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HELLFEST 2026 JOURS 1 & 2

Avec : Voir affiche
Note

Date du concert : 18-06-2026

Lieu : Hellfest - Clisson [44]

Affluence : 60000

Lien du Label / Event

Chronique réalisée par : inglewood • Photographe : inglewood photographie


Trouver le juste équilibre entre l'efficacité brute des Mainstages et la noirceur exigeante de l'Altar et de la Temple : voilà tout l'enjeu d'une édition du Hellfest réussie. Cette année encore, l'équipe de Pavillon666 a eu le privilège d’arpenter les crash barrières de Clisson pour couvrir ce marathon de quatre jours, rythmé par un minutage serré et des choix de running order souvent complexes.

Plutôt que de se perdre dans les habituels longs discours, nous avons choisi de vous restituer l'expérience sous la forme d'un carnet de bord chronologique. De l'ouverture des portes aux derniers rappels, voici le récapitulatif de notre parcours à travers les concerts qui ont fait vibrer notre objectif et nos tympans.


Jeudi 18 Juin :

16h00 - 16h40 : We Came As Romans (Mainstage 1)

Pilier de la vague metalcore mélodique américaine du début des années 2010, WCAR à parfaitement ouvert cette édition 2026. La formule est efficace et bien éprouvée, un savant mélange de gros riffs de guitare, de breakdowns massifs, d'éléments électroniques/synthétiseurs très présents, et surtout d'un contraste vocal puissant entre chant hurlé (screams) et refrains clairs extrêmement accrocheurs. Le public, encore frais s’est laissé séduire sans difficultés par l’énergie débordante des Américains.


16h45 - 17h25 : Mikkey Dee With Friends (Mainstage 2)

Après avoir fait ses armes chez King Diamond, le batteur suédois intègre Motörhead en 1992 et y reste jusqu'au décès de Lemmy Kilmister en 2015, formant avec ce dernier et Phil Campbell le line-up le plus stable et le plus destructeur de l'histoire du groupe.
Le projet "With Friends" est une formule spéciale et exclusive taillée pour les festivals. Sans artifices ni défilé d'invités, Mikkey Dee a mené son power trio d'une main de maître, prouvant que la seule frappe de sa batterie et l'héritage de Motörhead suffisent amplement à retourner la Mainstage 2.
C'est l'archétype du set rock 'n’roll direct, carré et sans fioritures, qui mise tout sur l'énergie et l'efficacité des morceaux, un set presque entièrement dédié aux classiques intemporels de Motörhead (Ace of Spades, Overkill, Killed by Death...). Du pur kiff et un hommage vibrant, authentique et sans chichis qui fait mouche à tous les coups auprès des festivaliers.


18h15 - 19h00 : The Pretty Reckless (Mainstage 2)

The Pretty Reckless a troqué les artifices du studio pour une efficacité purement live. Dès les premières notes, c'est la présence magnétique et l’attitude brute de Taylor Momsen qui ont immédiatement capté le regard de la fosse.
La frontwoman a pris possession de la scène avec une assurance impressionnante, livrant une performance vocale impeccable de bout en bout, alternant lignes bluesy maîtrisées et éclats saturés ultra-rock. Derrière elle, les musiciens ont déroulé des riffs lourds et poisseux, très ancrés dans le grunge des nineties, parfaits pour faire groover le public de Clisson.
Pas de fioritures, le show a misé sur une énergie directe, sensuelle et percutante. Un moment de rock classique et carré qui a idéalement fait monter la température au milieu d'une affiche plus extrême.


20h00 - 21h10 : Deep Purple (Mainstage 2)

C’est toujours un moment à part de s’immerger des sonorités de DEEP PURPLE. Le groupe parvient à partager sa passion du rock depuis 1968 et ce toujours de la même façon. Ça va du petit verre de rouge lors du deuxième solo du set d’aujourd’hui, de cet harmonica qui plonge l’assistance dans ses mémoires, un autre solo de guitare, etc… Impossible de bouger ni brusquer cette entité.
« When a blind man cries » plonge l’audience dans une danse au corps à corps mélancolique et hypnotique. C’est la larme à l’oeil que de nombreux sexagénaires et autre aïeux se remémorent le passé, avec humilité et beauté sonore. Comble de cette offrande, les Britanniques renchérissent avec « Diablo » tiré de leur dernier album (Splat! - 2026), suivi du solo organique et spatial de Sir Don Airey. Lunaire, puissant et envoûtant, DEEP PURPLE aura su nous faire oublier tout climat extérieur et nous offrir son atmosphère émouvante.


