chroniques d’albums

NOTE GENERALE

ORIGINALITÉ

TECHNIQUE

PRODUCTION

ÉMOTION

Chronique réalisée le 17 mars 2026, par :
Clochette
ANTHEA, groupe originaire de la Cité des Anges (Los Angeles), en Californie, nous présente son troisième opus intitulé Beyond The Dawn (signifiant pour les non-bilingues « au-delà de l’aube »). L'album est sorti chez Rockshots Records et se compose de 11 titres pour une durée totale de 45 minutes.
Leurs influences sont variées : Nightwish, Kamelot, Powerwolf ou encore Wintersun, mais aussi des compositeurs de musique de films tels que Hans Zimmer, John Williams ou Danny Elfman. Le groupe est spécialisé dans le heavy metal symphonique mêlant chants masculins clairs et voix gutturales.
Les thèmes abordés dans ces 11 titres sont vastes : l’aube, la croissance, la nature, les volcans, les tempêtes, les mouvements terrestres, la métamorphose, la transition, l'incertitude, la persévérance, la lutte contre le chaos, le chemin semé d'embûches, l’arrivée du printemps, le temps, le renouveau, l'introspection, le doute, la réflexion, l’espoir suggérant l'avènement d'une ère nouvelle, l’indifférence, l’ère des dinosaures, le Chicxulub, surmonter son passé, apprendre de ses erreurs et trouver la force d'aller de l'avant, les relations toxiques... Bref, des sujets inspirés, profonds et chargés d'émotions.
Beyond The Dawn, titre éponyme, possède une rythmique puissante et dynamique comportant des passages intenses. On y trouve une atmosphère cinématographique, une ambiance sombre, des sonorités de metal symphonique, des passages mélodiques et progressifs, un petit côté épique et théâtral, ainsi que des chœurs planants, solennels et enivrants. Les chants sont « caméléons » : une voix grave hurlée, éraillée et légèrement growlée qui malmène les cordes vocales, alternant avec des vocalises claires qui s'imposent. Le solo de guitare mélodique nous emporte très loin avec des claviers aériens, puis arrive un moment de pure douceur et de légèreté, empli d’émotion avec une voix narrée et des notes de piano apaisantes. Le chant solennel est de retour avec ses chœurs masculins et majestueux, toujours dans cette ambiance de film historique, enchaînant une voix éraillée, criarde et rocailleuse sur fond de batterie blastante, créant une atmosphère angoissante et inquiétante jusqu’à la fin.
Phantom in the Masquerade débute sur un air de boîte à musique au son tout doux, succédé par les chœurs solennels accompagnés d’une guitare mélodique et de riffs entraînants. La narration dramatique est de retour, comprenant un refrain mélodique, une atmosphère tragico-majestueuse, une ambiance obscure et mystérieuse, ainsi qu'une rythmique entraînante. Cette histoire nous est racontée par une voix claire montant dans les aigus, des notes de piano angéliques et satinées, et un solo de guitare bouleversant qui prend aux tripes. Le titre continue avec des vocalises authentiques et cérémoniales, alternant entre le chant aigu et perché et un second chant en arrière-plan plus grave, se terminant sur un final épique.
The Lost Soul débute avec une introduction inquiétante, puis un solo de guitare mélodieux et technique. La batterie tape un rythme régulier et cadencé pour accompagner ce timbre de voix soprano, entre cantique chanté et narré. Dans ce climat mystique, la guitare devient plus lourde, provocatrice et agressive. Le ton monte progressivement ; une grosse voix caverneuse et growlée fait son apparition, mêlée à une tessiture plus claire et perçante, accompagnée d’envolées guitaristiques maîtrisées et de quelques notes de clavier astrales. Ce récit oral écorché repart de plus belle avec une voix claire, aiguë et héroïque, nous entraînant dans cet univers épique.
Awakening, titre très éclatant avec sa petite intro jouée au piano, est empli de mélodie brute et d’émotions. Faisant suite à « Song for Winter » de leur précédent opus, il s’inscrit dans la même lignée. Ces envolées aériennes nous font pénétrer dans un doux rêve éphémère. Une voix posée et rassurante nous accueille, puis trois notes de piano relancent cet hymne cérémonial chanté dignement. Un moment de pure douceur apparaît entre voix cristalline, guitare lumineuse et piano inspiré, avant un solo de guitare profond et émouvant.
