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Chronique réalisée le 17 mars 2026, par :
Clochette
Pour cette nouvelle chronique, je vais vous présenter un groupe spécialisé dans le fast grind hxc avec une touche de power violence nous venant tout droit de la région parisienne (mariage entre Mantes-la-Folie et Montreuil-sous-Bois), il s’agit des gueules de FAILLITE.
Ce supergroupe est composé de Benoît dit Brutal Ben — ayant sévi dans les formations DESECRATOR (buldo-grind), DISASTER (brutal death grind) et ATOMIQUE VOMISSURES (grindcore) —, de Thrash Manu (PEUR PANIQUE, TATANAK, BATMAN, DAURY) et de Wlad (DIE TO DEATH, AUTIST, PENDRAK, FAXE, CULMINE).
Le trio nous offre des titres cuisinés aux petits oignons, que vous pouvez retrouver sur l’EP cassette FAILLITE / OVERTH, qui est sorti le 31 décembre 2025 en autoproduction, et qui va bientôt être édité en CD sur le label Creepozoid Productions.
Au menu, 10 délicieux plats à la sauce grind à déguster sans modération...
Pour la petite anecdote, j’ai connu, dans une autre vie, Benoît lors du « Cock and Cunts Festival » organisé au Gibus de Paris en 2001, où il se produisait avec son groupe de buldo-grindcore nommé DESECRATOR, en compagnie de plein d’autres formations issues de la scène parisienne telles que SOLDABLEURKTHAL (porno gore grind), DIKTAT (death metal) ou encore PETRIFIED (brutal death technique). Moi qui sortais d’une longue période heavy/thrash/black metal, là effectivement, en découvrant tous ces groupes sur scène, c’était un changement radical de style musical, vestimentaire et d’ambiance. Je me suis pris une grosse claque dans la gueule, c’était comme de la poésie brutale qui enchantait les tympans, un putain de gros coup de cœur pour cette musique, mais aussi pour ces zinzins venus de la planète Grind.
Du coup, j’ai suivi les aventures de DESECRATOR en studio, en répètes, sur scène, en tournée, en squats... dont le line-up était composé de Cedreek, Idriss, Sylvain et Benoît, qui d’ailleurs a rejoint par la suite les rangs du groupe mantais DISASTER, puis d’ATOMIQUE VOMISSURES, et que nous retrouvons aujourd’hui au sein de Faillite.
Je vais vous disséquer ces 10 titres.
Cet opus débute avec le titre « Cacophonie Mentale ». On peut retrouver dans ce morceau une rythmique très lourde, une ambiance sombre et oppressante, des riffs rampants et répétitifs, quelques coups de cymbales qui retentissent, cette guitare inquiétante qui avance comme un pachyderme ; puis la batterie et la guitare s’énervent, et on revient à nouveau sur ce rythme lourd. Le morceau part dans une folie dévastatrice, avec un mélange de chant growlé, une voix bestiale genre grognement de cochon — on peut aussi entendre des cris de canards qu’on étrangle —, une guitare agressive, speed et possédée, une batterie blastée, la voix gutturale et growlée revient souvent dans le morceau ; bref, une cacophonie bruyante qui nous déchire les tympans, et sur la fin du titre, on peut entendre un cri hystérique, tout ceci pour une durée totale d’1,29 minute.
Suivi d’un titre de 30 secondes nommé « Possessed To Bike », avec cette guitare très agressive se transformant en une tornade grind bien brutale qui balaie et détruit tout sur son passage, puis un growl très court, suivi d’un aboiement hystérique en continu renvoyant la balle à cette grosse voix grave growlée, cette batterie qui blaste dans tous les sens, cette rythmique qui tabasse sévère, enchaînée par un duo guitare/batterie qui se termine par un chant guttural qui flingue les cordes vocales.
« Human Neck Brace », avec ses 3 boucles répétitives (guitare folle et dévastatrice et batterie explosive faisant un boucan d’enfer), cette grosse voix rauque et growlée, ce cri caverneux, un petit break rapide avant de partir dans cette frénésie brutale et rageuse, ce gloubiboulga sonore grind/power violence qui donne envie de foncer dans le tas et ces cris d’aliéné qui donnent envie de se taper la tête contre un mur.
« Indulgence De Façade », là encore un bon morceau de grind hxc bien lourd, des cris bestiaux, du blast à gogo, une guitare tranchante et incisive, cette brutalité à l’état pur et cette violence démesurée.
« Tramadol Power » avec ces aboiements rageux, ces beuglements braillards, ce grind déjanté, cette superposition de doubles croches, ce tempo hyper élevé, cette frappe fracassante, cette guitare distordue et agressive.
