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Pavillon 666 - metal rock webzine ALKALOID
Liquid anatomy [ 2018 ]
CD Album (Durée : 64:33)
Style : Death progressif
Informations :
Interview : pavillon 666
Contact label : http://www.season-of-mist.com/
Contact groupe : http://www.alkaloid-band.com/ http://
 


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ORIGINALITE
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TECHNIQUE
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PRODUCTION
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EMOTION
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Chronique : 22 novembre 2018 - Chroniqueur : Belzebuth
 

Créé en 2013 par des membres éminents de la prolifique scène extrême, ALKALOID nous revient avec un 2ème album « Liquid Anatomy ». Composé de Hannes Grossmann (batterie), Christian Münzner (ex-OBSCURA, ex-NECROPHAGIST) et Danny Tunker (ex-ABORTED) (guitares), Linus Klausenitzer (OBSCURA) (basse), et Morean (DARK FORTRESS) (chant et guitare), ALKALOID est plus qu’un super-groupe. C’est une expérience sensorielle lovecraftienne sur fond de death metal technique et progressif.

« Liquid Anatomy » s’ouvre sur « Kernel Panic », une composition assez déroutante : intro très douce de guitares qui se répondent, chant clair, tout cela annonce un titre très rock progressif comme apprécient tant mes parents… Pourquoi pas ? C’est au bout de quelques minutes que les premiers coups de pattes d’ours commencent à tomber. Très vite, on comprend qu’on a bien affaire à un album de death progressif, technique et brutal. L’équipe qui gravite autour des OBSCURA, ABORTED et autres SPAWN OF POSSESSION ne nous avait pas menti. C’est riche, dense, puissant. Propos liminaire, « Kernel Panic », assure efficacement le lien avec le précédent album, « The Malkuth Grimoire » par son alternance perpétuelle entre douceur et brutalité. Toutefois la ressemblance exagérée entre les deux introductions force un peu trop cette continuité.

« As Decreed By Laws Unwritten » est une attaque bien plus directe, mais moins surprenante. On y décèle du MORBID ANGEL, peut-être trop d'ailleurs, et finalement si le morceau est bien construit et formidablement exécuté, il pèche clairement par son manque d’originalité. Il serait toutefois exagéré de ne voir dans ce morceau qu’une simple reformulation de propos déjà tant de fois entendus. La touche alkaloïdienne se fait agréablement sentir à mi-morceau et les parties instrumentales sont réellement gourmandes.

La virtuose variété d’ALKALOID nous saisit dès l’intro orientalisante de « Azagthoth ». Chants guttural et clair se mêlent de manière assez logique jusqu’à la scansion incantatoire d’Azaghoth. On se trouve alors projeté comme par accident dans un spectacle de magie noire, sorte de mystique babylonienne tourbillonnante et sacrificielle.

Par sa richesse et sa complexité, « Liquid Anatomy » a été parfaitement bien choisi pour être le morceau éponyme de l’album tant il contient tous les éléments structurels du groupe : des parties guitares subtiles et harmonisées à souhait, une voix alternant entre douceur et growl satanique, basse ronflante et précise… Et pourtant une certaine lassitude commence à me gagner. Certes, c’est bien fait, très bien fait, mais ça manque tout de même de nouveauté. Le 5ème morceau, "In Turmoil’s Swirling Reaches", en est le triste exemple. De surcroît, le chant clair de Morean, toujours aussi singulier, commence un peu à me fatiguer et ne me convainc pas. Le morceau est un mélange de tout ce que fait le groupe depuis le début (et le précédent album, « The Malkuth Grimoire ») à tel point que cet étalage de culture musicale et de virtuosité en semble presque gratuit.

Pas grande émotion à l’écoute d’un « Interstellar Boredom » aussi lourd que poussif. Durant 5 longues minutes, ALKALOID semble peiner à chercher la bonne idée qui fera décoller le morceau, en vain. On tâtonne, on essaie, mais rien de probant n’apparaît. « Interstellar Boredom » me fait tristement penser aux expériences culinaires de mon adolescence : on mélange dans un même récipient tous les ingrédients qu’on aime en pensant que ça va donner quelque chose de bon et … en fait non !

On apprécie en revanche la folie de « Chaos Theory And Practice ». C’est dense, riche, violent. ALKALOID est visiblement plus inspiré et pertinent dans le registre extrême. Quel contraste avec le si fade « Interstellar Boredom » !

« Liquid Anatomy » s’achève avec un morceau impressionnant : « Rise of the Cephalopods ». 20 minutes durant lesquelles le groupe passe en revue l’étendue de son talent et de ses idées. Évidemment, on y trouvera des longueurs, mais aussi, naturellement, des passages très forts. Longue introduction d’arpèges, supports à la voix rauque d’un Morean inspiré, riffs déliés presque lyriques, pont léger très progressif, soli interminables de guitaristes possédés, ALKALOID s’en donne à cœur joie avec un plaisir manifeste pour le non-respect des règles et le goût pour le métissage musical.

Il en ressort une impression mitigée tant les bons et les mauvais points s’accumulent. Le groupe reste confortablement dans la ligne du précédent album et propose un « Liquid Anatomy » plus accessible mais aussi souvent décevant. Qui embrasse trop mal étreint. Certes l’album est riche des multiples influences de ses musiciens talentueux, mais dont on pouvait attendre plus d’audace et d’émotion de la part d’artistes dont on connaît le potentiel.


Tracklist :
01- Kernel Panic
02- As Decreed By Laws Unwritten
03- Azagthoth
04- Liquid Anatomy
05- In Turmoil's Swirling Reaches
06- Interstellar Boredom
07- Chaos Theory And Practice
08- Rise of the Cephalopods





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