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HELLFEST 2026 JOUR 4

Avec : Voir affiche
Note Coup de coeur

Date du concert : 21-06-2026

Lieu : Hellfest - Clisson [44]

Affluence : 60000

Lien du Label / Event

Chronique réalisée par : inglewood • Photographe : inglewood photographie


Dimanche 21 juin:

11h05 - 11h35 : Silhouette (Temple)

Silhouette, c’était le parfait réveil dominical à 11h05 sous la Temple. Ouvrir une scène à cette heure-là n’est jamais un exercice facile, mais le projet montpelliérain a relevé le défi haut la main pour lancer ma dernière journée de festival.
Dès les premières notes, leur black metal atmosphérique et mélancolique, teinté de touches post-black, a installé une ambiance à la fois lourde, captivante et d'une grande beauté. Le contraste saisissant entre la puissance des riffs et la dualité des voix (les chants clairs éthérés mêlés aux hurlements déchirés) a tout de suite fonctionné sur le public matinal.

Une très belle découverte locale et une entame de journée envoûtante, idéale pour se plonger en douceur — mais avec la dose de noirceur nécessaire — dans les derniers instants du Hellfest.


12h50 - 13h30 : Resolve (Mainstage 2)

Resolve, c’était la grosse claque d'énergie de la mi-journée à 12h50 sur la Mainstage 2. Les Lyonnais sont venus prouver sans trembler qu'ils font partie des meilleures formations françaises dans le style modern metal / metalcore actuel, et leur prestation a été une réussite totale.

Ce qui a immédiatement marqué, c'est leur fraîcheur et leur enthousiasme. Les mecs affichaient de grands sourires, une complicité évidente et une super énergie qui a instantanément contaminé la Mainstage. Loin des clichés sombres du genre, le groupe a partagé une joie d'être là ultra-communicative, tout en balançant des riffs massifs, des refrains ultra-efficaces et des breakdowns d'une puissance redoutable.

Le public a parfaitement répondu à cette générosité, créant de sacrés mouvements de foule pour une heure si précoce. Un set dynamique, carré et extrêmement rafraîchissant qui m'a donné un sérieux coup de boost pour la suite !


13h35 : THY LIGHT (Temple)

Les tristes mélodies de THY LIGHT viennent nous emporter avec un black metal profondément intrusif, presque dépressif mais peu malsain dans les ambiances créées par le groupe en live.

Le chant transperce et embrase de ses éléments atmosphériques. Les quelques solos de guitare illuminent un peu les compositions mais sans trop dévoiler de joie, ce n’est clairement pas le but ici. THY LIGHT est arrivé avec les ornements typiques de cette scène black, corpse-paint et bracelets de clous, chandeliers etc… La mise en scène fonctionne ; un bon moment de relâchement.


14h20 - 15h05 : President (Mainstage 2)

President, c’était le passage forcé par la case curiosité à 14h20 sur la Mainstage 2, attiré par le petit phénomène qui entoure ce projet mystérieux. Autant le dire tout de suite : on ne m'y reprendra plus, c'était la douche froide de la journée.

Pour moi, le show s'est avéré complètement nul. Tout sonnait comme un produit préfabriqué de bout en bout, sans la moindre once d'authenticité. Sur scène, les musiciens manquaient cruellement de charisme, et leur concept — avec ce masque franchement mal foutu — reste totalement incompréhensible. Côté musique, rien ne vient rattraper le coup : les titres sont d'une banalité affligeante, du déjà-entendu mille fois ailleurs.
Bref, une grosse perte de temps. La curiosité m'a poussé à aller voir, mais le soufflé est retombé instantanément. Une prestation vite vue, et très vite oubliée !


16h00 - 16h45 : Black Veil Brides (Mainstage 2)

Black Veil Brides, c’était la pause nostalgie à 16h00 sur la Mainstage 2. Le groupe américain est venu dérouler son univers glam-metalcore, et le set s'est révélé plutôt sympa, même s'il s'adressait clairement à un public d'initiés et de nostalgiques de leur grande époque.