« Discussion Sommaire » avec ce hurlement furieux et ce cri rocailleux qui font une partie de ping-pong sur un son de guitare qui compte les points, et là ça tape sévère avec ce gros grind hargneux, puis s'enchaînent ces fameux cris assassins et ce grunt guttural.
Sur « Sick Sad World », ça crie, ça hurle, ça blaste, ça growle, ça grunte, ça grind, ça tabasse, ça frappe, ça beugle, ça aboie, ça agresse les oreilles ; le groupe est possédé par le malin, l’auditeur est en transe, bref, un morceau génial.
« Le Début De La Dèche » où l'on peut retrouver de la lourdeur au niveau de l’atmosphère, un chant aigu criant colérique et un chant grave hurlant bien vénère, toujours ces gros riffs de guitares affûtés, impulsifs et barbares, ce marteleur extrêmement primitif et féroce.
« Fringale Cannibale », plus basée sur les percussions en début de cette douce berceuse brutale ; on retrouve une rythmique très entraînante, toujours les mêmes voix que dans les chansons précédentes, idem pour la gratte et la batterie qui sont toujours aussi énervées.
« Consensus Marginal », là on revient sur une cadence plus pachydermique, avec ce climat oppressant, ce chant éraillé et rocailleux, puis une voix plus growlée fait son apparition et là encore la musique devient plus déchaînée que jamais, plus sauvage et violente. Le cri hystérique est de retour et les fûts martèlent sévèrement à une vitesse effrénée, jumelés à un concerto de braillements convulsifs et névrosés et de grognements divers, et ça repart sur quelques sonorités hxc, puis du grind bien blasté.
Bref, d’excellents titres qui tabassent sévère, que nous vous conseillons de découvrir.
Vu que peu de cassettes ont été mises en circulation, vous pouvez découvrir malgré tout les 10 morceaux sur leur lien Bandcamp et bientôt sur format CD.
Cela dit, FAILLITE est avant tout un groupe de scène ; pour le moment pas de concert prévu, mais nous vous tiendrons au courant de la suite des événements.
Sachez que de nouveaux titres sont en cours de préparation et qu'un premier album suivra dans la foulée.
Chères lectrices et chers lecteurs, n’hésitez pas à écouter FAILLITE, vous ne le regretterez pas.
Pour cette nouvelle chronique, je vais vous présenter un groupe spécialisé dans le fast grind hxc avec une touche de power violence nous venant tout droit de la région parisienne (mariage entre Mantes-la-Folie et Montreuil-sous-Bois), il s’agit des gueules de FAILLITE.
Ce supergroupe est composé de Benoît dit Brutal Ben — ayant sévi dans les formations DESECRATOR (buldo-grind), DISASTER (brutal death grind) et ATOMIQUE VOMISSURES (grindcore) —, de Thrash Manu (PEUR PANIQUE, TATANAK, BATMAN, DAURY) et de Wlad (DIE TO DEATH, AUTIST, PENDRAK, FAXE, CULMINE).
Le trio nous offre des titres cuisinés aux petits oignons, que vous pouvez retrouver sur l’EP cassette FAILLITE / OVERTH, qui est sorti le 31 décembre 2025 en autoproduction, et qui va bientôt être édité en CD sur le label Creepozoid Productions.
Au menu, 10 délicieux plats à la sauce grind à déguster sans modération...
Pour la petite anecdote, j’ai connu, dans une autre vie, Benoît lors du « Cock and Cunts Festival » organisé au Gibus de Paris en 2001, où il se produisait avec son groupe de buldo-grindcore nommé DESECRATOR, en compagnie de plein d’autres formations issues de la scène parisienne telles que SOLDABLEURKTHAL (porno gore grind), DIKTAT (death metal) ou encore PETRIFIED (brutal death technique). Moi qui sortais d’une longue période heavy/thrash/black metal, là effectivement, en découvrant tous ces groupes sur scène, c’était un changement radical de style musical, vestimentaire et d’ambiance. Je me suis pris une grosse claque dans la gueule, c’était comme de la poésie brutale qui enchantait les tympans, un putain de gros coup de cœur pour cette musique, mais aussi pour ces zinzins venus de la planète Grind.
Du coup, j’ai suivi les aventures de DESECRATOR en studio, en répètes, sur scène, en tournée, en squats... dont le line-up était composé de Cedreek, Idriss, Sylvain et Benoît, qui d’ailleurs a rejoint par la suite les rangs du groupe mantais DISASTER, puis d’ATOMIQUE VOMISSURES, et que nous retrouvons aujourd’hui au sein de Faillite.
Je vais vous disséquer ces 10 titres.
