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Pavillon 666 - metal rock webzine ENSLAVED
Utgard [ 2020 ]
CD Album (Durée : 45.31)
Style : Black-death progressif
Informations :
Interview :
Contact label : http://www.nuclearblast.de
Contact groupe : http://www.enslaved.no http://enslaved.bandcamp.com
 


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ORIGINALITE
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TECHNIQUE
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PRODUCTION
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EMOTION
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Chronique : 22 octobre 2020 - Chroniqueur : IvanJack25
 

Un peu plus de 25 ans de carrière et ce quinzième album studio magnifique ! La carrière des norvégiens d’Enslaved force le respect et peut se targuer d’être novatrice presque à chaque sortie d’album. Sans vraiment se renouveler, chaque sortie apporte une pierre à l’édifice de leur grandeur et ce Utgard, 15ème album donc, ravira nombre de leurs fans déjà tous acquis à leur cause et leur en fera gagner des nouveaux, dont votre serviteur.

Ne suivant pas particulièrement leur carrière, et étant séparé depuis longue date avec le metal extrême, cet album m’a touché par ses couleurs différentes et ce mélange bien senti de death et de black mélodique, teinté de très bon heavy-prog.

On commence fort avec « Fires in the dark » et ses voix unicordes, scandées comme une invocation aux Dieux du Nord, et nous transportant dans des temps antiques et sombres. Là commence mon voyage dans les contrées magiques du royaume d’Odin, où le son de l’ensemble est dantesque et les deux voix différentes l’une de l’autre, le charismatique Grutle Kjellson aux voix death et le batteur Iver Sandoy et parfois le claviériste Hakon Vinje aux voix claires, se répondent avec une osmose sans faille.
« Jettegryta » nous plonge dans une épopée Viking, comme savait très bien le faire Bathory en son temps de grâce. D’ailleurs hormis le passage asymétrique très prog du milieu, je me vois parti sur un quelconque drakkar parcourir les océans inconnus en quête de découverte de terres nouvelles et la patte du groupe suédois précurseur de ce style se ressent impitoyablement et merveilleusement, on se croirait revenu à l’album Blood Fire Ice et ses riffs destructeurs et avançant sans relâche, au mépris des obstacles devant eux.
Avec « Sequence », nous voguons entre riffs très heavy 80’s et un beau passage lourd et planant, à la façon Devin Townsend époque Ocean Machine. Magistral et envoutant ! Enslaved nous prend de court à chaque plage car « Homebound » sonne comme un gros single, inspiré, alternant passage black et refrain accrocheur, toujours chanté par Iver et flirtant avec le post-rock, les deux voix fonctionnent toujours très bien et nous emportent vers des lieux inexplorés et inconnus.
Puis nous arrivons aux portes de « Utgard », et le gardien se met à nous parler… en norvégien, entouré de sons et de bruitages hors de notre monde. Sa voix d’outre-tombe nous prend aux tripes et pourrait engendrait une suite tonitruante à souhait… Que nenni, « Urjotun » répand un long début instrumental muni d’une séquence très synthétique, accompagnée d’une batterie toute simple et d’un riff de guitare presque punk-rock… Et là, on se dit mais qu’est-ce que c’est que ce délire ? Ils fument quoi à Jötunheim ??? Des poils de Valkyries ? De la luzerne Asgardienne ? Mais cela est sans compter sur l’effet de surprise propre au groupe qui nous assène ensuite d’une rythmique que n’aurait pas renié Rammstein et d’une ambiance théâtrale comme Tiamat savait en faire il y a bien longtemps… Déroutant !
Ah, le voilà ce monument black avec blast-beats et voix d’outre-monde, « Flight of Thought and Memory », mais là encore le mélange de style est de mise avec un refrain lent et très mélodique vocalement, puis enchainé par une folie avec un retour du blast et orné de soli de guitares durant une rythmique très heavy-speed. La fin montre un côté épuré et prog 70’s, les gimmick asymétriques de piano Rhodes faisant pensant à certains délires de Yes ou de King Crimson..
Le final est splendide, avec « Storms of Utgard », et le retour d’une ambiance lourde et planante, non sans rappeler une fois de plus le grand Devin et l’époque Infinity ou même Terria dans les sonorités et ambiances, puis les orages se déchaînent en un maelström de choeurs planants et d’étranges chorus de guitares, les mondes du Nord sont défigurés et se transforment en une furie incommensurable d’éléments torturés et détruits.
L›album se termine sur une note douce et langoureuse, une ballade, «Distant seasons», oui, une ballade, très bien faite et cloturant ainsi cette aventure plus que passionnante.

Vous l’aurez compris, cet album m’a transporté et depuis longtemps j’attendais qu’un album si furieux m’amène à des points de plaisir aussi intenses (les derniers en date furent le « Back to where you’ve never been » d’Hacride et le « The way of all flesh » de Gojira). Si vous êtes fan du groupe depuis longtemps, vous ne serez aucunement déçus, tout Enslaved est bien là. Si vous voulez découvrir le groupe, ruez-vous sur Utgard, vous en sortirez changés, des images et des sentiments nouveaux à l’intérieur de vous.





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