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chroniques d’albums

THE LOSTS
THE LOSTS
Venom Within
Heavy metal
CD Album - 2025
Durée : 42.93
Label :
Groupe :
Autre lien :

Note
ORIGINALITÉ
TECHNIQUE
PRODUCTION
ÉMOTION
Chronique réalisée le 20 janvier 2026, par : Thunder


THE LOSTS, ou le groupe de heavy metal le plus sombre de France.

Les Lillois nous proposent depuis 2010 des morceaux de heavy metal noircis, toujours accompagnés d’une sphère mélodique qui rythme les abysses.

Le combo qui fonctionne !

Avec un premier EP autoproduit, « No God, No Devil », en 2013, accueilli chaleureusement par les différents médias musicaux.

Les enfants du chaos ont sorti leur premier album « …Of Shades & Deadlands » en 2016.

L’expérience fut une telle réussite pour le groupe, jusqu’à la pochette réalisée par Stan W. Decker lui-même (il a notamment créé des pochettes d’albums pour Primal Fear, Megadeth et bien d’autres).

Le disque a très largement développé la notoriété de THE LOSTS, quittant ainsi les frontières de l’Europe pour s’étendre jusqu’en Asie et en Amérique du Sud.

L’année 2020, quant à elle, a signé le renouveau chez THE LOSTS, marquée par l’arrivée d’un nouveau bassiste, accueillant ainsi PPG.

Ce changement aura apporté une nouvelle vague d’énergie au groupe et un nouveau cap.

C’est avec cette formation que « Mystery of Depths » prendra vie en 2021.

Produit par Phil Reinhalter au WaveLight Studio (MERCYLESS, NOISE EMISSION CONTROL, HYLDR…) et masterisé par Frédéric Motte au Conkrete Studio (LOUDBLAST, ETHS, GOROD).

À l’image du premier EP, il se retrouve classé dans des tops albums métal sur l’année 2021, et ce à l’international.

De quoi rendre fière la fanbase française.

Les égarés ont eu l’opportunité de partager la scène avec SERENITY, ZORNHEYM, LONEWOLF, DRAKKAR, FIREFORCE et bien d’autres entités de la scène métal, proposant ainsi des shows en France, en Belgique et aux Pays-Bas.

Étant une grande consommatrice de heavy metal, THE LOSTS est, à mon sens, la claque pour montrer qu’il est possible de sortir des cases et d’apporter sa vision à un style pourtant très codifié.

Si on tend l’oreille, la ligne directrice est bien là et on la retrouve à travers les différents EP et albums.

La note est portée sur le mélodique, toujours présent, accompagnant la pénombre des morceaux, reflétant les préférences de chacun des membres du groupe, et c’est, à mon sens, ce qui fait la force de THE LOSTS : sa diversité.

Surprenant que d’y retrouver des riffs ou une structure associée au black metal et pourtant, ça fonctionne !

On y entend même des sonorités orientales ainsi que des inspirations thrash.

La discographie du groupe est opulente, s’inspirant de MEGADETH, JINJER, THERION ou encore IMMORTAL comme influences majeures.
Mais à mon sens, THE LOSTS est incomparable.

Les textes et l’esthétique sont rythmés par un concept majeur : on nous parle de la mythologie des « Perdants »,
une histoire fictive pour questionner nos sociétés actuelles.

Nés de nulle part et animés par une soif d’humanité, ces personnages se rapprochent des civilations humaines.

La narration est forte à travers les morceaux, avec un seul objectif : remettre en question les fondements de la nature humaine, son pouvoir et le sens de l’existence.

L’année 2025 s’est clôturée en beauté avec la sortie de « Venom Within », 3ᵉ album du groupe et nouvelle satire de la société, de quoi remettre en question des siècles d’humanité.

On ne change pas l’essence de THE LOSTS, le disque continue de repousser les limites du heavy metal et de nous surprendre.

On y retrouve des personnages « vocaux » qui rythment le récit et, bien sûr, un univers sombre, dystopique.

La formule reste inchangée avec DGC à la guitare (chœurs), JCR à la batterie (chœurs et chants extrêmes), PPG à la basse (chœurs), YGC au chant et à la guitare (chœurs).

« Venom Within » nous embarque avec 11 morceaux, impossible d’anticiper le déroulé des titres tant la structure est changeante,
de belles surprises à chaque fois.

Pas de répit avec l’ouverture du monde « A Dark Place to Hide », le morceau attaque fort avec les chœurs flottants, pessimistes, on sait maintenant où on a mis les pieds.

Un plaisir de constater que les riffs de la basse sont très audibles, ça tape fort et donne de l’intensité à l’apocalypse.

On a même le plaisir d’entendre les guitares se déchaîner avant que le morceau ne prenne fin, les fans de heavy metal traditionnel vont être servis : ça monte, les notes se resserrent.

Côté chants, ça part dans tous les sens, une envolée de techniques vocales, tantôt un chant écorché, rauque, tantôt des chants épiques, aériens.

Il n’y a pas à dire, un premier morceau à l’image de ce qu’ils savent faire : mêler le brut au lyrique, mêler les ténèbres à la lumière.

Laissez-moi maintenant vous parler de « Back to Never », probablement un de mes coups de cœur de cet opus : des riffs prenants, qui restent en tête, qui feraient headbanger quiconque apprécie les bons coups de boost.

Le morceau contient aussi en bonus un joli solo de guitare, doux et posé, jolie cassure intégrée à un titre énergique, presque accusateur.

Pour les personnes ayant apprécié les sonorités orientales chez THE LOSTS, rassurez-vous, elles sont de la partie !

Mention positive pour la mise en avant de la basse sur les différents morceaux, un plaisir que de l’entendre aussi distinctement, elle participe réellement à l’authenticité ambiante.

Très convaincue par ce 3ᵉ épisode, comme à leur habitude, on y trouve des morceaux riches, des inspirations nuancées,
provenant du black metal, du heavy metal traditionnel ; on a aussi l’occasion de retrouver des titres un peu plus doom.

En bref, peu importe vos préférences, vous trouverez forcément chaussure à votre pied au sein de cette tornade.

Prêt(e)s à remettre en question les fondements de l’humanité ?






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