Cet opus débute avec le titre « Cacophonie Mentale ». On peut retrouver dans ce morceau une rythmique très lourde, une ambiance sombre et oppressante, des riffs rampants et répétitifs, quelques coups de cymbales qui retentissent, cette guitare inquiétante qui avance comme un pachyderme ; puis la batterie et la guitare s’énervent, et on revient à nouveau sur ce rythme lourd. Le morceau part dans une folie dévastatrice, avec un mélange de chant growlé, une voix bestiale genre grognement de cochon — on peut aussi entendre des cris de canards qu’on étrangle —, une guitare agressive, speed et possédée, une batterie blastée, la voix gutturale et growlée revient souvent dans le morceau ; bref, une cacophonie bruyante qui nous déchire les tympans, et sur la fin du titre, on peut entendre un cri hystérique, tout ceci pour une durée totale d’1,29 minute.
Suivi d’un titre de 30 secondes nommé « Possessed To Bike », avec cette guitare très agressive se transformant en une tornade grind bien brutale qui balaie et détruit tout sur son passage, puis un growl très court, suivi d’un aboiement hystérique en continu renvoyant la balle à cette grosse voix grave growlée, cette batterie qui blaste dans tous les sens, cette rythmique qui tabasse sévère, enchaînée par un duo guitare/batterie qui se termine par un chant guttural qui flingue les cordes vocales.
« Human Neck Brace », avec ses 3 boucles répétitives (guitare folle et dévastatrice et batterie explosive faisant un boucan d’enfer), cette grosse voix rauque et growlée, ce cri caverneux, un petit break rapide avant de partir dans cette frénésie brutale et rageuse, ce gloubiboulga sonore grind/power violence qui donne envie de foncer dans le tas et ces cris d’aliéné qui donnent envie de se taper la tête contre un mur.
« Indulgence De Façade », là encore un bon morceau de grind hxc bien lourd, des cris bestiaux, du blast à gogo, une guitare tranchante et incisive, cette brutalité à l’état pur et cette violence démesurée.
« Tramadol Power » avec ces aboiements rageux, ces beuglements braillards, ce grind déjanté, cette superposition de doubles croches, ce tempo hyper élevé, cette frappe fracassante, cette guitare distordue et agressive.
« Discussion Sommaire » avec ce hurlement furieux et ce cri rocailleux qui font une partie de ping-pong sur un son de guitare qui compte les points, et là ça tape sévère avec ce gros grind hargneux, puis s'enchaînent ces fameux cris assassins et ce grunt guttural.
Sur « Sick Sad World », ça crie, ça hurle, ça blaste, ça growle, ça grunte, ça grind, ça tabasse, ça frappe, ça beugle, ça aboie, ça agresse les oreilles ; le groupe est possédé par le malin, l’auditeur est en transe, bref, un morceau génial.
« Le Début De La Dèche » où l'on peut retrouver de la lourdeur au niveau de l’atmosphère, un chant aigu criant colérique et un chant grave hurlant bien vénère, toujours ces gros riffs de guitares affûtés, impulsifs et barbares, ce marteleur extrêmement primitif et féroce.
« Fringale Cannibale », plus basée sur les percussions en début de cette douce berceuse brutale ; on retrouve une rythmique très entraînante, toujours les mêmes voix que dans les chansons précédentes, idem pour la gratte et la batterie qui sont toujours aussi énervées.
« Consensus Marginal », là on revient sur une cadence plus pachydermique, avec ce climat oppressant, ce chant éraillé et rocailleux, puis une voix plus growlée fait son apparition et là encore la musique devient plus déchaînée que jamais, plus sauvage et violente. Le cri hystérique est de retour et les fûts martèlent sévèrement à une vitesse effrénée, jumelés à un concerto de braillements convulsifs et névrosés et de grognements divers, et ça repart sur quelques sonorités hxc, puis du grind bien blasté.
Bref, d’excellents titres qui tabassent sévère, que nous vous conseillons de découvrir.
Vu que peu de cassettes ont été mises en circulation, vous pouvez découvrir malgré tout les 10 morceaux sur leur lien Bandcamp et bientôt sur format CD.
Cela dit, FAILLITE est avant tout un groupe de scène ; pour le moment pas de concert prévu, mais nous vous tiendrons au courant de la suite des événements.
Sachez que de nouveaux titres sont en cours de préparation et qu'un premier album suivra dans la foulée.
Chères lectrices et chers lecteurs, n’hésitez pas à écouter FAILLITE, vous ne le regretterez pas.
Line-up
Brutal Ben
Wlad
Thrash Manu
Tracklist
- 1 Cacophonie Mentale 01:29
- 2 Possessed To Bike 00:30
- 3 Human Neck Brace 00:45
- 4 Indulgence De Façade 00:48
- 5 Tramadol Power 00:28
- 6 Discussion Sommaire 00:39
- 7 Sick Sad World 00:40
- 8 Le Début De La Dèche 00:23
- 9 Fringale Cannibale 00:40
- 10 Consensus Marginal 01:17
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