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DAWN HARBOR
Half a world away [ 2021 ]
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CD Album - Durée : 53.13 - Style : Metal hybride
Informations :
Interview :
Contact label :
Contact groupe : https://dawnharborband.com
 


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ORIGINALITE
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TECHNIQUE
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PRODUCTION
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EMOTION
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Chronique : 30 octobre 2021 - Chroniqueur : IvanJack25
 

La plupart des groupes et des labels ne s’embêtent plus de nos jours à envoyer un dossier de presse détaillé avec leurs albums CD à promouvoir (quand ce ne sont pas de vulgaires MP3 ou pire des liens streaming… triste époque…). Alors quand je reçois un si beau press-book tout en couleur, cartonné avec biographie, CD plastifié et clé USB comprenant biographie en français/anglais, photos promo du groupe et logo, il est de mon devoir de prendre du temps à découvrir Dawn Harbor, rien que pour ce débordement de professionnalisme, ils le méritent amplement.

Ma conscience professionnelle ne m’a pas trompé une fois de plus. Ce premier album de nos six lyonnais est un joyau inespéré, une pépite de metal moderne parsemée d’influences diverses et multiples. Le pochette est magnifique, d’une couleur vivifiante, promettant de beaux voyages sur les océans intrépides et les mers lointaines de notre bon vieux monde.

Si le style du groupe est résolument tourné vers le metal des années 90 et début 2000, les six furieux flirtent souvent avec le thrash, autant old-school qu’actuel, certains plans me rappellent même les premiers Testament et Sacred Reich, le chanteur Simon Vimort maniant l’alternance des voix claires et saturées avec un certain brio, accompagné de la rythmique basse/batterie alambiquée et maîtrisée des compères Arthur Giraudon/Fabien Gauthier, et les trois guitaristes Romain Poncet, Kevin Bessieux et Antonin Gay nous donnent beaucoup de plaisir en distillant leurs riffs tantôt ciselés à la scie circulaire, tantôt mélodiques à souhait, savamment décorés de chorus en double ou triple harmonie qui pourraient faire pâlir les plus grands guitaristes du moment, même hors de France.

Mais il se passe des tonnes d’autres choses dans ce voyage, comme sur « More than meets the I » où l’on a droit à des couplets sortis tout droit d’une pop fun et dansante de l’excellente Pink, enchainés à des refrains bien rock californiens, en passant tranquillement par un pont très jazzy, chorus de saxophone en prime ! Puis une furie à la Pantera se fait réellement sentir sur « Forsaken path » et « Castaway » nous fait revivre quelque bel hommage au flamboyant Megadeth période « Symphony of destruction ».

Les influences sont bien digérées, sans jamais devenir pâle plagiat. Le côté légèrement progressif de la power-ballad « Hourglass » est bienvenu pour calmer le flot d’informations qui nous est parvenu jusqu’à présent, mais le répit n’est que de courte durée puisque les furieux nous assènent un « Disaster » digne des plus talentueux groupes scandinaves du moment… Du gros metal moderne qui tâche, oui, Dawn Harbor savent le faire aussi !

Et quand j’étais certain de ne plus être surpris, « Zero » m’explose dans la face avec son power metal des familles tellement bien composé qu’on frôle la perfection du style, Powerwolf peuvent aller se démaquiller tout de suite... L’album se termine d’une manière épique avec les huit minutes de « Half a world away » et le polymorphe « Burying the radiance », qui mêle dans un seul morceau une partie acoustique calme en intro, du metal furieux, du speed mélodique sur le refrain rappelant Helloween de la grande époque pour finir sur des chœurs qui s’évanouissent dans l’éther accompagnés d’un léger piano langoureux… Si ça ce n’est pas de l’éclectisme, alors je n’y connais plus rien…


Un bien bel album pour un jeune groupe si prometteur fait réellement plaisir à notre scène metal hexagonale. Juste un bémol à émettre, la production n’est hélas pas au niveau du talent des musiciens et de l’originalité de leurs compositions, batterie trop repiquée d’effets et trop présente dans le mix, étouffant certaines fréquences d’ensemble et chants clairs trop lointains, mais l’expérience et le savoir-faire de Dawn Harbor sauront maîtriser ces petits défauts avec éclat, j’en suis certain. Un album à se procurer sans réfléchir qui trônera fièrement dans votre collection de CD, au côté des plus grands. Vivement la suite !!!





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