Bygone Age, titre à l’atmosphère dark, possède une dimension épique, une rythmique tribale et un air arabisant. Une grosse voix éraillée et rauque renvoie la balle à une voix plus claire. Le côté théâtral est de retour avec des vocaux chevaleresques, une ambiance mystique et symphonique et des chœurs glorieux qui nous enchantent. On revient sur un plan mystérieux avec des arrangements harmonieux et un solo mélodieux, puis des vocalises criardes et rocailleuses débarquent de nulle part. À nouveau, la voix narrée revient à l’assaut, évoluant progressivement vers une voix claire, tandis que la musique mystique et inquiétante retentit sur la fin du morceau.
From Shadows to Light est l’un des morceaux les plus rythmés de l’album. La boîte à musique est de retour en intro, suivie d’une voix lyrique virevoltant dans le vent avec délicatesse et légèreté. Une guitare heavy symphonique aux riffs entraînants apparaît, puis une grosse voix graveleuse et rauque alterne avec un chant clair qui nous permet de nous envoler. Suit un solo de guitare en arpèges enflammés — une véritable démonstration technique — avant de revenir à une courte narration donnant naissance à une voix de tête claire et aiguë accompagnée d’une chorale et de quelques notes de violon synthétique.
Crystal Moon, titre instrumental, est une ballade avec une magnifique introduction au piano et au violon. Cette ambiance mystérieuse comporte des solos techniques et des mélodies inspirantes. On y trouve des sonorités folk et heavy métal, une batterie toute légère, des notes aériennes au piano, un doux son de violon et une guitare acoustique qui envoie une grosse charge émotionnelle. C’est une promenade onirique qui nous fait voyager.
Wanderer’s Quell propose un morceau très sombre avec une atmosphère glaciale, des accents épiques et des sonorités death. Les couplets sont chantés en voix claire heavy, alternant avec des voix rugueuses et gutturales pour amplifier l’émotion. Des mélodies superposées, des refrains déferlants et des passages plus agressifs (voix et guitare) côtoient des moments de pure technicité et de délicatesse.
La magnifique ballade onirique Whispers of the Heart monte en puissance progressivement, gagnant en intensité et en émotion au fil de son déroulement. Là encore, l'intro se fait au piano avec une voix fragile et délicate qui ouvre le bal. Le chanteur nous conte une belle histoire, accompagné par un piano serein, puis par un superbe solo de gratte bouleversant. La voix se transforme ensuite en voix victorieuse qui explose en plein vol, suivie de notes de synthé produisant une certaine tristesse qui clôt le titre.
Duality of Gaia, avec son intro très théâtrale et sa sonorité très heavy symphonique, propose des cris rauques, des couplets explosifs et un refrain lumineux à la voix aiguë et joyeuse. C'est un équilibre entre la sérénité et le chaos, porté par des notes de synthé majestueuses, un solo de guitare enivrant, des riffs speed et une rythmique entraînante. Le calme revient un court instant avec une musique sombre et énigmatique, avant que le chant aigu et solennel ne revienne, accompagné de chœurs harmoniques impressionnants.
Burnin’ in the Third Degree, une reprise tirée du film Terminator, est revisitée à la sauce Anthea. Le groupe y rajoute une touche dramatique et orchestrale. Le chant clair écorché façon heavy années 80 et la rythmique cadencée nous donnent envie de suivre les aventures du Terminator. Le refrain reste en tête, soutenu par un chœur black metal en arrière-plan qui balance quelques mots avant de disparaître. Les notes de synthé très rétro et le solo de gratte gracieux terminent le morceau impérialement.
Pour conclure, je dirais que je me suis régalée en écoutant cet opus. C’est comme un Kinder : vous savourez le chocolat, puis vous découvrez la surprise à l’intérieur, sauf qu'ici, chaque titre était une surprise à découvrir.
C'est un gros coup de cœur que je vous conseille vivement. C’est un album naviguant entre morceaux mélodiques chargés d'émotions, arrangements orchestraux complexes, compositions rapides, ballades émouvantes et passages lourds. On y retrouve une identité théâtrale, un son de guitare cristallin, des mélodies captivantes, des riffs complexes, une rythmique groovy et une structure dynamique dans une atmosphère intense et dramatique.
ANTHEA, groupe originaire de la Cité des Anges (Los Angeles), en Californie, nous présente son troisième opus intitulé Beyond The Dawn (signifiant pour les non-bilingues « au-delà de l’aube »). L'album est sorti chez Rockshots Records et se compose de 11 titres pour une durée totale de 45 minutes.
