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Interview DEADLYSINS

DEADLYSINS

Date de publication 26 août 2026
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Interview publiée le 26 août 2026 par Valquest

Interview — Français

Valquest : Bonsoir à toutes et à tous ! On est au Rock N’Eat avec DeadlySins. Comment ça va, les gars ?
Deadly Sins : Ça va super ! On a hâte de jouer ce soir !
Valquest : Est-ce que vous pouvez vous présenter et définir votre style pour ceux qui ne vous connaissent pas ?
Laurent LK : Moi, c’est Laurent et je suis guitariste.
Laurent LB : Moi aussi, c’est Laurent et je suis également guitariste.
Jek Venom : Moi, c’est aussi Laurent… (rires) Non, moi c’est Jek Venom et je suis à la batterie.
Valquest : Et donc, vous faites du Thrash Metal !
Deadly Sins : Voilà, exactement !

Valquest : Alors, d’abord, pourquoi le nom DeadlySins ?
Laurent LB : On était dans le garage de notre batteur à l’époque et on cherchait un nom de groupe. C’est notre batteur de l’époque qui a pensé à DeadlySins, à cause du speech au début de la chanson « Moonlight » de l’album Seventh Son of a Seventh Son d’Iron Maiden.

Valquest : J’aimerais qu’on revienne sur vos premières découvertes musicales en tant qu’auditeurs. Qu’est-ce qui vous a fait aimer ce style de musique et qu’est-ce qui vous a donné envie de jouer ce style de musique ?
Jek Venom : Moi, la première fois que j’ai eu un rapport avec ce genre de musique, c’est grâce à mon oncle qui était bien dans le metal et qui m’a offert Ride the Lightning de Metallica. J’ai mis le doigt dedans et je n’en suis jamais ressorti.
Laurent LK : Exactement pareil ! J’ai acheté la cassette et l’intro de « Fight Fire with Fire » qui vient progressivement dans ta gueule… Tu ne comprends pas ce qui se passe, tes oreilles sont vierges (rires). Tu la réécoutes 100 fois pour comprendre ce qu’il se passe, puis tu achètes du Megadeth, du Anthrax, du Slayer et tu te dis : « Waouh ! » (sourire)
Laurent LB : Moi, c’est via mon cousin, en juillet 1989, qui a découvert le metal un petit peu avant moi via des cassettes. Les premiers trucs que j’ai écoutés en metal, c’était Maiden. Puis, via Laurent (LK), que je connaissais avant que l’on crée le groupe, j’ai découvert d’autres groupes.
Valquest : Vous avez sorti un album en 2024, Age of Revelation. Avec le recul, que pensez-vous de cet album ? Est-ce que vous changeriez des choses ? Est-ce que le retour du public était satisfaisant ?

Laurent LB : Le retour du public est très satisfaisant, les ventes aussi. On le vend bien, donc c’est top, notamment la version collector non censurée qui a vraiment bien marché. Et personnellement, je ne changerais pas grand-chose à cet album, j’en suis très satisfait.
Laurent LK : Oui, je suis d’accord. Même si on trouve toujours des choses à changer, tu es tellement dans le jus quand tu le fais que tu ne fais pas forcément attention. Et quand tu réécoutes, tu vois des choses que tu pourrais changer. Mais honnêtement, on est super contents du son, car c’est vraiment ce qu’on voulait. Le chant a été super bien travaillé, les personnes avec qui on a bossé étaient top, donc vraiment, on est très satisfaits de l’album.

Valquest : Comment est-ce que vous composez au sein du groupe ? Est-ce que l’un d’entre vous ramène un riff et vous travaillez autour de ça ? Est-ce que c’est plutôt collectif ? Comment vous fonctionnez ?
Laurent LB : Jusqu’à présent, c’est souvent moi qui apporte la compo plus ou moins finalisée. Ensuite, pour garder en mémoire, j’écris les partitions, puis je rajoute un peu de batterie et un peu de basse pour avoir un produit un peu fini quand même, afin de montrer aux autres l’esprit général du morceau. Sur le dernier album, il y a trois chansons qui ont été composées par Lambert, notre bassiste de l’époque.
Mais par contre, ce n’est pas parce qu’on se ramène avec un morceau semi-fini que ça ne va pas évoluer par la suite. Chacun peut donner des idées et on travaille autour de ça. Le seul qui n’apporte pas trop au niveau des compos, c’est Laurent (LK), car en général, il est fan de ce que j’écris. (rires)
Laurent LK : Oui, je suis fan de Laurent ! (rires)

Valquest : Ce soir, vous jouez avec Venom Inc. en tête d’affiche. J’imagine qu’il y a une certaine fierté de jouer avec un groupe aussi emblématique et avec des personnalités aussi emblématiques ?
Laurent LB : Oui, il y a une certaine fierté, c’est vrai. Et au-delà de ça, on a discuté avec Tony (Dolan) et franchement, le discours qu’il tient, on voit que c’est un mec vrai et authentique. Quand il dit que, s’il joue devant une personne ou devant 1 000, il va balancer la même chose et qu’il joue pour transmettre quelque chose, je trouve que nous, on se retrouve bien dans cette façon de penser et dans cet esprit-là.
Valquest : Donc on peut dire qu’il y a une certaine inspiration dans son discours ?
Laurent LB : Oui, carrément. Ou en tout cas, on adhère complètement à cette philosophie-là.

