Chronique réalisée par :
Black.Roger
• Photographe :
Roger Chirpaz
Après une nuit de sommeil plus ou mois courte, c'est selon, nous nous retrouvons devant la grande scène du SYLAK. Il est 11 heures du matin et déjà le soleil se montre bien virulent, ça promet pour la journée du Samedi 1er Août où pas moins de 11 formations vont nous montrer de quoi elles sont capables en live.
Un café à la main, les premiers survivants de la veille commencent à s’agglutiner contre les crash-barrières afin d'apprécier, ou pas, le premier groupe, il est 11 heures trente maintenant et tout va commencer, alors « get a grip » !
Ce premier groupe se nomme CATCHLIGHT et nous vient de Lyon/Grenoble. Catchlight possède en ce qui me concerne une déviance doom, mais il est étiqueté post progressive rock/metal, ça fait plus moderne enfin quoi !
Cette formation nous offre du rêve éveillé, des atmosphères passionnées et puis soudain des envolées rageuses nous sortant de notre torpeur matinale.
Bref, Catchlight se veut t original, mais pas tant en fait car leur voie est maintenant assez encombrée par du « post quelque chose dans le style, si style il y a bien entendu. Mais leur set au Sylak ce Samedi matin semble avoir été apprécié à sa juste valeur et c'est mérité !
Le réveil va ensuite se révéler brutal de chez brutal avec les Dijonnais de DEATH DECLINE qui vont nous faire profiter d'un thrash/death énergique au possible, leur moutarde va donc nous monter au nez.
Death Décline sait mixer à sa façon thrash/death et hardcore et le résultat est sans appel, leur pétard sonore n'est pas mouillé et leur set nous a mis en appétit comme un apéro violent, un certain doigt d'honneur à la pop doucereuse, et ce fus bien !
Il est maintenant 13 heures 30 et oil va être difficile de digérer tranquillement notre repas du midi var ceux de GRAVEKVLT débarquent sur la grande scène en short et « ray-bans » afin de nous offrir un digestif speed-metal où plane l'ombre d'un certain Lemmy en fond d'écran.
Créé en 2021 ce groupe Nantais remet au goût du jour du bon black n'roll, speed thrash punk qui ne nous fait pas de cadeau car taillé pour le live! Horreur et old-school font bon ménage chez eux et ils nous ont éjectés de notre cercueil dans le cimetière voisin, énergie sinistre donc, on aime tout simplement, amen !
Après le black n'roll vintage, voici le black metal de THE GREAT OLD ONES.
Ce groupe issu d'un one-man band de Benjamin Guerry a bien évolué depuis l'an 2009, date de sa création.
En effet, au fil des ans et des albums cette horde maléfique a su peaufiner son black teinté de death et le résultat est surprenant dans un climat malsain, voire glauque, ponctué d'envolée post – quelque chose !
Nous avons donc voyagé avec eux en ce début d'après midi dans des abysses vertigineuses et angoissantes, et ce fus bien, très bien même !
Et voici maintenant SUN, groupe bien nommé car le soleil commence sérieusement à chauffer dans le stade Régis Perrin.
Alors, vous aimez le metal qui arrache mais aussi de temps en temps des déviances pop acidulées pour le fun ?
Yes, alors la brutal pop de Sun est faite pour vous, surtout en live où la mariée de blanc vêtue susurre de douces mélopées avant de nous envoyer ses « growls » à la figure !
Karoline Rose, artiste Franco/Allemande va vous prendre en main dès le départ du set en mariant (sic) deux styles vraiment opposés pour une expérience unique créée en 2017.
Cette poésie hurlée nous interpelle grave quand même et l'on se prend à apprécier ce chaud et froid, ce sucré/salé, original « is not? », mais au final diaboliquement osé !
Allez, maintenant voici un peu de stoner avec les Suédois de TRUCKFIGHTERS, un stoner « dirty », sale si vous voulez mais aussi planant entre deux envolées désertiques,
Leur mix de metal groovy et de hard-rock prog tient bien la route (666) depuis plus de 20 ans, et en live l'énergie passionnée est au rendez-vous et ça court dans tous les sens, aargh !
