chroniques d’albums
ORIGINALITÉ
TECHNIQUE
PRODUCTION
ÉMOTION
Chronique réalisée le 17 décembre 2025, par :
Frozen
Avec Feral Dominion, VELMORTH s’inscrit d’emblée dans une tradition qui ne cherche ni la modernisation à outrance ni la relecture opportuniste du passé. Derrière ce one-man band se cache Revenant, musicien au sein de pas mal de formations telles que SARKRISTA, ORDER OF NOSFERAT ou SIECHKNECHT. Mais ici, le choix du format solo n’est pas anodin : il permet une expression plus directe, débarrassée de toute concession, recentrée sur la vision de son auteur, dans une esthétique fidèle à l’esprit des années 90.
Dès l’introduction « To Become God », l’album installe une atmosphère cérémonielle. Les synthétiseurs, volontairement sobres et rêches, agissent comme un voile spectral avant que la musique ne bascule dans une frontalité nettement plus agressive. Puis, la transition marque un véritable point de départ, avec un riffing typique à la fois incisif et rageur, porté par une batterie qui alterne entre accélérations frénétiques et tempos plus martiaux. Le chant et les hurlements de Revenant, sans recherche d’effet superflu, s’inscrivent, eux, dans une tradition familière, presque rituelle, qui renforce ce sentiment d’urgence primitive, à l’instar de « Feral Dominion ». Bref, VELMORTH navigue clairement dans les eaux noires d’un black metal old school complètement assumé et bien ficelé.
Cependant, Feral Dominion ne cherche pas à être linéaire. En effet, l’ensemble repose sur un équilibre constant entre assauts rapides, passages medium et phases plus lentes, presque hypnotiques. Et c’est cette gestion des dynamiques qui empêche l’album de sombrer dans la monotonie, tout en conservant pas mal de cohérence (« Approaching Wrathstorm »). Qui plus est, les riffs, souvent rentre-dedans, laissent néanmoins filtrer ici et là quelques lignes mélodiques discrètes mais essentielles, qui confèrent aux morceaux une profondeur supplémentaire sans jamais édulcorer leur rudesse (« Savage Fire Ascension », « Feral Dominion »). Quant aux claviers, utilisés avec parcimonie, ils renforcent l’aura mystique de l’ensemble (« Imperial Wraithwoods »).
Et même si l’album puise clairement dans l’héritage de la scène scandinave des années 90, VELMORTH parvient à fédérer ces influences au sein de titres homogènes et nerveux. Ainsi, des compositions comme « Ascend in Chaos Fury » ou « Hail Eternal Warspirit » illustrent parfaitement cette capacité de Revenant à maintenir une tension constante sans jamais tourner en rond, même lorsque la musique se fait implacable.
La production, volontairement sombre et rugueuse, épouse pleinement cette démarche. Aucun polissage excessif, aucune tentative de modernisation artificielle : le son reste cru, parfois âpre, mais toujours lisible. Ce choix renforce la dimension organique du disque et rappelle que le black metal repose avant tout sur l’atmosphère et l’intention, bien plus que sur la performance technique. Un retour aux sources salvateur ? On peut dire ça, oui…
Certes, Feral Dominion n’a pas vocation à bouleverser les codes du genre. Mais c’est précisément dans cette fidélité assumée que réside sa force. L’album évite le piège du pastiche grâce à une écriture solide, une vision claire et une capacité à insuffler une véritable intensité émotionnelle à des structures pourtant familières. On y sent un attachement viscéral de Revenant à une certaine idée du black metal, pensé comme un héritage vivant plutôt qu’un musée figé.
Bref, cet album s’adresse à celles et ceux pour qui le black metal reste une affaire de ferveur. Sans chercher à séduire au-delà de son cercle naturel, VELMORTH signe un premier album cohérent et habité, qui rappelle que l’orthodoxie, lorsqu’elle est portée avec sincérité, peut encore se montrer terriblement évocatrice. Voilà un disque exigeant, sans fard, qui assume pleinement son héritage et le revendique avec une intégrité rare… il a donc sa place sous le sapin !
Dès l’introduction « To Become God », l’album installe une atmosphère cérémonielle. Les synthétiseurs, volontairement sobres et rêches, agissent comme un voile spectral avant que la musique ne bascule dans une frontalité nettement plus agressive. Puis, la transition marque un véritable point de départ, avec un riffing typique à la fois incisif et rageur, porté par une batterie qui alterne entre accélérations frénétiques et tempos plus martiaux. Le chant et les hurlements de Revenant, sans recherche d’effet superflu, s’inscrivent, eux, dans une tradition familière, presque rituelle, qui renforce ce sentiment d’urgence primitive, à l’instar de « Feral Dominion ». Bref, VELMORTH navigue clairement dans les eaux noires d’un black metal old school complètement assumé et bien ficelé.
Cependant, Feral Dominion ne cherche pas à être linéaire. En effet, l’ensemble repose sur un équilibre constant entre assauts rapides, passages medium et phases plus lentes, presque hypnotiques. Et c’est cette gestion des dynamiques qui empêche l’album de sombrer dans la monotonie, tout en conservant pas mal de cohérence (« Approaching Wrathstorm »). Qui plus est, les riffs, souvent rentre-dedans, laissent néanmoins filtrer ici et là quelques lignes mélodiques discrètes mais essentielles, qui confèrent aux morceaux une profondeur supplémentaire sans jamais édulcorer leur rudesse (« Savage Fire Ascension », « Feral Dominion »). Quant aux claviers, utilisés avec parcimonie, ils renforcent l’aura mystique de l’ensemble (« Imperial Wraithwoods »).
Et même si l’album puise clairement dans l’héritage de la scène scandinave des années 90, VELMORTH parvient à fédérer ces influences au sein de titres homogènes et nerveux. Ainsi, des compositions comme « Ascend in Chaos Fury » ou « Hail Eternal Warspirit » illustrent parfaitement cette capacité de Revenant à maintenir une tension constante sans jamais tourner en rond, même lorsque la musique se fait implacable.
La production, volontairement sombre et rugueuse, épouse pleinement cette démarche. Aucun polissage excessif, aucune tentative de modernisation artificielle : le son reste cru, parfois âpre, mais toujours lisible. Ce choix renforce la dimension organique du disque et rappelle que le black metal repose avant tout sur l’atmosphère et l’intention, bien plus que sur la performance technique. Un retour aux sources salvateur ? On peut dire ça, oui…
Certes, Feral Dominion n’a pas vocation à bouleverser les codes du genre. Mais c’est précisément dans cette fidélité assumée que réside sa force. L’album évite le piège du pastiche grâce à une écriture solide, une vision claire et une capacité à insuffler une véritable intensité émotionnelle à des structures pourtant familières. On y sent un attachement viscéral de Revenant à une certaine idée du black metal, pensé comme un héritage vivant plutôt qu’un musée figé.
Bref, cet album s’adresse à celles et ceux pour qui le black metal reste une affaire de ferveur. Sans chercher à séduire au-delà de son cercle naturel, VELMORTH signe un premier album cohérent et habité, qui rappelle que l’orthodoxie, lorsqu’elle est portée avec sincérité, peut encore se montrer terriblement évocatrice. Voilà un disque exigeant, sans fard, qui assume pleinement son héritage et le revendique avec une intégrité rare… il a donc sa place sous le sapin !
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