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chroniques d’albums

LOMOR
LOMOR
Sabouk Rouge
Thrash Metal
CD Album - 2026
Durée : 45.28
Label :
Groupe :

Coup de coeur
Note
ORIGINALITÉ
TECHNIQUE
PRODUCTION
ÉMOTION
Chronique réalisée le 14 janvier 2026, par : Valquest


Alerte ! Énorme pépite en vue !
Il s’agit du groupe Lomor, qui sort son deuxième album, Sabouk Rouge, ce 6 février via RockShots Records.

Lomor est un trio de thrash metal inspiré des années 80/90, composé d’Eric « Babouk » Castlenau à la guitare et au chant, Gurvan « Typhvs » à la batterie, et Matthieu « Micha » Michalina à la basse.

Vous allez me dire : « Mouais… du thrash 80/90’s, rien de nouveau sous le soleil ? »
Eh bien justement, du soleil, il va y en avoir, puisque ce joyeux trio nous vient… de La Réunion. Oui, vous avez bien lu : l’île de La Réunion. Là, j’ai piqué votre curiosité, non ?

On a rarement l’occasion de découvrir des formations issues de cette magnifique île, et vous allez vite constater que la culture locale apporte un vrai plus, aussi bien au groupe qu’à ce nouveau projet.

Dès les premières minutes du disque, le terrain est conquis pour les fans de thrash, notamment ceux de Testament, mais surtout de Kreator et Slayer. Le morceau éponyme est une véritable ode au thrash américain : tempos ultra-rapides, riffs de guitare incisifs, batterie martelée à coups de double pédale, et la voix éraillée de Babouk qui détruit tout sur son passage.

Mais là encore, vous allez me dire : « Où est l’originalité ? »
Elle se trouve notamment dans l’utilisation du créole, présent sur plusieurs morceaux. Certes, on retrouve aussi des titres en anglais d’une efficacité redoutable, comme « Sanctuary » ou « Panzram », qui n’ont absolument pas à rougir face à la bande de Kerry King.

Mais des compositions entièrement chantées en créole, à l’image de « Tantine Lo Clou », apportent une hargne et un exotisme plus que bienvenus dans un style qui n’a pas toujours tendance à se renouveler.

Même si ce nouvel effort file à toute vitesse, certains passages ralentissent le tempo pour gagner en lourdeur, notamment sur « La Haine », l’un des morceaux phares à mon sens. La performance vocale de Babouk y est impressionnante et rappelle fortement Mille Petrozza.

Ce second opus a été enregistré, comme le premier, chez Sébastien Camhi au Studio Art Music, connu pour son travail avec Impureza ou Akiavel. La production est tout simplement parfaite pour « Sabouk Rouge », encore plus destructeur et incisif que leur premier disque, Perseverance of Sickness, sorti en 2022.

Vous l’aurez compris, je suis totalement sous le charme de ce trio réunionnais, qui risque de faire très mal sur la scène thrash en apportant fraîcheur et originalité, tout en respectant les fondamentaux du genre.

Il ne reste plus qu’une chose à espérer : les voir débarquer en métropole pour défendre ce brûlot sur scène… car ils vont tout détruire.




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