler sa puissance et complétera le petit-déjeuner des survivants de cette première journée du Lions Metal Fest. Les Lyonnais de SLEDGEHAMMER sont venus défendre leur premier album Destroy/Rebuilt, après seulement deux concerts à leur actif. Le jeu de scène, la prestance et l’intensité toujours, auront confirmé que les thrasheux n’ont pas froid aux yeux et avancent à grands pas sur la scène metal. Raffraîchissant !
 
Du petit-déjeuner au déjeuner, il n’y aura qu’un pas de danse. Sous un soleil de plomb, l’extérieur de la salle s’interroge à l’écoute d’un doux interlude avec un extrait du Silence des agneaux. En effet, nombreux sont ceux qui reconnaissent la voix du personnage d’Hannibal Lecter joué par Anthony Hopkins. Que diable peut-il donc se tramer…
 
DEPERIR
En tournée avec P.O.R.C. et Himinbjorg, les Canadiens de DEPERIR foule la scène à 14h et prévoit de nous emporter en contrée québécoise, sans passer par la voie des airs, naturellement. Abyssal et épais donc, le chant oscille vers le black traditionnel tandis que le guitariste et bassiste poussent vers le growl plutôt death metal. Notons que Nico Reymond (ex-Decent) pratique le death depuis toujours et connais bien notre région. Bref, concernant la musique de DEPERIR, la caisse claire est martyrisée, les cordes sont tendues sur des trémolos speed, le son est très heavy dans le fond mais beaucoup plus sombre dans la forme.
La chevelure dantesque de Bob Girard est digne d’un John Tardy, son cri est aussi impressionnant que son accent. Tabarnak !

 HROTHGAR
La Drôme représentée jusqu’ici avec sa bière savoureuse (merci à la Brasserie Pleine Lune), ce sont les demi-dieux de HROTHGAR qui viennent maintenant crier de Montélimar jusqu’au Valhalla. Dignes représentant du viking metal (Amon Amarth en tête), le death mélodique des drômois emballe tout le monde.
Après de brefs descriptifs des chansons à suivre, la bande se met à headbanger vigoureusement et inlassablement. Le chanteur Quentin marque son lien fort avec le public et nous fait même chanter sur « Sons Of Odin ». Une épopée bien trop vite passée!


MALEPESTE
On continue sur la lancée avec le programme du jour : le black metal sous toutes ses formes. Chez Pavillon 666, on connaît bien MALEPESTE. Toujours en promotion de leur dernier album Ex Nihilo, les Lyonnais nous emporterons vers les tréfonds rhônalpins, une tourmente nébuleuse avec fracas, effroi. La voix incantatoire transcende et hypnotise. Après de nombreux concerts au Rock’n’Eat, les ambiances doomesques et ténébreuses de MALEPESTE se découvrent encore mieux sur la scène de Montagny, avec plus d’ampleur et d’exactitude, le groupe me plonge avec eux. Le sourire constant du batteur conquit également le public.
 
HIMINBJORG
Il est vraisemblablement convenu que le concert de ce soir soit le dernier pour les savoyards d’HIMINBJORG. Après une tournée dans le nord de la France et en Belgique, la formation revient en terre lyonnaise pour galvaniser les foules et envouter celles et ceux qui se laisseraient prendre par la poésie de Zahaah et ses compères. Avec Xavier à la batterie et son entorse au doigt, un problème de guitare durant tout un titre et cette pression de fin de tournée, c’est un groupe fort et endurant qui se donne à fond devant nous. Propulsant le public lyonnais dans des âges (pas si) lointains, HIMINBJORG sublime le black metal sous couvert d’ambiances mystiques et naturellement spirituelles. Merci pour tout !
 
SETH
Saint Vincent et sa grande robe rouge arpente maintenant les planches du Trait d’Union. La formation SETH n’est plus à présenter tant son aura a fécondé de multiples influences dans le paysage black hexagonal et ailleurs. C’est dans une salle pleine à craquer et sous une chaleur étouffante que l’on pourra apprécier la scénographie aux têtes empalées et tout le jeu de scène (avec performeuse pour cette date). Des titres comme « La Morsure du Christ » inonde la salle d’une dévotion maligne. Le groupe clôture sur « Le triomphe de Lucifer » et une scène théâtralisée avec de nouveau la performeuse ensanglantée, élevant de larges palmes Dignes représentant du viking metal (Amon Amarth en tête), le death mélodique des drômois emballe tout le monde.
Après de brefs descriptifs des chansons à suivre, la bande se met à headbanger vigoureusement et inlassablement. Le chanteur Quentin marque son lien fort avec le public et nous fait même chanter sur « Sons Of Odin ». Une épopée bien trop vite passée.
 

 
PRIMORDIAL
En ce weekend de festival de Cannes, on pourrait désigner la palme (ou le crucifix) d’or aux Irlandais de PRIMORDIAL, en tête d’affiche de ce Lions Metal Fest 2026. Malgré un public harassé, trempé mais enragé, PRIMORDIAL entonne ses titres phares et ravit les jeunes comme les moins jeunes. J’en ai même vu installer leurs toiles de tente au camping une heure avant, les fans s’emparent de la salle dans un unique but, recevoir le témoignage d’histoires celtes par Alan Averill.
Même éclairé des neufs néons au plafonds (l’obscurité pleine fut été bienvenue), le public est en transe. Avec des titres comme « Empire Falls », une communication constante et une bienveillance avec son audience et même un rappel, les Irlandais prouvent le lien fort avec la France. Hail PRIMORDIAL !

Après ce week-end métallique en diable, un seul mot me vient à l'esprit « merci ». Oui merci à tous , musiciens, techniciens, organisateurs, bénévoles et vous cher public pour l’ambiance instaurée,
Alors que pouvons nous dire de plus ? Eh bien nous souhaitons bien évidemment de pouvoir participer dans 1 an à une nouvelle édition quoi qu'il arrive « get a grip » !

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