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chroniques d’albums

ASTARTE
ASTARTE
Blackdemonium
Blackened Death
CD Album - 2025
Durée : 29:13
Label :
Groupe :
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Note
ORIGINALITÉ
TECHNIQUE
PRODUCTION
ÉMOTION
Chronique réalisée le 17 décembre 2025, par : SpadeMayhem


En 1995, pour la première fois, un trio de femmes a créé un groupe de black metal : Astarte. D’origine grecque, la formation était menée par une chanteuse charismatique, Tristessa, qui nous a malheureusement quittés en 2014, provoquant leur split la même année.

Mais l’histoire ne s’arrête pas là. En effet, avant la disparition de sa frontwoman, Astarte travaillait sur un nouvel album, intitulé “Blackdemonium”, qui devait s’ajouter à leur discographie déjà garnie de cinq albums. En 2025, et en souvenir de Tristessa, son époux Nicolas Maiis a décidé de poursuivre et de terminer la production de l’opus, faisant renaître le groupe de ses cendres.

La galette est donc sortie en novembre sous le label Sleaszy Rider, sonnant le glas une bonne fois pour toutes pour les Athéniennes. Avec, à la clef, le chant saturé et les paroles originales de Tristessa, enregistrés à l’époque, mais aussi des arrangements death. Le rendu final n’est donc pas purement black, comme on aurait pu s’y attendre. Nicolas, le compositeur qui a repris la partition initiale, souhaitait un son plus old school, plus agressif que sur les précédents opus (“Demonized”, par exemple).

Et c’est vrai, j’ai ressenti cette violence, mais j’ai trouvé que c’était beaucoup moins occulte, moins crade que le reste de la discographie. Personnellement, je ne comprends pas trop pourquoi avoir voulu faire évoluer autant la musique d’Astarte, surtout pour un album qui était déjà bien avancé et qui était censé être l’épitaphe du groupe.

Passons outre cette première petite déception, si vous le voulez bien. Musicalement, on assiste à une production bien calibrée, qui mélange assez bien le black et le death. Il y a des ambiances denses, avec, en plus des screams de Tristessa, le growl de Nicolas et des rafales de batteries plutôt brutales. En ce qui concerne la guitare, on a des solos et des passages mélodiques, parfois groovy, apportant une touche légèrement thrash par moments, ce qui m’a plu.

Je reste plus réservée sur la communication entourant l’album, que je trouve très maladroite. Sur les réseaux, j’ai pu constater notamment l’usage de vidéos mettant en scène Tristessa via l’IA. Sans doute cette stratégie est-elle bien intentionnée, mais cela peut toutefois susciter un certain malaise. Même si cette initiative semble sincère, elle influence mon ressenti et nuance légèrement la perception de l’héritage d’Astarte, puisqu’on utilise l’image de la jeune femme décédée plutôt que celle du trio initial. C’est dommage.

En bref, un peu déçue de l’ensemble qui, malgré de belles qualités, passe à côté de son objectif, à savoir développer un album posthume qui clôturerait en beauté le travail initié par les fondatrices de la formation hellène : Tristessa, Nemesis et Kinthia. J’aurais d’ailleurs beaucoup aimé que ces deux dernières rejoignent le line-up de “Blackdemonium”, pas vous ?

Line-up :
Tristessa : Voix, composition, paroles
Nicolas Maiis : Voix, composition, paroles
Jim H : Guitars, bass
Ice : Batterie

Tracklist :
1. Intrandoom
2. Blackdemonium
3. Monolith
4. War
5. Darkness (Will Rise)
6. Godkill
7. Cursed
8. Exiled
9. Amon-Ra




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