CHRONIQUES ALBUMS

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DARVAZA
We are Him [ 2025 ]
  Pavillon 666 - metal rock webzine CD Album
Durée : 42.21
Style : Black metal
Lien du label : https://terraturpossessions.com/
Lien du groupe : https://www.facebook.com/darvaza.blackmetal/
Lien musical : https://darvazablackmetal.bandcamp.com/album/we-are-him
 
 Pavillon 666 - metal rock webzine ORIGINALITE
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TECHNIQUE
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PRODUCTION
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EMOTION
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  Chronique : 15 décembre 2025 , réalisée par TomHunter
   
DARVAZA revient en cette fin d’année 2025 avec son deuxième album en dix ans d’existence. Ses deux géniteurs sont occupés par d’autres projets musicaux, certes, mais le temps est long pour ceux qui attendent la suite des trois EP pondus entre 2015 et 2018.
Gionata Potenti (Omega) frappe ses baguettes sur tous les fûts, et pour cause : l’Italien peut se targuer d’avoir contribué à une bonne quinzaine de projets et reste actif dans de nombreuses formations notables comme Chaos Invocation, Liber Null ou Frostmoon Eclipse.

Le Norvégien Bjørn Erik Holmedahl (Wraath) l’accompagne depuis les débuts du groupe en 2015. Enchaînant les trois courts formats lors des premières années du duo, celui-ci se forge une réputation, bien que les deux musiciens participent déjà à l’essor de la scène black dans leurs pays respectifs, avec la scène nidrosienne (Celestial Bloodshed, One Tail One Head, Dark Sonority, …) pour Wraath et la scène italienne pour Omega.
Et c’est sans trop de surprise que le groupe sort son deuxième méfait chez Terratur Possessions, la maison de disques de Trondheim (Norvège), qui collabore fièrement avec le label Amor Fati (Allemagne).

On tire le meilleur de DARVAZA d’une batterie lourde de résonances sur la caisse claire, d’une voix suffocante, brisée, abyssale, de riffs de guitare simplistes mais accrocheurs (“Blood of No-One”), puis d’une basse en adéquation parfaite avec la batterie, qui parfois ressort du mix. Côté composition, c’est ainsi que j’identifie DARVAZA, même si ce nouvel album exprime quelque chose de différent dans son contenu.
L’univers ritualiste et l’ambiance chaotique sont toujours présents, mais les deux compères ont semble-t-il passé la seconde et proposent une dérive tonitruante de sons enrobés de dissonance, de descentes de fûts, de vocaux sombrant dans l’écho. Le blast beat fait rage et la voix de Wraath hurle sa hargne. La batterie est plus étouffée et crée un ressenti d’autant plus introspectif, voire aliénant. Couplée aux notes de basse isolées subrepticement, elle me procure un plaisir croissant à chaque écoute tant la cavalcade nous emballe.

Wraath se confronte au diable et à lui-même, se pose des questions morales et religieuses : comment l’homme peut-il être différent du malin et continuer ainsi à vivre dans la lumière aveuglante, à repousser sa haine ? “Chaos in my veins… Fire in my heart” (“Chaos.Fire.Devotion”) : le champ lexical est combatif, primitif, instinctif.

Le titre éponyme au groupe clôt l’album sous une dernière avalanche rythmique et déploie un riffing envoûtant et incessant, que l’on a déjà hâte de ressentir en live. Les voix additionnelles renforcent le côté mystique et l’animosité de l’œuvre.
Le serpent est d’ailleurs toujours présent sur la pochette du CD, entourant la vie et pointant le bout de sa langue vers ce soleil clouté, indice d’une lumière aux funestes auspices. Le trait épais, d’inspiration médiévale et ritualiste, correspond à l’image que DARVAZA souhaite ancrer pour se faire reconnaître. La couleur et la thématique restent les mêmes. Les trois pommes sur ce nouvel opus peuvent refléter la vie humaine ou la création, prisonnières d’un dessein ultime, d’une sentence inéluctable.

DARVAZA se répète mais évolue dans son mimétisme, affinant son propos. En cela, le duo ne ment pas et suit une ligne directrice pure et cavalière, un gain de temps pour l’auditeur conscient de la démarche.





Lineup :
Bjørn Erik Holmedahl (Wraath) : voix
Gionata Potenti (Omega) : instruments


Traclist :
1. Holy Blood
2. A Last Prayer In Gethsemane
3. Chaos.Fire.Devotion
4. Lazarus
5. Blood Of No-One
6. Slaying Heaven
7. Darvaza





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