Valquest : Est-ce qu’il y a de l’actualité vous concernant ? Nouvel EP ? Nouvel album ?
Laurent LB : Pas de nouvel EP ou d’album dans l’immédiat, car on a pas mal joué ces derniers temps…
Laurent LK : …Oui, on a changé de bassiste, on joue au Mennecy Metal Fest en septembre, mais après, on a des choses en stock.
Laurent LB : Oui, on a des compos en stock à travailler. Dans l’idéal, on aimerait sortir quelque chose rapidement, mais bon, ça prend toujours du temps à faire. Je ne sais pas si on pourra sortir quelque chose avant fin 2026, mais courant 2027, c’est sûr qu’il y aura quelque chose.

Valquest : Qu’est-ce que vous pensez de la scène metal actuelle ? Est-ce que vous pensez que le public a changé ? Que les mentalités ont évolué ? Est-ce que la façon d’écouter la musique est différente ?
Laurent LB : Je trouve qu’il y a une certaine professionnalisation de l’underground, mais pas forcément dans le bon sens. C’est-à-dire qu’il y a pas mal de groupes jeunes qui ont beaucoup de matos, mais aussi beaucoup de samples, beaucoup de tricks. Par exemple, il n’y a qu’un seul guitariste, mais en fait, il y a deux grattes, car l’autre guitare est jouée sur des bandes,c’est quelque chose dans lequel je ne me retrouve pas.
Mais évidemment, il y a plein de bons groupes.
Est-ce que c’est parce qu’on s’approche de la cinquantaine qu’on se retrouve moins dans les trucs modernes ? C’est possible ! (rires)
Jek Venom : Un groupe que nous, on adore, c’est Crisix, un groupe de Thrash Metal espagnol. Je ne sais pas si tu as écouté ce qu’ils ont fait récemment, mais ils ont sorti un morceau avec des gars qui font de la techno. C’est complètement différent et c’est assez représentatif de quelque chose qui est peut-être guidé juste par la volonté du succès ou, en tout cas, ça nous pose question.
Laurent LB : Après, il y a quelque chose qui est peut-être plus facile pour nous : rester « authentiques », c’est que ce n’est pas notre source de revenus. On joue essentiellement pour le plaisir. On essaie de développer le groupe au maximum, mais ça reste du plaisir, donc tu peux plus facilement te permettre de garder un côté plus authentique. Alors que quand tu dois manger avec ça, c’est plus compliqué.
Jek Venom : Oui, tu peux peut-être dévier un petit peu de ce que tu faisais avant en termes de style.
Valquest : Oui, car moi, je me souviens de la période « Ultra-Thrash » de Crisix, qui était vraiment énorme.
Laurent LB : Ah oui, complètement ! Les trois premiers albums sont vraiment énormes.
Jek Venom : Ben, tu écouteras le dernier morceau et tu nous diras.
Laurent LB : Oui, et ce n’est même pas que la chanson est mauvaise, c’est juste différent. Mais ça peut se comprendre, car les mecs, aussi, peut-être qu’au bout de 15, 20 ans, ils ont envie de faire autre chose.
Laurent LK : Et pour ne pas dire que la techno n’est pas authentique, je me souviens parfaitement des premiers albums de Prodigy, qui avaient un côté punk. Certes, ce n’est pas de la pure techno, mais quand même, je trouve que c’est d’une authenticité folle et qu’il n’y a pas que le Thrash qui est authentique.

Valquest : On est complètement d’accord ! Et par rapport au public, vous voyez une différence, notamment au niveau de l’âge ?
Laurent LK : Oui, on voit de plus en plus de jeunes qui viennent. On les voit notamment avec des vestes à patch, qui ont la vingtaine, donc c’est cool !
Valquest : Et du coup, sur la façon de découvrir la musique, vous en pensez quoi, notamment les plateformes d’écoute ?
Laurent LB : Ben, ce n’est ni bien ni mal. Le côté bien, c’est que tu peux découvrir plein de groupes et que tu as un accès plus facile à plein de choses. Nous, à l’époque, les groupes, tu les découvrais parce que ton pote ou ton oncle te faisait écouter, ou alors à travers les magazines. Donc c’est vrai qu’aujourd’hui, c’est plus facile de découvrir des groupes.
D’un autre côté, ça va très vite aujourd’hui et ça va avec l’époque dans laquelle on est : tu écoutes un truc, puis tu zappes très vite sur autre chose.
Je vais donner un exemple d’un album d’Iron Maiden que j’aime bien et que peu de gens aiment : Virtual XI. Moi, je l’aime bien car, à l’époque, je l’ai acheté et que souvent, quand tu l’achètes, ben tu l’écoutes vraiment, et plusieurs fois. Tu prends plus de temps à découvrir l’album, tu t’imprègnes beaucoup plus quand tu achètes véritablement l’album.
Valquest : Oui, je suis assez d’accord avec ça. C’est une œuvre dans sa globalité et donc il est très important d’écouter les albums en entier et plusieurs fois, notamment quand l’album a un concept.
Laurent LB : Complètement ! Moi, par exemple, je suis fan de King Diamond. Ben là, tu t’imprègnes des paroles et de l’univers, et juste prendre un morceau au milieu de l’album, ça n’a pas vraiment de sens, même si le morceau isolé est quand même bon.
Valquest : Merci beaucoup à tous les trois, c’était vraiment cool ! Est-ce que vous avez quelques mots à dire aux gens qui vous lisent ?
DeadlySins : Stay Thrash ! Stay Deadly ! (sourires)
Valquest : Merci beaucoup ! À tout à l’heure dans le pit !
DeadlySins : Merci à toi ! À tout à l’heure !

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