Leurs influences sont variées : Nightwish, Kamelot, Powerwolf ou encore Wintersun, mais aussi des compositeurs de musique de films tels que Hans Zimmer, John Williams ou Danny Elfman. Le groupe est spécialisé dans le heavy metal symphonique mêlant chants masculins clairs et voix gutturales.
Les thèmes abordés dans ces 11 titres sont vastes : l’aube, la croissance, la nature, les volcans, les tempêtes, les mouvements terrestres, la métamorphose, la transition, l'incertitude, la persévérance, la lutte contre le chaos, le chemin semé d'embûches, l’arrivée du printemps, le temps, le renouveau, l'introspection, le doute, la réflexion, l’espoir suggérant l'avènement d'une ère nouvelle, l’indifférence, l’ère des dinosaures, le Chicxulub, surmonter son passé, apprendre de ses erreurs et trouver la force d'aller de l'avant, les relations toxiques... Bref, des sujets inspirés, profonds et chargés d'émotions.
Beyond The Dawn, titre éponyme, possède une rythmique puissante et dynamique comportant des passages intenses. On y trouve une atmosphère cinématographique, une ambiance sombre, des sonorités de metal symphonique, des passages mélodiques et progressifs, un petit côté épique et théâtral, ainsi que des chœurs planants, solennels et enivrants. Les chants sont « caméléons » : une voix grave hurlée, éraillée et légèrement growlée qui malmène les cordes vocales, alternant avec des vocalises claires qui s'imposent. Le solo de guitare mélodique nous emporte très loin avec des claviers aériens, puis arrive un moment de pure douceur et de légèreté, empli d’émotion avec une voix narrée et des notes de piano apaisantes. Le chant solennel est de retour avec ses chœurs masculins et majestueux, toujours dans cette ambiance de film historique, enchaînant une voix éraillée, criarde et rocailleuse sur fond de batterie blastante, créant une atmosphère angoissante et inquiétante jusqu’à la fin.
Phantom in the Masquerade débute sur un air de boîte à musique au son tout doux, succédé par les chœurs solennels accompagnés d’une guitare mélodique et de riffs entraînants. La narration dramatique est de retour, comprenant un refrain mélodique, une atmosphère tragico-majestueuse, une ambiance obscure et mystérieuse, ainsi qu'une rythmique entraînante. Cette histoire nous est racontée par une voix claire montant dans les aigus, des notes de piano angéliques et satinées, et un solo de guitare bouleversant qui prend aux tripes. Le titre continue avec des vocalises authentiques et cérémoniales, alternant entre le chant aigu et perché et un second chant en arrière-plan plus grave, se terminant sur un final épique.
The Lost Soul débute avec une introduction inquiétante, puis un solo de guitare mélodieux et technique. La batterie tape un rythme régulier et cadencé pour accompagner ce timbre de voix soprano, entre cantique chanté et narré. Dans ce climat mystique, la guitare devient plus lourde, provocatrice et agressive. Le ton monte progressivement ; une grosse voix caverneuse et growlée fait son apparition, mêlée à une tessiture plus claire et perçante, accompagnée d’envolées guitaristiques maîtrisées et de quelques notes de clavier astrales. Ce récit oral écorché repart de plus belle avec une voix claire, aiguë et héroïque, nous entraînant dans cet univers épique.
Awakening, titre très éclatant avec sa petite intro jouée au piano, est empli de mélodie brute et d’émotions. Faisant suite à « Song for Winter » de leur précédent opus, il s’inscrit dans la même lignée. Ces envolées aériennes nous font pénétrer dans un doux rêve éphémère. Une voix posée et rassurante nous accueille, puis trois notes de piano relancent cet hymne cérémonial chanté dignement. Un moment de pure douceur apparaît entre voix cristalline, guitare lumineuse et piano inspiré, avant un solo de guitare profond et émouvant.
Bygone Age, titre à l’atmosphère dark, possède une dimension épique, une rythmique tribale et un air arabisant. Une grosse voix éraillée et rauque renvoie la balle à une voix plus claire. Le côté théâtral est de retour avec des vocaux chevaleresques, une ambiance mystique et symphonique et des chœurs glorieux qui nous enchantent. On revient sur un plan mystérieux avec des arrangements harmonieux et un solo mélodieux, puis des vocalises criardes et rocailleuses débarquent de nulle part. À nouveau, la voix narrée revient à l’assaut, évoluant progressivement vers une voix claire, tandis que la musique mystique et inquiétante retentit sur la fin du morceau.