Sur scène, le groupe fait le job, mais l'attraction principale reste évidemment Andy Biersack. Le chanteur est très beau, il le sait pertinemment, et il sait surtout que son public le sait. Tout son jeu de scène repose là-dessus : un charisme ultra-visuel, des poses étudiées et une assurance à toute épreuve qui fait immédiatement mouche auprès des premiers rangs conquis d'avance.

Finalement, même si la recette est très calibrée, l'efficacité de leurs refrains a offert un moment divertissant. Une prestation plaisante, portée par un frontman qui maîtrise son pouvoir de séduction sur le bout des doigts.


16h50 - 17h40 : Gehenna (Temple)

Gehenna, ce fût le plongeon dans les ténèbres à 16h50 sous la Temple. Après la parenthèse très visuelle et calibrée des Black Veil Brides, le contraste ne pouvait pas être plus saisissant : place au black metal norvégien à l'ancienne, brut et sans concession.

Les vétérans ont imposé une ambiance glaciale et poisseuse dès leur entrée en scène. Pas de chichis ni de sourires ici, le groupe a déroulé ses morceaux avec une lourdeur implacable, alternant mid-tempos malsains et accélérations féroces. Pour les amateurs du genre, c'était un vrai pèlerinage sonore, une immersion totale dans une noirceur authentique qui rappelle les grandes heures du style.

Un set sans fioritures qui a parfaitement nettoyé les oreilles de la Mainstage, idéal pour se replonger dans l'esprit le plus sombre et underground du festival. Une très bonne session sous la Temple !


17h45 - 18h35 : Three Days Grace (Mainstage 2)

Three Days Grace était la superbe confirmation de la fin d'après-midi à 17h45 sur la Mainstage 2. Le groupe de rock alternatif canadien a livré un concert vraiment excellent, porté par une générosité et une sincérité qui ont touché toute la foule.

La grande force de ce show, c'était la présence exceptionnelle de Matt Walst et d'Adam Gontier tous les deux sur scène. Cette configuration unique a donné une intensité incroyable au set. Adam s'est d'ailleurs confié avec beaucoup d'honnêteté lors d'un moment suspendu, expliquant les raisons pour lesquelles il avait quitté le groupe à l'époque, puis son bonheur d'être revenu. Il a ajouté des mots très touchants, rappelant qu'il savait à quel point leurs chansons aidaient parfois les gens à traverser des périodes difficiles. Des confidences qui ont donné un vrai supplément d'âme au concert.

Pendant ce temps, les musiciens assuraient un show impeccable. Le guitariste Barry Stock a particulièrement marqué le coup : il a souvent changé de guitares tout au long de la prestation, et elles étaient absolument magnifiques, un vrai régal pour les yeux autant que pour les oreilles.
Ajoutez à cela un chanteur qui s'est énormément baladé d'un bout à l'autre de la scène pour aller voir les fans, même ceux qui étaient massés sur les côtés, et vous obtenez une prestation humaine, ultra-efficace et particulièrement percutante. Une vraie réussite !


19h45 - 20h45 : Architects (Mainstage 2)

Architects, c’était le raz-de-marée de la soirée à 19h45 sur la Mainstage 2. Le groupe britannique a livré une prestation tout simplement énorme, s'imposant avec une carrure de patron de bout en bout du set.
Du début à la fin, c’était le zéro faute absolu. Sam Carter et sa bande ont déployé une puissance monumentale, alliant la lourdeur de leurs breakdowns à des refrains aériens d'une efficacité redoutable. Le son était massif, l'exécution chirurgicale, et l'énergie sur scène comme dans le public était totalement folle.

Avec un show d'une telle envergure, Architects a prouvé qu'ils ne sont plus seulement de sérieux outsiders, mais bien la future pointure incontournable du milieu metal mondial. Ils ont littéralement écrasé la Mainstage !


20h50 - 21h50 : Marduk (Temple)

Après cette journée étouffante, l’heure est venue pour accueillir l’une des deux formations blacks de la soirée. Avec MARDUK, le public s’empresse forcément devant les crash-barrières même si l’arrière de la tente du Temple n’est pas entassé. Il est vrai que même à 20h50, la chaleur frappe encore et le manque d’air continue de se faire ressentir.

