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Pavillon 666 - metal rock webzine A DREAM OF POE
An infinity emerged [ 2015 ]
CD Album (Durée : 54.54)
Style : Gothique/doom
Informations :
Interview :
Contact label : http://solitude-prod.com/
Contact groupe : https://www.facebook.com/dreamofpoe#
 


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ORIGINALITE
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TECHNIQUE
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PRODUCTION
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EMOTION
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Chronique : 30 mai 2016 - Chroniqueur : Fred.Photography
 

Line-up :

Miguel Santos – Tous les instruments
Paulo Pacheco – Paroles
Membre session/live :
Kaivan Saraei - Chant
Nelson Felix - Guitare
Joe Turner - Basse
Kostas Panagiotou - Claviers
Joao Oliveira – Batterie

Le Portugal, charmant pays plus connu pour son climat, ses maçons et Linda de Suza que pour ces groupes de metal. Bon, il ne faut pas exagérer, il y a quand même Moonspell pour redorer le blason du pays, mais c’est pourtant de ces contrées que provient le groupe A Dream of Poe, qui comme son nom l’indique s’inspire énormément des écrits du grand écrivain américain et du romantisme pour les paroles de leurs albums. Enfin, si on peut dire puisque le cœur de la formation n’est autre qu’un homme, Miguel Santos, qui s’occupe de tout, les autres membres ne l’accompagnant que pour les sessions live.

Avec une formation dans le courant de l’année 2005, on peut dire qu’A dream of Poe n’est plus un groupe de débutant, avec plusieurs Ep à leur actif, ainsi qu’un premier album : The Mirror of delivrance, sorti en 2011, plutôt bien accueilli par les chroniqueurs à ce moment-là. Avec un nom faisant référence à Edgar alan Poe, on peut s’attendre à autre chose que du folk festif. C’est donc dans le domaine du doom/death qu’officient les portugais, un doom qui puise ses racines dans celui que l’on pouvait entendre dans le courant des années 90, très inspiré par la scène anglaise de l’époque donc. Ils se sont d’ailleurs rapprochés de leur source d’inspiration en s’installant à Édimbourg depuis peu.

Dès les premières secondes d’écoute, c’est la référence la plus évidente qui vient directement en tête : My dying Bride, en particulier les albums « Songs of Darkness,Words of light » et « The angel and the dark river », musicalement parlant en tout cas. Si le chant de Miguel se fait très plaintif, on est plus proche d’un chant clair à la Jonas Renske. Une des particularités de An infinity emerged, par rapport à l’album précédent, est l’abandon complet du growl. A oublier donc la rage que peut parfois exprimer le doom/death pour une approche plus mélancolique et gothique, qui sied d’ailleurs très bien aux écrits dans l’esprit d’Edgar Poe.

Les textes écrits par Paulo Pacheco représentent le point fort de l’œuvre d’A dream of Poe. Celui-ci ne reprend pas directement des textes du poète, mais tente de retrouver l’atmosphère romantique des poètes anglo-saxons du 19ème siècle, chargé de mélancolie et de nostalgie et donc pas que Poe, mais on pourrait retrouver des ressemblances avec des textes de Keats, Lord Byron entre autres. Le titre « The Lady of Shalott » de l’album faisait directement référence au poème d’Alfred Tennison, autre figure importante de la poésie britannique. Paulo Pacheco produit un véritable travail d’écriture, dans la lignée, aussi des textes de My Dying Bride. Influence qui n’est décidemment jamais très lointaine.

Côté musique, l’ensemble est, pour le coup, beaucoup moins emballant tant l’album respire le classicisme. Cela comprend des notes de guitare égrenées, une basse d’une lourdeur abyssale et chant plaintif bien larmoyant. Disons que Miguel Santos fait le job et l’écoute de l’album est loin d’être désagréable, ce qui est déjà plutôt bien quand on sait que le style doom peut parfois être pénible sur la durée et les titres font, ici, une bonne dizaine de minutes chacun, mais il n’y a pas non plus de quoi sauter au plafond. Je ne trouve pas de morceaux qui ressortent plus que d'autres et on n’entend rien, non plus, qui n’ai pas déjà été fait, que ce soit chez My Dying Bride, Draconian ou Swallow the Sun. Très classique donc.

Un album honnête qui ravira les amateurs de Doom/gothique, véritable hommage aux années 90, mais qui ne permettra sûrement pas à A dream of Poe de sortir des rangs des seconds couteaux du genre.


Tracklist :

1 Egregore
2 Lethargus
3 The isle of Cinder
4 Lighthouses for the dead (The isle of Cinder II)
5 Macula





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