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chroniques d’albums

OZ NOY - Fuzzy | Chronique Album | Pavillon 666

OZ NOY

Fuzzy
Jazz rock
- 2007
Durée : 63.00
Label :
Groupe :
NOTE GENERALE
NOTE GENERALE
ORIGINALITÉ
ORIGINALITÉ
TECHNIQUE
TECHNIQUE
PRODUCTION
PRODUCTION
ÉMOTION
ÉMOTION
Chronique réalisée le 04 septembre 2007, par : GOHR

Lorsque l’on s’appelle Oz Noy il faut assumer : la musique doit être aussi surprenante que le patronyme. Que l’on se rassure « Fuzzy » le nouvel album du guitariste israélien Oz va dans ce sens en proposant un univers Jazz bien barré, où la technique règne. De quoi en dérouter plus d’un.

Le guitariste qu’est Oz Noy est indéniablement très technique mais malheureusement il n’arrive que peu souvent à réellement interpeler tant les soli se ressemblent les uns les autres. Souvent posés sur une rythmique drum’n’bass en mid tempo Oz fait ses gammes inlassablement sans que l’on discerne une mélodie efficace et prenante à un point tel que parfois l’on apprécie uniquement le thème principal d’un morceau et que l’on attend impatiemment la fin du solo. C’est le cas du titre « Cosmic Background » qui sans son thème et les légères interventions de synthétiseur serait vraiment ennuyeux : ce titre apparaît comme un bête étalage technique. En revanche d’autres chansons se révèlent plus accrocheuses, surtout quand la guitare est reléguée à la rythmique. On obtient alors quelque chose de plus rapide, bref de plus Rock’n’roll. Prenons le titre « Fuzzy » car les soli y sont moins nombreux et où la musique y est plus efficace. A noter qu’elle est d’ailleurs rendue plus efficace par la présence d’effets scratch où de sonorités légèrement électroniques, rajoutons à cela un excellent solo de batterie en guise d’outro et le tour est joué. Un aspect qui peut aussi déranger est cette impression d’improvisation totale et de déstructuration, certes ces éléments viennent de l’essence même du Jazz mais cela donne une sorte d’hermétisme à l’album, d’autant plus que la majorité des titres font plus de sept minutes. Certains bien déstructurés passent donc difficilement comme « Wich way is up » à l’inverse d’autres, aussi long mais plus posés, comme « A simple way ». Ecouter « Fuzzy » d’un trait est une chose vaine car l’on sera vite dégoûté.

En définitive Oz Noy, est un bon guitariste mais sa musique n’a de puissance que lorsque le virtuose s’efface au profit du groupe entier. « Fuzzy » est donc un album de qualité mais qui ne plaira sûrement qu’aux habitués de Jazz technique. A déconseiller aux néophytes de ce style.





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