Comme de véritables esclaves, les spectateurs se prennent gifle après gifle grâce aux titres enchaînés par les Suédois, puisant largement dans leur discographie. Tout y passe, les trois derniers albums, Plague Angel, les grands classiques et même les plus anciens. Mortuus s’empare de la scène, vindicatif et hargneux. Interpellés avec une telle furie, les festivaliers semblent redevenir de jeunes écoliers qui se font taper sur les doigts. On ne bouge pas une oreille et on montre les cornes, c’est un ordre !


21h55 - 23h10 : Bad Omens (Mainstage 2)

Bad Omens fait partie des grosses productions de cette édition, à l’image de BMTH. Le quatuor américain nous a offert un concert scénarisé, chapitré par des vidéos diffusées sur les écrans géants qui bordent les Mainstages.
La setlist qu’ils ont jouée n’est composée que de tubes, pour moitié issus de l’excellent The Death of Peace of Mind, dont les paroles sont reprises en cœur par une marée de fans bien compacte. La mise en lumière du groupe est soignée et dirigée de manière à plonger le public dans l’ambiance de chaque épisode, tantôt calme, tantôt survoltée et parcourue de lasers.

Mention spéciale pour le encore d’une incroyable violence comparée au reste de set avec l’unique morceau Dethrone qui en a surpris plus d’un et a vigoureusement agité la fosse.


23h15 - 00h30 : Mayhem (Temple)

Toujours pas redescendue, la température du Temple du black metal n’attire plus que les âmes les plus sombres. On fête encore un anniversaire ce soir avec les 40 ans de chaos qui ont tourmenté de nombreux esprits.

MAYHEM arbore peu d’artifice dans la scénographie. Les costumes d’Attila suffisent à pénétrer dans l’univers de chaque titre, tandis que les quatre autres membres du groupe bougent sur la scène du Temple d’une manière sinueuse et lente. Les images retransmises sur l’écran géant remplaçant le back-drop du groupe matérialisent les morceaux. Sur la fin du set, des photos des anciens membres en salle de répétition deviennent un élément d’archive lorsque le triptyque retentit (Deathcrush, Carnage, Pure Fucking Armageddon).



Cette édition 2026 restera comme celle de toutes les transitions. Mené à un rythme d'enfer, le festival a brillamment célébré l'émergence des nouveaux patrons du metal mondial (le show ultra-visuel de Bring Me The Horizon, la claque monumentale d’Architects) tout en honorant la nostalgie des grandes heures (Three Days Grace, Black Veil Brides).

Mais le sommet absolu de ce week-end revient sans conteste à Behemoth. Programmé le vendredi soir sur la Mainstage 2, le groupe a délivré une messe noire magistrale.

Alors que 2026 referme ses portes sur ces souvenirs mémorables, c'est vers l'avenir que tous les regards se tournent désormais, portés par les annonces fracassantes de l'organisation pour le futur du festival.


Hellfest 2027 : "The Absolute Edition"

Pour souffler ses 20 bougies du 17 au 20 juin 2027, le Hellfest s'apprête à vivre une métamorphose historique :
Le cap des 300 groupes : Le festival passe de 180 à 300 artistes programmés sur les 4 jours.
10 scènes au lieu de 6 : 4 nouvelles scènes font leur apparition dans l'enceinte : la Riot, l'Abyss, la Forge et la Crypt.

Réaménagement du site : Ces scènes s'installeront notamment sur l'actuelle zone du Metal Corner. Le camping, quant à lui, conserve son emplacement historique.


Note importante pour votre agenda : La billetterie pour cette 20e édition anniversaire s'annonce d'ores et déjà dantesque. L'intégralité des pass 4 jours sera mise en vente le mardi 7 juillet 2026 à 13h00.

Une page mémorable s'est tournée ce week-end, magnifiée par la claque visuelle de Behemoth, mais le Hellfest prépare déjà ce qui s'annonce comme le plus grand rassemblement de toute son histoire.

À l'année prochaine dans l'enfer de Clisson !

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