CHRONIQUES D'ALBUMS

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PENSÉES NOCTURNES
Douce Fange [ 2022 ]
Pavillon 666 - metal rock webzine
CD Album - Durée : 45.00 - Style : Black Grotesque
Informations :
Interview :
Contact label : https://lesacteursdelombre.net/
Contact groupe : https://www.facebook.com/pnrecords https://penseesnocturnes.bandcamp.com/?fbclid=iwar3x_wg4xw5kjjmfdvzjl8az_cwuwthdrhjubgezvjovtw-sfsrmpv15ags
 


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ORIGINALITE
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TECHNIQUE
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PRODUCTION
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EMOTION
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Chronique : 20 janvier 2022 - Chroniqueur : inglewood
 

Bien, bien, bien, je me demande si l’on ne tient pas là avec ce « Douce Fange » la petite perle délicieusement barrée et foutoir de ce début 2022.
M. Vaerohn, le Papa du monstre, est, à mon avis au sommet de son art avec ce 7e album. Loin de moi l’idée de refaire le CV ou le parcours de ce savant fou, mais je trouve que c’est un peu moins le bordel que d’habitude ou alors que c’est moi qui ai mieux compris les choses.
Comme vous le pressentez sûrement, il est extrêmement compliqué de décrire et synthétiser un album de Pensées Nocturnes.

Tout d’abord, le plaisir du regard. Je fais partie de la race de ceux qui goûtent avec les yeux avant de s’encanailler les oreilles. De ce côté, on est servi, le digipack est magnifique et fourmille de détails à trouver. Chaque titre bénéficie de sa double page illustrée à la façon des vielles affiches parisiennes de la première moitié du 20e siècle, Brel, Piaf et La goulue côtoient une image de la guillotine dans de magnifiques détournements de panneaux et autres slogans. PN s’est vraiment creusé pour donner une image et une personnalité à son « Douce Fange ».

Le concept musical est désabusé et sinistre, c’est là qu’il est le plus black en fait, ça pue la pisse, le gros rouge et tout ce capharnaüm est exténuant. Génialement, entendons-nous bien.
L’auditeur lambda peut enclin à l’expérimentation et ne connaissant pas le second degré restera peut-être insensible à la poésie roublarde de PN, mais celui qui pratique M .Patton ou Igorrr fera un magnifique voyage.

On passe de la valse à la java, l’orgue s’acoquine avec le tuba ou le trombone, on chante, on crie, on pleure, on se lamente comme dans un vieux bistro enfumé, c’est tellement réussi. Chaque morceau dessine dans notre cerveau des images de films oniriques et foireux.
Les interventions d’un accordéon mélancolique plongent l’auditeur dans une guinguette mal famée ou la fin de soirée se jouera au rasoir quand il s’agira de ramener la môme à la maison.
Le chant opératique est magnifique et les samples très finement trouvés. Le tout se déguste cul-sec et laisse en bouche ce côté âpre du picrate bon marché, un ravissement.

J’ai donc adoré le voyage et je félicite M. Vaerohn et ses copains pour tout ce plaisir qu’ils nous donnent et le talent qu’il faut pour imaginer, composer et interpréter de telles œuvres




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