chroniques d’albums
ORIGINALITÉ
TECHNIQUE
PRODUCTION
ÉMOTION
Chronique réalisée le 22 décembre 2025, par :
Frozen
Formé à Valparaíso en 2003, INFERNAL THORNS s’est imposé comme une force incontournable du metal extrême chilien. Avec Christus Venari, son troisième album, le trio revient avec la farouche volonté de mettre en avant un effort plus abouti que ses précédentes réalisations, en mêlant notamment black metal nordique et death metal sudiste. Un pari certes audacieux, mais particulièrement payant !
Ainsi, dès l’opener « Death Chants », INFERNAL THORNS impose sa signature au travers d’un mur sonore qui frappe immédiatement. Les compositions reposent sur un équilibre subtil entre violence brute et construction musicale bien ficelée : les accélérations alternent avec des passages plus lourds et oppressants, et chaque solo fonctionne comme une explosion orchestrée plutôt qu’une simple démonstration technique. Et même si les influences de groupes comme NECROPHOBIC sont présentes ici et là, on sent qu’elles ont été digérées pour être réinterprétées à travers une identité propre, forgée par une exécution précise et un sens aigu de la dramaturgie sonore.
En effet, la singularité de Christus Venari tient dans sa gestion des dynamiques, avec des titres comme « Christ Distressed » ou « Black Flesh », qui mélangent rage et mélodie, ou encore « Profane the Mass », qui expérimente des variations vocales audacieuses, modulant growls et motifs mélodiques. Mine de rien, INFERNAL THORNS démontre qu’il sait là où il va… et ça s’entend !
Il faut dire que la production, massive mais limpide, signée par Seba Puente à l’Audiocustom Studio, apporte pas mal d’impact. À ce titre, la batterie est mise en avant avec une précision redoutable, la basse est également bien présente et les guitares tranchent avec netteté. Ce mélange de rugosité et de lisibilité permet à l’album de conserver une violence immédiate tout en révélant les détails de l’écriture et des motifs répétitifs qui rendent chaque morceau mémorable (le final instrumental « Illuminated by the Flames »).
Bien sûr, tout n’est pas parfait. Quelques éléments sont un peu trop répétitifs, comme la fin d’« Illuminated by the Flames », qui s’étire légèrement, mais ces petites faiblesses sont largement compensées par la densité, l’énergie et l’inventivité contenues dans Christus Venari. L’album ne cherche pas à révolutionner le genre, mais à en exploiter toute la puissance avec maîtrise et conviction.
En définitive, Christus Venari s’impose comme un manifeste de metal extrême : intense, réfléchi et d’une brutalité parfaitement maîtrisée. INFERNAL THORNS y conjugue la frénésie du death metal et l’atmosphère tranchante du black, avec une production soignée et une exécution sans faille. Avec ce troisième opus, le trio chilien confirme sa place parmi les piliers du metal extrême latino-américain et signe un album qui séduit autant par sa violence que par sa cohérence, laissant présager un bel avenir pour la formation…
Ainsi, dès l’opener « Death Chants », INFERNAL THORNS impose sa signature au travers d’un mur sonore qui frappe immédiatement. Les compositions reposent sur un équilibre subtil entre violence brute et construction musicale bien ficelée : les accélérations alternent avec des passages plus lourds et oppressants, et chaque solo fonctionne comme une explosion orchestrée plutôt qu’une simple démonstration technique. Et même si les influences de groupes comme NECROPHOBIC sont présentes ici et là, on sent qu’elles ont été digérées pour être réinterprétées à travers une identité propre, forgée par une exécution précise et un sens aigu de la dramaturgie sonore.
En effet, la singularité de Christus Venari tient dans sa gestion des dynamiques, avec des titres comme « Christ Distressed » ou « Black Flesh », qui mélangent rage et mélodie, ou encore « Profane the Mass », qui expérimente des variations vocales audacieuses, modulant growls et motifs mélodiques. Mine de rien, INFERNAL THORNS démontre qu’il sait là où il va… et ça s’entend !
Il faut dire que la production, massive mais limpide, signée par Seba Puente à l’Audiocustom Studio, apporte pas mal d’impact. À ce titre, la batterie est mise en avant avec une précision redoutable, la basse est également bien présente et les guitares tranchent avec netteté. Ce mélange de rugosité et de lisibilité permet à l’album de conserver une violence immédiate tout en révélant les détails de l’écriture et des motifs répétitifs qui rendent chaque morceau mémorable (le final instrumental « Illuminated by the Flames »).
Bien sûr, tout n’est pas parfait. Quelques éléments sont un peu trop répétitifs, comme la fin d’« Illuminated by the Flames », qui s’étire légèrement, mais ces petites faiblesses sont largement compensées par la densité, l’énergie et l’inventivité contenues dans Christus Venari. L’album ne cherche pas à révolutionner le genre, mais à en exploiter toute la puissance avec maîtrise et conviction.
En définitive, Christus Venari s’impose comme un manifeste de metal extrême : intense, réfléchi et d’une brutalité parfaitement maîtrisée. INFERNAL THORNS y conjugue la frénésie du death metal et l’atmosphère tranchante du black, avec une production soignée et une exécution sans faille. Avec ce troisième opus, le trio chilien confirme sa place parmi les piliers du metal extrême latino-américain et signe un album qui séduit autant par sa violence que par sa cohérence, laissant présager un bel avenir pour la formation…
Partager sur Facebook

CD Album - 2025