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IRON MAIDEN

Avec : Iron Maiden, Anthrax
Note

Date du concert : 28-06-2026

Lieu : Groupama Stadium - Lyon Décines [69]

Affluence : 40000

Chronique réalisée par : Dirty-Charly


C’était l’ évènement de l’année pour tout métalleux lyonnais qui se respecte.
28 ans que la Vierge de Fer n’avait pas posé ses valises dans la capitale des Gaules. C’était en 1998 au Transbordeur et Blaze Bayley était le chanteur. Depuis, Bruce Dickinson a retrouvé son poste de chanteur et Iron Maiden joue de nouveau dans des stades.
C’est donc le Groupama Stadium qui accueille le concert de ce soir et ses 40000 spectateurs, et le stade est en mode “match”. A savoir qu’il y a des food trucks tout autour du stade, les stands de merchandising de l’Olympique Lyonnais ont laissé la place au merch de Iron Maiden et les buvettes à l’intérieur du stade sont ouvertes. Chacun peut donc trouver son bonheur sans trop attendre.

19h25, sous une grosse chaleur, les thrashers/moshers new yorkais d’Anthrax font leur entrée sur scène. Pas de temps à perdre, le groupe n’a qu’une grosse trentaine de minute à sa disposition alors il envoie du lourd avec que des titres cultes. Caught in a mosh, Got the time, Madhouse, le petit nouveau It’s for the kids, Antisocial, Medusa et Indians pour terminer. Pas de fioriture, ni d’effet dévastateur à part Joey Belladonna qui ira saluer les fans du premier rang (toujours sympa). Parfaite mise en bouche en attendant le gros show d’Iron Maiden.

Les écrans du stade annoncent que le concert est avancé à 20h30 (au lieu de 20h50). Y aurait-il de l’orage dans l’air ?
A l’heure dite, le fameux “Doctor, doctor” d’UFO résonne puis l’animation sur l’écran géant nous emmène dans des ruelles sombres alors que le groupe arrive sur “Murders in the rue morgue”. Les 6 musiciens sont en pleine forme, le groupe enchaîne avec le toujours efficace “Wrathchild” et Eddie fait une première apparition sur “Killers”. D'où je suis placé (tribune en face de la scène), le son est tout à fait correct, ce qui ne semble pas être le cas d’après certains témoignages et selon où l’on est placé dans le stade. Bruce Dickinson annonce en français le prochain morceau “Phantom of the opera” avec son très joli décor en fond de scène. “The number of the beast” met à contribution le public qui chante en coeur 6-6-6, puis “Infinite dreams” (qui prend la place de “The clairvoyant” par rapport à la tournée de 2025) et “Powerslave” complètent une set list déjà excellente.

Lorsque le riff de “2 minutes to midnight” résonne dans les enceintes du Groupama Stadium, la température déjà très élevée monte d’un cran. Bruce Dickinson entonne son fameux “scream for me Lyon, scream for me France” et on se croirait revenu en 1984 à Long Beach pendant l’enregistrement de “Live after death” ! Puis c’est au tour de “Rime of the ancient mariner”, 13 minutes de pur bonheur aussi bien sonore que visuel. L’animation sur ce titre est tout bonnement splendide. Un vrai petit film. On en prend plein les yeux pendant qu’on en prend aussi plein les oreilles. “Run to the hills” repart de plus belle et le public perd sa voix sur le refrain ! “Seven son of a seven son” puis l’emblématique “The trooper” pendant lequel Bruce Dickinson sort son traditionnel drapeau anglais, mais également un drapeau français qui fait son petit effet dans le public. Eddie fait sa deuxième apparition vêtu de sa redingote rouge, arpentant la scène en tournoyant son sabre dans les airs.
Certains auront peut-être remarqué l’absence de Adrian Smith sur la totalité de “The trooper”. Etait-ce le moment de la pause “fraîcheur” comme on dit pendant la coupe du monde de foot ou tout simplement la pause pipi ? En tout cas, il est de retour pour entamer “Hallowed be thy name”. Là encore les 6 musiciens emmènent le public dans une transe collective grâce à une interprétation puissante, précise qui force le respect. Puis “Iron Maiden” nous ramène au temps du premier album pour fêter dignement les 50 ans de carrière de ce géant du heavy metal. Le groupe quitte la scène quelques instants, le vent se lève et on comprend pourquoi le concert a commencé 20 minutes plus tôt.

Le son des mitrailleuses se fait entendre, les avions décollent et Churchill fait son discours : il est l’heure de “Aces high”. Là encore, l’animation est terrible. On retrouve notre Eddie préféré à bord d'un Spitfire de la Royal Air Force en train de faire la misère aux BF 109 allemands. On n’a pas le temps de reprendre son souffle que le groupe enchaîne sur “Fear of the dark”. Inutile de préciser que le stade entier reprend le refrain à pleins poumons. Les notes emblématiques de “Wasted years” annoncent déjà le dernier morceau. Le public s’égosille de plus belle et Adrian Smith , qui a composé ce titre, l'interprète de façon magistrale. Les dernières notes résonnent, les musiciens distribuent baguettes et autres médiators aux fans des premiers rangs et le concert se termine en apothéose. Les 6 anglais n’ont pas déçu. Ils ont été parfaits, comme d'habitude sommes nous tentés de dire. Les années semblent glisser sur leurs corps tellement les guitaristes jouent parfaitement bien (mention spéciale à Dave Murray), Steve Harris fait trembler sa basse comme au premier jour et Bruce Dickinson à toujours son haut niveau d’interprétation. Sans oublier Simon Dawson, le remplaçant de Nicko Mc Brain qui assure le rythme derrière sa batterie.

Une bien belle soirée pendant laquelle il n’y aura eu ni coupure d’électricité ni la moindre goutte de pluie. En espérant ne pas attendre 28 ans pour voir Iron Maiden…..mais rien n’est moins sûr.

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