Ces Suédois sont un peu les gardiens du temple pour un stoner millésimé fidèle à ses origines Et ça marche pour eux, excellente prestation au Sylak 2026 !
La foule des « coreux » devient dense maintenant devant la scène prêt à en découdre car MADBALL de New-York va débouler sur les planches là tout de suite, il est 18 heures 15, et paf !
C'est Freddy Cricien frère de Roger Miret d'Agnostic Front (que nous verrons demain Dimanche ici même) va, avec ses sbires, nous en mettre plein la « g...le » d'entrée de jeu.Il est intenable sur les planches qu'il arpente de long en large afin de nous apporter la « bonne parole » et ce depuis l'an 1989,
Les « ricains » ne font donc pas dans la dentelle avec leur hardcore non figé dans un glorieux passé, mais qui évolue avec son temps avec un arrière goût speed et punk qui va bien.
Au final, une certaine tuerie qui va faire son œuvre d'agitations devant les crash non stop durant tout le set . Quelle claque mes amis, un HxC purement révolutionnaire comme on l’aime, 100% baston tout simplement !
Et le festival de hardcore va continuer avec, dès 19 heures 30,ceux de Brooklyn/New-York, les légendaires BIOHAZARD qui depuis une quarantaine d'années fusionnent hardcore/ metal et rap.
Après un « stand-by » d'une douzaine d'années le groupe repart en ,trompe avec notamment un nouveau « méfait » intitulé « Divided We Fall » et des live percutants comme au bon vieux temps.
Je me souviens de leur venue, il y a longtemps, dans une petite salle de Lyon-Oullins appelée le Clacson. C'était intime mais oh combien agité et dévastateur. Aujourd'hui avec le retour d'Evan Seinfeld le groupe va pouvoir arpenter la grande scène du Sylak.
Alors, ce fus génial d'entrée de jeu et, tout au long de la presta sur un rythme incroyablement accrocheur, ces pionniers du HxC sont toujours au top niveau pour provoquer une ambiance survoltée, amen !
La nuit est tombée maintenant, la chaleur diminue dehors mais pas dans nos têtes car à 20 heures 50 les Finlandais d'AMORPHIS vont nous remplir les yeux et les cages à miel à l'aide de voyages metal mélodique comme ils savent si bien le faire depuis l'an 1990,
Au menu de la mélancolie, de la poétique soutenue par des claviers. Soit, mais toujours ces rythmiques entêtantes qui vous secouent la nuque par endroits.
Entre atmosphères froides, parties lourdes, claviers superbes et grognements intenses sur des lights théâtraux, le groupe fait ressortir ses débuts prog, mais aussi s'aventure de plus en plus dans une veine agressive comme l'avait suggéré leur 9èmen album de 2025 intitulé « Borderland ».
N'étant pas fan absolu des Finlandais, je dois me rendre quand même à l'évidence que leur live de ce soir m'a profondément touché dans sa globalité !
A 22 heures 10, il faut se rendre dans le pit photo afin de « shooter » la prestation des Parigots de RISE OF THE NORTH STAR. Mais en ce qui me concerne, je n'irai pas, n'ayant pas eu connaissance d'un certain contrat pour les photos.
Alors j'ai tout simplement « boycotté » ce groupe que j'aimais bien mais qui me déçoit en fait dorénavant. Donc pas de photo, pas de chronique, à vous de me dire ce que vous en pensez !
Heureusement à minuit, les Allemands de HEAVEN SHALL BURN vont m'enthousiasmer grandement à l'aide d'une prestation hors norme sous des lights prestigieux.
Après 30 années d'aventure au service d'un certain metalcore, nos cousin Germains vont donc enflammer le public du Sylak.
Leur fort dosage de hargne/mélodie fait mouche encore une fois ce soir. Mais attention le tout se révèle fort agressif, puissant et quand même brut de décoffrage en fond d'écran même si leurs racines death mélo restent gravées en filigrane.
Bref, j'ai adoré tout simplement, un must vous dis-je, et je ne suis pas le seul à penser cela !
Le rideau est tombé maintenant dans la nuit de St-Maurice de Gourdans et nous allons essayer de nous reposer afin d'affronter la troisième journée du festival Dimanche 2 Août qui va se révéler bien agitée je pense au vu de l'affiche.