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DOOM:VS
Aeternum Vale [ 2006 ]
Pavillon 666 - metal rock webzine
- Durée : 50.00 - Style : Dark Doom Atmosphérique
Informations :Solo Project du Guitariste de Draconian
Interview :
Contact label : http://www.firebox.fi
Contact groupe : http://www.myspace.com/doomvs
 


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ORIGINALITE
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TECHNIQUE
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PRODUCTION
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EMOTION
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Chronique : 23 août 2006 - Chroniqueur : ORPHANAGE
 

C'est réellement sur le tard que j'ai découvert Draconian, groupe de Gothic/Doom exceptionnel qui fait aujourd'hui partie de mes références incontestables. Je suis tombé amoureux de leur musique d'une finesse incroyable, sublimement atmosphérique et funéraire, vraiment accrocheuse, et, pour être honnête, ce sont ces suédois là qui m'ont ouvert au monde du Doom. Doom:Vs est le projet solo du guitariste de Draconian, Johan Ericson, qui souhaitait produire un Doom sombre et pur, influencé par Shape Of Despair et Mourning Beloveth. Au final, on ne peut pas dire que ce "Aeternum Vale" soit foncièrement différent de ce que fait l'homme chez Draconian (pas de voix féminine dans le cas présent, cependant), mais ce qui est certain, c'est que nous avons là un travail de très grande qualité, un petit joyau de Dark Doom que tous les fans du genre (et même quelques allergiques au Doom, qui sait?) devraient adorer.

Ce qui frappe d'entrée de jeu, c'est l'omniprésence des claviers. Le premier des 6 titres, "The Light That Would Fade", est introduit par de légers chœurs très agréables et apaisants, puis entame son cortège funéraire, évidemment lancinant, mais aussi très mélodique, avec des arpèges de guitare toujours très étudiés et chargés de tristesse (le gimmick est d'ailleurs époustouflant sur "Oblivion Upon Us"). On constate que la répétitivité propre à beaucoup de groupes de Doom est absente du disque. Les breaks atmosphériques sont nombreux – et très beaux, aussi – et on remarque des changements de rythme judicieux (dans un registre lent, bien entendu, mais pas oppressant comme dans le Funeral Doom par exemple). Le compositeur ne se contente pas de répéter un seul et même riff tout le long des titres : ces derniers regorgent de trouvailles, de passages complètement calmes dépourvus de saturation, à d'autre plus fréquents dans lesquels les choix d'arrangements de guitares exposent une incroyable finesse.
Les sentiments de rêverie et de lamentation sont les plus courants, et ceux-ci s'avèrent, paradoxalement, très jouissifs, si merveilleusement traités – le rôle du clavier est prépondérant, et idéalement exploité (violons, chœurs…) –, mais on appréciera aussi d'autres passages plus agressifs dans lesquels les growls se font encore plus râpeux, et où la double pédale de grosse caisse vient soutenir la lenteur des battements.

Décidemment jouant beaucoup sur les atmosphères, la musique se voit agrémentée de pas mal de passages calmes où quelquefois le chant clair fait son apparition, évoquant un certain My Dying Bride période "Like Gods Of The Sun" (sur le très beau final "Aeternus" notamment, mais aussi au début du magnifique "The Faded Earth"). Durant tout le disque, le mariage des claviers et des guitares saturées cristallines s'avère tout simplement magique (on pense à des consonances gothiques modernes), et les quelques arpèges acoustiques ne gâchent rien, accentuant encore plus le spleen et la douleur. On pourra reprocher à Doom:Vs sont caractère peu novateur, et finalement assez semblable à Draconian, mais ce projet solo est malgré tout moins gothique, avec des incursions de chant clair finalement assez rares. Alors, oui, on pourra dire que Doom:Vs ne fait pas avancer la chose. Mais la musique est tellement belle, tellement fine, douce comme un tintement de cristal, que son manque d'originalité ne lui fait pas défaut. On est même heureux que les chansons soient exactement comme elles le sont dans "Aeternum Vale".

Souple, variée, dépressive, lente, mélodique, atmosphérique, larmoyante, intrigante avec les quelques passages narrés, envoûtante avec les chœurs omniprésents, sublime à pleurer tant elle est intense et parfaitement menée, la musique de Doom:Vs se doit d'être écoutée, et il se pourrait fort que même les détracteurs du Doom en tombent amoureux.





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