21h05 : THE HALO EFFECT – Altar

Le line-up Suédois du puissant death mélodique s’empare de la scène Altar pour immerger le public dans une tourmente folle, d’emblée avec le titre éponyme à leur deuxième et dernier album (March of the Unheard - 2025). Mikael Stanne (Dark Tranquilllity) est en grande forme et exprime un puissant respect envers ce public averti et connaisseur. Les riffs et les mélodies propres au style font headbanger bon nombre d’initiés. « Detonate », « What we become », tout y passe. Des titres que j’espérais grandement voir en live et qui ont ravi l’audience tant les compositions rassemblent. Les musiciens communiquent entre eux et prennent un réel plaisir à jouer à Clisson. Cette formation engagée par Niclas Engelin (ex-In Flames) en 2019 amplifie la volonté du public à voir plus de death mélo au Hellfest.


21h15 - 22h25 : Papa Roach (Mainstage 1)

Papa Roach a délivré une véritable décharge d'adrénaline, transformant immédiatement la fosse en un immense pogo mouvant. En véritables bêtes de scène, Jacoby Shaddix et sa bande ont imposé une intensité physique impressionnante dès les premières secondes du show.
Le frontman, monté sur ressorts, a livré une performance vocale d’une justesse r redoutable.
Le point d'orgue de cette communion a d'ailleurs été atteint lorsque Jacoby a fait monter son jeune fils sur scène pour un duo totalement explosif sur le titre "Braindead", un moment de transmission survolté qui a littéralement enflammé Clisson.
Le set, calibré pour le live, a enchaîné les hymnes jusqu'au final dantesque sur l'incontournable Last Resort. Une prestation explosive, généreuse et d'une efficacité redoutable.


22h30 - 23h30 : Alice Cooper (Mainstage 2)

Alice Cooper, c’est le patron absolu du shock-rock et il est venu rappeler à tout le monde sur la Mainstage 2 que le patron, c'est lui. À plus de 75 piges, le mec a encore une présence de dingue et une voix qui tient carrément la route. Canne à la main et regard noir, il mène son cirque macabre à la baguette.
Sur scène, c'est le grand déballage théâtral qu'on adore : monstres, guillotine, exécutions... Tout est calé au millimètre. Mais attention, derrière le folklore, ça joue sévère. Le line-up est une vraie machine de guerre, avec notamment Anna Cara à la guitare qui assure grave et balance des solos tranchants à la pelle.
La fosse s'est transformée en chorale géante sur les classiques comme No More Mr. Nice Guy, Feed My Frankenstein et le final dantesque sur School's Out. Bref, un show ultra-généreux, fun et rock 'n’roll. Zéro baisse de régime pour la légende.


23h30 - 23h40 : Hommage à Ozzy Osbourne
Des images du passé en grand écrans sur fond de « Mama i’m coming home », encore une partie de mon adolescence qui s’en va, certains dont je fais partie ont eu le cœur lourd et les yeux embrumés. Trouve la paix, Ozzy.


23h45 - 01h15 : Bring Me The Horizon (Mainstage 1)

Ce fut clairement l'un des gros chocs visuels et sonores de la journée sur la Mainstage 1. Oli Sykes et sa bande ne font plus du tout le même sport que les autres : le show est une énorme claque moderne, ultra-scénarisée, avec des écrans géants partout et une esthétique cyber-apocalyptique complètement folle.
Dès les premières notes, la fosse s'est transformée en un mosh pit géant et compact. Oli Sykes, en parfait gourou des temps modernes, court partout, harangue la foule et alterne ses screams viscéraux d'autrefois avec ses lignes de chant pop-metal ultra-efficaces. Le son est lourd, massif, blindé d'électro, et la précision chirurgicale des musiciens met tout le monde d'accord, des nostalgiques de l'époque deathcore aux fans de leur virée plus moderne.
Le groupe a enchaîné les tubes massifs, faisant sauter Clisson comme un seul homme. C'est l'archétype du concert moderne, calibré pour les stades, qui prouve que BMTH a définitivement les épaules pour s'installer tout en haut des affiches. Explosif et mémorable.


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Vendredi 19 juin


10h30 - 11h00 : Impureza (Altar)

Impureza, c’est le combo idéal pour secouer l'Altar dès 10h30. Les mecs ont débarqué avec leur "Hispanic Metal" unique, un mix hyper couillu entre la brutalité du death metal et la chaleur du flamenco.
Sur scène, on comprend vite pourquoi on les surnomme le « Nile français ». Ça j oue crade, lourd et ultra-technique, le tout porté par un chant growlé en espagnol. Le contraste est fou : entre deux blasts monstrueux, les riffs de guitare classique andalouse fusent à toute allure. Les musiciens sont habités par leur concept, brandissant leur folklore ibérique comme une arme face à une fosse qui s'est direct réveillée à coups de mosh pits.
En 30 minutes chrono, les conquistadors ont plié le game. Un show original, furieux et d'une efficacité redoutable pour lancer la journée.


