chroniques d’albums
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Chronique réalisée le 14 janvier 2026, par :
TomHunter
OLDE THRONE, formation néo-zélandaise avec une démo et trois albums désormais à son actif, évolue sur un black metal atmosphérique depuis cinq ans. Megalith marque un tournant dans la prise de risque du groupe et conforte son ascension vers un raffinement accru de son son.
L’introduction inaugure une nature primaire, au cœur d’un tout, perçue comme élévatrice et fédératrice. Le riff qui ouvre l’album perce un regard pointu et lointain au sein de cette forêt et lui confère un regain de puissance, d’emblée.
Avec « The Most Elder Days », OLDE THRONE confie ses racines, son patrimoine de cœur et son identité humaniste, grâce à tous les éléments présents et assemblés méthodiquement.
Les chansons s’enchaînent avec cet élan de folie, ancré dans des mélodies toutes plus entraînantes les unes que les autres. Les références proviennent de la scène nordique des années 90, bien sûr, mais pas seulement. Les vocaux et les notes de guitare apportent une touche des plus modernes, tout comme les breaks où l’auditeur appréciera la réapparition de cette nature omniprésente et de voix souterraines ou envolées.
L’héritage d’une identité mixte est dissimulé dans les thématiques du groupe, des histoires issues de la mythologie celte, précisément axées sur l’Irlande et l’Écosse. De nouveau, quelques titres sont en gaélique et puisent leurs références dans des faits réels. Si loin que ces mythes remontent, on parle d’OLDE THRONE comme d’une formation de Neolithic Black Metal, tant leur son est jonché de flûtes, de batteries tribales et de touches ambient au synthétiseur.
L’image féminine et vocale parfait ces élancées lyriques, et ces mélopées rendent hommage à la scène pagan sans jamais entrer complètement sous cette chapelle. Les chœurs sur « Temple of the Sky » renvoient directement à Wardruna et consorts, tandis que l’arrière-plan crie la fureur et crisse de colère : les fûts se déchaînent et les cordes se tendent dans les aigus pour mieux faire repartir les compositions sur des riffs lourds et francs du collier. Une véritable aventure que l’on vit là, auprès de ce duo de passionnés, une épopée partagée au plus proche des sens et de nos capacités d’identification. Puis ce solo tout en retenue sur « Sceach Geal » : que de sensations, dont les plus ouverts aux sons éthérés, biologiquement parlant, trouveront leur bonheur.
La nouveauté sur ce nouvel opus est l’implication du guitariste et claviériste Zannibal. En effet, le musicien apporte un univers plus heavy et solennel sur certains titres. Les deux précédents albums déferlaient sur une rythmique saccadée et évoluaient sur un black metal, à mon sens, moins atmosphérique mais plus mélodique, là où, avec Megalith, les Néo-Zélandais ont su s’approprier un son et une personnalité forte. Une grosse attente pour les prochaines sorties du groupe serait, personnellement, une inclusion plus intense de cornemuse et d’autres instruments celtes, dont le thème s’en verrait encore renforcé.
Envoûtant, sublimé d’effets et d’atmosphères entêtantes, OLDE THRONE parle à ceux qui ferment les yeux pour mieux voir et ouvrent leurs sens pour écouter le monde.
Lineup :
Harrison McKenzie : chant, guitare, basse
Zannibal : guitare lead, clavier
Tim Yatras : batterie
L’introduction inaugure une nature primaire, au cœur d’un tout, perçue comme élévatrice et fédératrice. Le riff qui ouvre l’album perce un regard pointu et lointain au sein de cette forêt et lui confère un regain de puissance, d’emblée.
Avec « The Most Elder Days », OLDE THRONE confie ses racines, son patrimoine de cœur et son identité humaniste, grâce à tous les éléments présents et assemblés méthodiquement.
Les chansons s’enchaînent avec cet élan de folie, ancré dans des mélodies toutes plus entraînantes les unes que les autres. Les références proviennent de la scène nordique des années 90, bien sûr, mais pas seulement. Les vocaux et les notes de guitare apportent une touche des plus modernes, tout comme les breaks où l’auditeur appréciera la réapparition de cette nature omniprésente et de voix souterraines ou envolées.
L’héritage d’une identité mixte est dissimulé dans les thématiques du groupe, des histoires issues de la mythologie celte, précisément axées sur l’Irlande et l’Écosse. De nouveau, quelques titres sont en gaélique et puisent leurs références dans des faits réels. Si loin que ces mythes remontent, on parle d’OLDE THRONE comme d’une formation de Neolithic Black Metal, tant leur son est jonché de flûtes, de batteries tribales et de touches ambient au synthétiseur.
L’image féminine et vocale parfait ces élancées lyriques, et ces mélopées rendent hommage à la scène pagan sans jamais entrer complètement sous cette chapelle. Les chœurs sur « Temple of the Sky » renvoient directement à Wardruna et consorts, tandis que l’arrière-plan crie la fureur et crisse de colère : les fûts se déchaînent et les cordes se tendent dans les aigus pour mieux faire repartir les compositions sur des riffs lourds et francs du collier. Une véritable aventure que l’on vit là, auprès de ce duo de passionnés, une épopée partagée au plus proche des sens et de nos capacités d’identification. Puis ce solo tout en retenue sur « Sceach Geal » : que de sensations, dont les plus ouverts aux sons éthérés, biologiquement parlant, trouveront leur bonheur.
La nouveauté sur ce nouvel opus est l’implication du guitariste et claviériste Zannibal. En effet, le musicien apporte un univers plus heavy et solennel sur certains titres. Les deux précédents albums déferlaient sur une rythmique saccadée et évoluaient sur un black metal, à mon sens, moins atmosphérique mais plus mélodique, là où, avec Megalith, les Néo-Zélandais ont su s’approprier un son et une personnalité forte. Une grosse attente pour les prochaines sorties du groupe serait, personnellement, une inclusion plus intense de cornemuse et d’autres instruments celtes, dont le thème s’en verrait encore renforcé.
Envoûtant, sublimé d’effets et d’atmosphères entêtantes, OLDE THRONE parle à ceux qui ferment les yeux pour mieux voir et ouvrent leurs sens pour écouter le monde.
Lineup :
Harrison McKenzie : chant, guitare, basse
Zannibal : guitare lead, clavier
Tim Yatras : batterie
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