From Shadows to Light est l’un des morceaux les plus rythmés de l’album. La boîte à musique est de retour en intro, suivie d’une voix lyrique virevoltant dans le vent avec délicatesse et légèreté. Une guitare heavy symphonique aux riffs entraînants apparaît, puis une grosse voix graveleuse et rauque alterne avec un chant clair qui nous permet de nous envoler. Suit un solo de guitare en arpèges enflammés — une véritable démonstration technique — avant de revenir à une courte narration donnant naissance à une voix de tête claire et aiguë accompagnée d’une chorale et de quelques notes de violon synthétique.
Crystal Moon, titre instrumental, est une ballade avec une magnifique introduction au piano et au violon. Cette ambiance mystérieuse comporte des solos techniques et des mélodies inspirantes. On y trouve des sonorités folk et heavy métal, une batterie toute légère, des notes aériennes au piano, un doux son de violon et une guitare acoustique qui envoie une grosse charge émotionnelle. C’est une promenade onirique qui nous fait voyager.
Wanderer’s Quell propose un morceau très sombre avec une atmosphère glaciale, des accents épiques et des sonorités death. Les couplets sont chantés en voix claire heavy, alternant avec des voix rugueuses et gutturales pour amplifier l’émotion. Des mélodies superposées, des refrains déferlants et des passages plus agressifs (voix et guitare) côtoient des moments de pure technicité et de délicatesse.
La magnifique ballade onirique Whispers of the Heart monte en puissance progressivement, gagnant en intensité et en émotion au fil de son déroulement. Là encore, l'intro se fait au piano avec une voix fragile et délicate qui ouvre le bal. Le chanteur nous conte une belle histoire, accompagné par un piano serein, puis par un superbe solo de gratte bouleversant. La voix se transforme ensuite en voix victorieuse qui explose en plein vol, suivie de notes de synthé produisant une certaine tristesse qui clôt le titre.
Duality of Gaia, avec son intro très théâtrale et sa sonorité très heavy symphonique, propose des cris rauques, des couplets explosifs et un refrain lumineux à la voix aiguë et joyeuse. C'est un équilibre entre la sérénité et le chaos, porté par des notes de synthé majestueuses, un solo de guitare enivrant, des riffs speed et une rythmique entraînante. Le calme revient un court instant avec une musique sombre et énigmatique, avant que le chant aigu et solennel ne revienne, accompagné de chœurs harmoniques impressionnants.
Burnin’ in the Third Degree, une reprise tirée du film Terminator, est revisitée à la sauce Anthea. Le groupe y rajoute une touche dramatique et orchestrale. Le chant clair écorché façon heavy années 80 et la rythmique cadencée nous donnent envie de suivre les aventures du Terminator. Le refrain reste en tête, soutenu par un chœur black metal en arrière-plan qui balance quelques mots avant de disparaître. Les notes de synthé très rétro et le solo de gratte gracieux terminent le morceau impérialement.
Pour conclure, je dirais que je me suis régalée en écoutant cet opus. C’est comme un Kinder : vous savourez le chocolat, puis vous découvrez la surprise à l’intérieur, sauf qu'ici, chaque titre était une surprise à découvrir.
C'est un gros coup de cœur que je vous conseille vivement. C’est un album naviguant entre morceaux mélodiques chargés d'émotions, arrangements orchestraux complexes, compositions rapides, ballades émouvantes et passages lourds. On y retrouve une identité théâtrale, un son de guitare cristallin, des mélodies captivantes, des riffs complexes, une rythmique groovy et une structure dynamique dans une atmosphère intense et dramatique.
Line-up
Anthea Line-Up:
Diego Valadez: Lead Vocals, Keyboards
Juan Pina: Rhythm Guitars, Harsh Vocals
Marcos Mejia: Lead Guitars
Gabby Hawk: Bass
Peter Vasquez: Drums
The Sirens (Backing Vocals)
Mel Del Real: Backing Vocals
Astrid Anaya: Backing Vocals
Tracklist
- 1. Beyond The Dawn – 4:13
- 2. Phantom in the Masquerade – 3:32
- 3. The Lost Soul – 3:44
- 4. Awakening (Song for Spring) – 4:16
- 5. Bygone Age (Chicxulub) – 4:03
- 6. From Shadows to Light – 4:40
- 7. Crystal Moon – 4:11
- 8. Wanderer’s Quell – 3:53
- 9. Whispers of the Heart – 4:46
- 10. Duality of Gaia – 4:12
- 11. Burnin’ in the Third Degree (Tahnee Caine and Tryanglz cover) – 3:38
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