11h05 - 11h35 : Mourir (Temple)

Mourir, c’est la claque sale et poisseuse qui est venue cueillir la Temple dès 11h05. Avec un blase pareil, on se doutait que les Toulousains n’étaient pas là pour trier les lentilles : ils ont débarqué pour mettre en musique un profond désespoir avec un black metal ultra-sombre et d’une violence majestueuse.

Sur scène, l'ambiance est radicale et intransigeant. On est clairement sur une mise à mort sonore, où le rythme lourd et destructeur de la batterie ne laisse aucune issue au public.
Trente minutes d'une exécution en bonne et due forme. Un set d'une noirceur absolue qui a laissé la Temple complètement essorée et groggy.


12h50 - 13h30 : Crypta (Altar)

Crypta, c’est la baffe death metal old-school qui a retourné l'Altar à l'heure du déjeuner. Pendant 40 minutes, les quatre Brésiliennes ont envoyé une sauce d'une violence et d'une précision monstrueuses, sans faire de prisonniers.
Sur scène, la frontwoman Fernanda Lira est une vraie pile électrique : grimaces possédées, présence de dingue, elle mène le chaos avec des hurlements hyper agressifs. Derrière, ça joue sévère. Les riffs sont incisifs, la batterie pilonne sans relâche et les solos ultra-techniques s'enchaînent. Face à cette énergie brute, la fosse a répondu direct à coups de mosh pits furieux.
Un set carré, impitoyable et mené à un rythme d'enfer. Crypta a clairement prouvé qu’elle fait partie des patronnes de la nouvelle scène death mondiale.


16h45 - 17h35 : Accept (Mainstage 1)

ACCEPT revient au Hellfest pour notre plus grand plaisir afin de fêter leurs 50 ans de carrière ! Que d’années passées avec toutes ces formations aux décennies empilées de succès.
Mark Tornillo et sa bande enflamme la terre clissonaise de riff de pur heavy metal.
Démarrant la machine avec « Metal heart » et cet interlude classique, le mastodonte du heavy metal allemand enchaine sur « Teutonic terror », toujours un réel plaisir en live. À noter le passage de Todd La Torre, Queensrÿche jouant le même jour.


14h20 : BLOOD RED THRONE (Altar)

Retour en Norvège avec BLOOD RED THRONE et leur death metal bien graissé depuis déjà plus de 25 ans. Leurs riffs sont si entrainants que le type de death metal qu’ils pratiquent a toujours su rameuter les foules. Le set reste implacable, saturé et puissant. Un bonheur sur album, la même en live, en un peu plus sportif.


15h55 : STONED JESUS (Valley)

Agglutinés sous un soleil de plomb, les amateurs de stoner prennent cette année leur revanche sur l’an passé. Le groupe ukrainien avait subi un retard de transport, ce qui avait causé un changement de scène. De la cage de la Purple House en 2025, STONED JESUS passe enfin à la Valley (plus aérée).
Engagés sur le triptyque concept album dont un tiers est sorti, le trio développe des titres de leur dernier album Songs To Sun, de rigueur… « New Dawn » et « Low » ouvrent le set avec une intensité et une promiscuité grandement appréciée. Le chanteur Igor Sydorenko nous offre ensuite un nouveau titre à paraitre sur le prochain album « Under the skin ». Plus sombre et monocorde, le ton s’apaise un peu. Puis le leader du groupe s’avance pour jouer son tube… encore un raté… aucun son ne sort de la guitare… Décidément, chaque intro en live de « I’m The Mountain » donne du fil à retordre au groupe (ton ironique). Mais l’effet est toujours là, le public régit au ton humoristique et succombe au quart d’heure de gloire du groupe.


17h40 - 18h30 : Sepultura (Mainstage 2)

Sepultura, c’était le rendez-vous chargé en émotion et en décibels sur la Mainstage 2. En pleine tournée d'adieu (Celebrating Life Through Death), les Brésiliens sont venus poser leurs tripes sur la table pour ce qui ressemblait à un ultime et monumental merci à Clisson.

Pas de place pour la nostalgie larmoyante, le groupe a choisi de faire parler la foudre. Derrick Green, impressionnant de puissance, a harangué la foule pendant que la paire Andreas Kisser / Paulo Jr. balançait ces riffs culte qui ont défini le thrash/groove mondial. Derrière les fûts, le jeune prodige Greyson Nekrutman a mis tout le monde d'accord en insufflant une énergie dingue et une vitesse d'exécution ahurissante aux morceaux.
La fosse s'est transformée en un gigantesque mosh pit à ciel ouvert, une dernière communion sauvage au son des incontournables *Refuse/Resist*, *Territory* et le final destructeur sur *Roots Bloody Roots*. Cinquante minutes intenses, lourdes et mémorables. Sepultura tire sa révérence par la très grande porte, en laissant un public essoré mais reconnaissant.


18h35 - 19h25 : Carach Angren (Temple)

Carach Angren, c’était l’heure de la grand-messe théâtrale et horrifique sous la Temple. Les Hollandais ont débarqué avec leur black metal symphonique pour transformer la scène en un véritable film d'épouvante sonore.
Visuellement, le groupe ne fait pas les choses à moitié : corpse paints impeccables, costumes d'époque et une scénographie hyper habitée. Seregor, en maître de cérémonie possédé, captive la foule avec ses mimiques terrifiantes et son phrasé ultra-articulé, tandis que les orchestrations grandiloquentes et les riffs tranchants enveloppent la Temple dans une atmosphère glaciale. L'énergie est théâtrale, narrative, et la fosse se laisse volontiers happer par ces histoires de fantômes et de malédictions.
Cinquante minutes d'un show ultra-visuel, intense et parfaitement calibré. Une immersion totale dans le macabre qui prouve que Carach Angren maîtrise l'art du grand spectacle horrifique à la perfection.


21h00 - 23h10 : Iron Maiden (Mainstage 1)

Second round pour Steeve, Bruce et compagnie avec une double tournée française étalée sur deux ans. À conditions de festival, horaires et climat applicables. La chaleur et le soleil de début de live n’aura pas affaibli la troupe. Les Anglais déboulent sur la MainStage comme à leur habitude, sauts de cabris et runs dès l’intro UFO et de « The Ides Of March » passées. Les conditions de festival procurent cependant parfois des surprises. Sur les Mainstages, le son est précis et bien retransmis. Le peu de vent favorise la réception des basses et de la voix. Les deux heures passées semblent courtes. Les titres phares du groupe s’enchainent à une allure délectante.
Le grand écran derrière les musiciens nous imprègne de l’ambiance de chaque titre. Les sensations et l’immersion sont particulièrement prenantes sur « Rime of the Ancient Mariner » et « Seventh Son of a Seventh Son ».
Toujours aussi satisfait de son public français et « ami », Bruce Dickinson s’adonne à quelques digressions en guise d’introductions des titres, pour notre plus grand plaisir.
Vous pourrez également retrouver le live-report du live d’IRON MAIDEN à Lyon quelques jours plus tard pour plus de détails sur la setlist.


23h50 - 00h50 : Blood Incantation (Altar)

Blood Incantation, c’était le voyage intersidéral parfait pour entamer la dernière ligne droite de la nuit sous l'Altar. Les mecs de Denver ont débarqué à 23h50 avec leur death metal progressif et spatial, transformant la scène en une bande-son de film de science-fiction ultra-brutale.
Oubliez les clichés du death linéaire : leur musique oscille en un clin d'œil entre des blasts monstrueux, des structures techniques et des plages ambiantes de synthés analogiques. Visuellement plongé dans des stroboscopes et des lumières cosmiques, le groupe a littéralement hypnotisé la fosse, alors que quelques volutes d'herbe à l'odeur suspecte s'élevaient ici et là, parfaites pour parfaire l'immersion psychédélique. Le chant caverneux et lointain de Paul Riedl résonnait alors comme s'il venait d'une autre galaxie.
Une heure d'un set ultra-cinématique, complexe et planant, idéal pour recharger les batteries mentales avant de s'élancer vers le tout dernier concert de la soirée. Une vraie claque d'un autre monde.


00h50 - 02h00 : Ultra Vomit (Mainstage 1)

Ultra Vomit, c’était le bouquet final parfait, l’artillerie lourde de la déconnade déployée à 00h50 pour achever cette deuxième journée en beauté sur la Mainstage 1. Quoi de mieux pour clore la nuit qu'un bon gros shot de metal parodique 100 % français ?
Devant une foule immense qui avait gardé ses dernières forces pour sauter partout, Fetus, Manard et leur bande ont transformé la Mainstage en une immense cour de récréation survoltée. Le groupe a déroulé ses tubes hilarants et ses parodies ultra-efficaces avec une précision musicale toujours aussi bluffante, alternant riffs acérés et vannes bien senties entre les morceaux. Visuellement, c'est un joyeux bordel : des déguisements, une énergie communicative, et une communion totale avec un public aux anges qui reprenait chaque parole en chœur.
Les mosh pits festifs et les chenilles géantes se sont enchaînés jusqu'à 2h du matin, transformant la fosse en une gigantesque fête foraine. Une heure de pur divertissement, de gros son et de rires, idéale pour vider ses dernières réserves d'énergie avant d'aller enfin s'écrouler au camping.


Ces deux premiers jours ont lancé les hostilités de la plus belle des manières, plaçant immédiatement la barre très haut. Entre confirmations attendues, décharges d’énergie pure et moments de communion massive, le festival a démarré à un rythme effréné.

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